Comment réussir la couverture de son roman (même si vous êtes une bille en graphisme)

Réussir la couverture de son roman
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Vous voulez réussir la couverture de votre roman, mais vous êtes une bille en graphisme ?

Vous êtes au bon endroit.

Vous avez passé des semaines, des mois, des années à écrire votre livre, à le corriger, à le polir comme un beau diamant brut, et maintenant vous voulez le publier.

Le problème, c’est que la couverture d’un roman est un des éléments cruciaux pour le succès d’un livre et que vous ne connaissez strictement rien au graphisme.

Pire que tout, vous avez un budget hyper limité, voire quasi nul. Impossible de faire appel aux cadors du graphisme qui peuvent demander plusieurs centaines d’euros pour une couverture.

Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer Ethan.

Ethan est un graphiste professionnel et nous allons parler de son métier, de ce qui fait une bonne couverture de roman et des moyens pour réussir la couverture de son roman sans que cela vous coûte un bras.

Vous avez le choix : vous pouvez lire l’entretien au format texte ou bien le visionner en vidéo depuis ma chaîne Youtube.

Intéressé ? Alors c’est parti…

Présentation

Jérôme : Bonjour Ethan !

Ethan : Bonjour Jérôme !

Jérôme : Bonjour, je suis très très content de te recevoir, vraiment, parce que ça fait longtemps qu’on se suit à la trace. Je suis abonné à ta newsletter, je sais que tu es abonné à la mienne (rire). On se piste, on se flaire, on s’échange nos tuyaux…

Ethan : depuis le début !

Jérôme : oui, depuis le début ou quasiment le début ! Mais c’est la première fois qu’on se parle en live.

Ethan : exactement, ça fait vraiment plaisir de pouvoir enfin échanger avec toi, depuis le temps qu’on voulait faire ça.

Jérôme : c’est vrai ! Et donc je t’ai demandé si tu pouvais répondre à cette invitation d’interview, parce que tu tiens un blog qui s’appelle les « Fourmiztory » dans lequel tu publies des articles sur l’autoédition, comment écrire, beaucoup de développements personnels aussi, des conseils marketing. On est un petit peu sur le même créneau hein !

Ethan : exactement !

Jérôme : toi et moi on est sur l’autoédition, comment vendre son livre, comment l’écrire, etc. Tu as une Newsletter que tu appelles…

Ethan : Le Maily Blog !

Jérôme : Le Maily Blog, que tu envoies tous les jours ?

Ethan : quasiment tous les jours, peut-être plus 4 emails par semaine en ce moment.

Jérôme : Parce qu’on a que 24 heures dans une journée malheureusement, donc 4 fois par semaine. Et en plus, donc ça, je ne sais pas si les gens le savent, tu es graphiste.

Ethan : exactement, oui je suis graphiste en fait depuis 2012 à maintenant. J’étais architecte d’intérieur et graphiste et depuis à peu près 1 an et demi maintenant, je propose mes services en exclusivité pour les auteurs, donc graphisme de couverture de livre.

Pourquoi faire appel à un graphiste professionnel ?

Jérôme : Et donc c’est cette activité de graphiste qui m’intéresse.

Sur « Écrire et être lu », je crois qu’à chaque fois que je parle de couverture dans les articles, je le dis, je le répète, je n’ai pas changé d’un iota sur ce point-là : il vaut toujours mieux faire faire sa couverture par un professionnel.

Le graphisme c’est un métier, tout le monde ne peut pas s’improviser graphiste. Je sais que moi en tant que graphiste, je suis une véritable catastrophe donc je n’essaye plus. Je sais que ce n’est pas mon truc. Donc il est préférable, dans la mesure du possible, de passer par un professionnel pour faire sa couverture parce que la couverture c’est hyper important.

C’est la première accroche que tu vas avoir avec ton lecteur, on a quelque seconde, je crois c’est 6 ou 7, je ne sais plus exactement !

Ethan : 8 secondes.

Jérôme : 8 secondes pour accrocher le regard du lecteur avec sa couverture donc on n’a pas le droit à l’erreur. Il faut vraiment avoir une couverture qui accroche l’œil, une couverture qui pète et qui va attirer l’attention, le faire s’arrêter pour prendre le livre, le tourner et lire la quatrième de la couverture.

(Lire l’article « Comment rédiger sa 4e de couverture »)

Sauf que malheureusement il y a des auteurs qui se sont lancés dans l’autoédition et qui ont un tout petit budget pour faire leur couverture. Alors qu’est-ce ce qu’il est possible de faire soit quand on a un budget qui est vraiment rikiki, soit quand on a un budget qui est quasiment nul ?

Disons qu’on a un auteur à un budget d’une cinquantaine d’euros pas plus, qu’est-ce qu’il peut faire pour avoir une couverture qui sorte un petit peu de l’ordinaire, un truc pas tout plat et tout moche.

Réussir la couverture de son roman, c'est donner envie de le lire
Image par Amberrose Nelson de Pixabay

Trouver un graphiste sur 5euros.com

Ethan : À partir d’un budget de 50 euros, vous pouvez vous tourner vers moi pour une couverture (rire) sur 5euros.com. 45 euros pour le ebook plus la couverture totale donc la première des couvertures, la tranche, et la quatrième des couvertures.

Jérôme : alors là tu nous parles du site sur lequel tu es inscrit, c’est cinqeuros.com

Ethan : c’est ça !

Jérôme : c’est un site de Micro services. On trouve un petit peu de tout dessus. Il y a des gens qui dessinent, qui vous proposent de faire des illustrations, il y a des gens qui vous écrivent de la musique, il y a des gens qui vous font de la correction, il y a des gens qui vous font de la transcription texte de fichier vidéo ou audio… Et le principe de base c’est que toutes les prestations commencent à 5 euros.

Ethan : voilà !

Jérôme : et ça peut se développer, et donc on y trouve le service de réalisation de couverture ebook dont un certain Ethan Joe Pingault.

Maintenant supposons qu’il y a un auteur qui décide d’aller sur cinqeuros.com, et qui décide d’aller chez un autre graphiste parce que vous êtes un certain nombre. Je n’ai pas regardé, mais vous êtes nombreux.

Ethan : sur Cinqeuros, oui, partout il y a énormément de graphistes du coup.

Travailler avec un graphiste

Jérôme : Donc il va passer une commande chez ce graphiste, ils vont discuter un petit peu. Il va faire une étude des besoins, je vais peut-être dire une bêtise, mais normalement c’est le graphiste qui dirige l’échange pour savoir exactement de quoi l’auteur a besoin ?

Ethan : oui, exactement, moi-même je pose une série de questions. Il y a certains graphistes qui vont beaucoup plus loin en demandant carrément le livre pouvoir le lire. Forcément la prestation est beaucoup plus chère, mais la qualité du travail s’en ressent puisqu’ils peuvent interpréter l’histoire et vraiment faire quelque chose de plus fort sur la couverture.

Généralement les questions ce sont plutôt de livrer la quatrième de couverture, de donner un résumé de l’histoire au moins un synopsis pour qu’on puisse savoir de quoi le livre retourne.

Ensuite ce qu’il faut c’est partager le plus possible sur son livre, sur ce qu’on veut, sur ce qu’on souhaiterait sur la couverture. Plus le graphisme a de l’idée plus il a de choix, de possibilités même peut-être envoyé par exemple des images qui nous inspirent, des choses comme ça.

Jérôme : alors justement les images que tu veux utiliser pour faire la couverture, c’est l’auteur qui te les envoie ou c’est toi qui vas aller le chercher ?

Ethan : ça dépend du graphiste, la plupart du temps, si c’est à tout petit prix, évidemment il ne va pas forcément aller les chercher pour la personne, moi je le fais, parce que je trouve que ça fait partie du service et que c’est important.

Mais certains clients, par exemple, me donnent leurs images parce qu’ils se sont arrêtés sur cette image, ils souhaitent cette image, donc soit ils les ont chercher sur des sites libres de droits, soit ils les ont achetés sur des sites internet qui proposent ce genre de d’image, et à partir de là, je réalise leur couverture de livre selon leur souhait.

Où trouver des images pour réussir sa couverture de roman ?

Jérôme : d’accord, et donc ces sites d’images libres de droits, on peut en reparler un petit peu. Je pense qu’ils sont assez connus, mais ça ne fait jamais du mal de faire une petite piqûre de rappel, sur lesquels tu vas toi en général ?

Ethan : alors moi je vais sur UnSplash, qui est plutôt bien, et qui propose des photos très très qualitatives, très tournées et artistiques. Il y a Pixabay qui propose tout un tas d’images, parfois de mauvaise qualité, mais parfois de bonne qualité. J’aime beaucoup Freepik qui est un site où on trouve autant d’illustrations, que des images, mêmes des vecteurs ou des logos ou des choses très intéressantes. Il y a aussi Photosphère.

En fait moi je vais principalement sur ces quatre-là, après il y en a beaucoup d’autres. Il suffit de chercher une banque d’image sur Google, et on en trouve énormément.

Et puis après au niveau des images qui sont payantes et de très bonne qualité, ce que je recommande, c’est plutôt Shutterstock qui est pas mal, et puis la banque d’image d’Adobe qui est vraiment très bonne aussi.

Jérôme : alors les photos de Pixabay, tu dis, tu les trouves plutôt de mauvaise qualité, si j’ai bien compris.

Ethan : en fait il y en a qui sont très bonnes, mais d’autres, niveau graphique c’est plutôt des assemblages, des collages, des choses un peu inesthétiques, après c’est assez difficile de juger.

Jérôme : tu parles surtout des montages toi.

Ethan : des montages, voilà, il y a beaucoup de montages un peu fantaisistes qui ne sont pas vraiment… moi j’ai beaucoup de clients qui m’ont demandé d’utiliser ce genre d’image. Ce n’est pas quelque chose que je recommande parce que c’est peu lisible et ça montre plutôt une mauvaise qualité de la présentation. Donc du coup le lecteur peut penser que le livre n’est pas bien, alors qu’en soi il peut être très bien aussi.

Et puis faire très très attention quand on choisit une image : il faut qu’elle soit en 300 dpi, ça, c’est très important. C’est la qualité de la photo.

Si on imprime le fond de la couverture de livre, il faut qu’elle soit en 300 dpi, ça veut dire que le nombre de pixels de l’image soit assez bon pour que l’impression ne soit pas floue et pixélisée.

Jérôme : 300 dpi c’est quand on veut faire une édition de papier de son livre, si on reste sur l’ebook, je crois que c’est beaucoup moins, c’est 72 dpi.

Ethan : 72 oui c’est ça, entre 72 et 100 ça suffit. C’est d’ailleurs mieux parce que ça permet au site internet sur lequel on héberge l’image où à la boutique en ligne de tourner plus vite.

Les images prennent du poids de stockage sur les sites, de la data, donc plus les images sont lourdes, plus le site a du mal à s’ouvrir et plus le site a du mal à s’ouvrir, plus les clients partent parce qu’ils ont (rire) autre chose à faire que d’attendre que la page s’ouvre.

Jérôme : oui, il ne faut pas oublier que le référencement Seo sur Google tient compte de la vitesse d’affichage des sites, donc si vous mettez des photos énormes pour finalement les réduire à des miniatures, ça va vous desservir en termes de référencement sur Google.

Pour réussir la couverture de son roman, évitez les pixel
Image par 52Hertz de Pixabay

Comment savoir si sa couverture de roman est réussie ?

OK, donc on revient à mon graphiste que l’auteur a trouvé sur cinqeuros.com.

Ils se sont mis d’accord sur ce qu’ils voulaient faire. L’auteur a envoyé des photos ou alors c’est le graphiste qui les a proposés. Ils se sont mis d’accord sur un délai, en général c’est plutôt bien cadré sur Cinqeuros.

Ethan : à Cinqeuros c’est cadré, oui parce que le site propose de sécuriser l’argent sur le site. Ce n’est pas le graphiste qui va le recevoir, il y a un moyen d’annuler à tout moment.

Jérôme : alors justement pour quelqu’un qui n’est pas graphiste, comment est-ce qu’un auteur qui ne connait rien en couverture peut juger si la couverture qui lui est remise par son graphiste est « bonne » ou « mauvaise » ? Je mets des guillemets pour bonne ou mauvaise parce qu’évidemment tout est toujours très relatifs.

Mais est-ce qu’il y a des points de vigilance que tu pourrais nous donner, pour que les auteurs sachent qu’il faut regarder telle chose, telle chose ou telle chose ? Pour savoir si la couverture qu’on leur propose, s’ils doivent l’accepter, s’ils doivent demander des modifications ou s’ils doivent carrément les rejeter, parce que c’est nul ?

Comment je suis devenu un écrivain célèbre

Ethan : là j’ai une petite couverture, je pense que ce qui est important de voir c’est que le titre il soit assez clair et assez lisible.

Ça, c’est important en fait pour moi parce que si tu veux, nous en tant qu’auteur autoédité, on va principalement publier sur des plateformes et sur les plateformes, la couverture apparait toute petite à côté d’autres couvertures. Donc il faut que la couverture soit assez claire et nette, et que le titre soit lisible.

Ensuite que la photo soit de bonne qualité, qu’elle ne soit pas pixélisée, etc.

Ensuite les mentions légales : normalement il y a l’éditeur qui doit être affiché en première page de couverture ou en quatrième de couverture.

Aussi, il faut indiquer le genre parce que ça peut être important pour que le lecteur puisse directement savoir de quoi il retourne. S’il ne veut pas lire un roman, qu’il veut un Thriller, ou il veut un livre d’usage perso.

Sur la quatrième de couverture, il faut que ce soit assez lisible parce que souvent, les gens écrivent assez petit. Celle-là ce n’est pas vraiment un bon exemple, c’est un peu trop long à mon sens, par contre ce qui est pas mal, c’est qu’il a mis les points qui sont importants dans le bouquin.

L’autre chose qui est très importante, et ça c’est vraiment obligatoire pour une couverture de livre, c’est le code-barre, il doit être affiché avec le numéro ISBN en quatrième de couverture, et le prix c’est aussi très important et obligatoire en France. Il y a un prix unique du livre en France, dans un magasin, on ne peut pas proposer un prix et à un autre magasin proposer un autre prix, donc le prix est fixe, et il faut bien le définir notamment avant de faire appel au graphiste pour qu’il puisse inscrire le prix sur le livre et puis le code barre.

Il faut également bien demander le code-barre. Sur Amazon ils proposent eux-mêmes directement de livrer le code-barre. Mais si vous voulez qu’il y ait un code-barre sur votre livre et qu’il puisse être commercialisé en magasin, il faut donner votre numéro ISBN au graphiste pour qu’il puisse générer lui-même un code-barre et le poser sur la couverture.

Jérôme : Je mettrais un lien vers un article que j’ai fait sur le sujet dans la transcription comme ça les gens pourront aller voir tout de suite de quoi il retourne.

(Lisez l’article : « Les 5 obligations légales et fiscales pour un auteur indépendant »)

Donc si je récapitule, un titre bien lisible, une photo nette, pas floue, pas pixélisée, tu nous conseilles de mettre le genre du livre, donc Roman, Thriller, Fantastique ou Fantaisie, voilà. L’éditeur quand c’est nécessaire.

Ethan : c’est ça oui !

Jérôme : et une quatrième de couverture en grosse lettre, que ce soit bien lisible, pas trop longue.

Les couvertures pour livre broché

Jérôme : Alors, moi j’ai fait ma couverture tout seul, et il y a un truc sur lequel je me suis arraché les cheveux, bon il va falloir que ça repousse (rire) c’est sur la tranche pour le libre papier.

Il faut calculer l’épaisseur de la tranche de façon à avoir les dimensions exactes de ta couverture pour que ton livre rentre et que ça ne soit pas tout de guingois, avec un espace en trop ou alors trop serré, que toutes les pages ne rentrent pas dans ta couverture papier.

Ethan : oui c’est ça, mais en fait, ce qu’on appelle normalement la tranche, c’est la partie où il y a les pages/La partie avec la couverture, c’est le dos (…) Donc sur la tranche dont tu parles, il faut vraiment faire attention à ne pas mettre les caractères de titre éditeur, nom d’auteur, etc. trop gros.

Comment on calcule la tranche en fait c’est bien l’épaisseur du papier multiplié par le nombre pages.

Jérôme : d’accord, donc ça, c’est l’auteur qui le fait ou c’est le graphiste qui s’en occupe ?

Ethan : alors normalement ce qu’il faut c’est faire un gabarit. Les gabarits c’est un peu des templates de comment va être la couverture avec l’épaisseur de la tranche, les marges de coupe, etc.

Jérôme : en fonction du nombre de pages, Amazon nous calcule ça automatiquement, si je me souviens bien.

Ethan : oui, oui c’est automatique donc du coup c’est juste taper kdpamazon.com. Après il faut taper Cover Template, et là il suffit juste de remplir la taille de coupe : choisir la taille du livre, le nombre de pages, la couleur du papier et puis eux vont télécharger ce modèle de couverture.

Ensuite, il suffit juste de me fournir ce modèle et moi je fais la couverture. Je pense que tous les graphistes fonctionnent comme ça.

Ce qu’il faut, avant de faire appel à un graphiste, c’est qu’il faut avoir son livre, son manuscrit qui est bien définit au format auquel il va être imprimé, de bien avoir fini la correction, de bien avoir mis ce qu’il faut dans le livre, qu’il n’y ait plus de coquille.

Si on a des fautes pas corrigées, ça peut faire varier le nombre de pages, et donc faire varier la tranche. Puis une fois qu’on a fini le manuscrit, qu’il est bien corrigé, qu’on a fini de le mettre en forme, au bon format, aller chercher le gabarit. Ensuite ça, ça nous permet d’avoir la bonne taille, de ne pas être embêtés au moment de la mise en ligne sur Amazon ou sur les autres plateformes et puis voilà.

(…)

Exemple d'un gabarit de couverture de livre
image empruntée à https://votresoutienadministratif.com

Réussir sa couverture de roman avec zéro euro

Jérôme : Et alors, maintenant, on va penser à l’auteur qui a un budget de 0 euro. Il n’a rien, qu’est-ce qu’il peut faire ?

Ethan : il y a déjà la possibilité de regarder toutes les couvertures qui ont été faites dans son genre. D’aller sur Amazon, et regarder tous les livres qui marchent le mieux (rire) généralement c’est qu’ils ont une bonne couverture.

Il n’y a pas que ça qui joue évidemment. Il y a la qualité du texte, la notoriété de l’auteur, le nombre de ventes, etc., mais généralement vous allez trouver plutôt des bonnes couvertures puisque les livres avec une mauvaise couverture ne donnent pas envie d’être lu, et donc ils ne sont pas dans le classement d’Amazon.

Il vaut donc mieux ne pas chercher à faire autre chose que les normes du genre, donc inspirez-vous des normes du genre même si vous n’aimez pas ça. Par exemple je parle de la romance souvent pour cet exemple parce qu’on voit toujours ça des beaux mecs un peu torses nus, au bras d’une femme et ça fait un peu cliché. Souvent on aimerait sortir de ça, j’ai beaucoup de clients qui me demandent comment je peux sortir de ça et réussir à faire une belle couverture de romance. Et ce n’est pas forcément une bonne idée, parce que si les gens font ça pour les couvertures, c’est qu’il y a une raison. C’est que ça attire l’œil, ça attire la cible, et ça fonctionne bien donc, ça peut l’être pour vous.

(…)

Après ben je pense qu’on peut utiliser des logiciels gratuits. On parlait de Canva tout à l’heure, il y a Photopea, Gimp. Il y en a pas mal d’autres.

Canva, je n’utilise pas personnellement, mais j’ai entendu des bons retours dessus, et c’est assez simple de prise en main d’après ce qu’on dit. Sinon je conseille souvent Photopea à mes clients, parce que c’est un site en ligne et il n’y a pas besoin de télécharger un logiciel et c’est une copie de Photoshop.

Donc il y a pas mal de choses qu’on ne peut pas faire évidemment, c’est moins puissant que Photoshop parce que ce n’est pas un logiciel payant, mais il y a énormément de fonctions et ça ressemble trait pour trait à Photoshop. On peut gérer des calques, on peut gérer la transparence, on peut effacer, couper, gommer, mettre du texte, gérer sa police, donc c’est un très très bon logiciel que je recommande et qui est directement en ligne.

Jérôme : d’accord, je ne connaissais pas Photopea, je vais voir ça.

Ethan : je pense aussi qu’il ne faut pas surcharger la couverture. Ça, c’est une des erreurs fréquentes.

« Tu pourrais rajouter ça ? parce que dans mon histoire il y a ça »,

« Est-ce que tu pourrais rajouter elle ? parce que dans mon histoire il y a ce personnage. »,

Tu vois ce genre de couverture un peu trop surchargé. Ce qui marche en ce moment, c’est les couvertures qui sont assez épurées et assez significatives en fait.

Il y a une image qui est claire, un titre qui est choisi avec une belle police et puis ne va pas essayer de mettre trop d’éléments.

Quand on débute, c’est un peu compliqué de savoir comment composer une image, comment gérer les fenêtres. Essayer de faire soi-même un bidouillage pour réussir la couverture de son roman, ce n’est vraiment pas une bonne idée quoi.

Donc prendre une image simple et la mettre sur le livre, ça marche aussi très bien, pour moi c’est le mieux.

Jérôme : d’accord, ne pas essayer de faire quelque chose de trop compliqué avec des montages, de rajouter des images par-dessus. (…) Le but c’est de faire simple.

Ethan : C’est ça.

Jérôme : Merci beaucoup Ethan pour tous ces conseils, tous ces points de vigilances, vraiment c’était super intéressant. Je pense qu’il y a beaucoup d’auteurs qui ont appris plein de choses, moi en tout cas j’ai appris des trucs (rire).

Merci beaucoup pour tous ces conseils pour le Maily Blog que tu envoies quatre fois par semaine.

N’hésitez pas à vous inscrire au Maily blog d’Ethan, il y a des choses très très intéressantes, et puis ils peuvent te retrouver sur Cinqeuros.com s’ils souhaitent faire appel à tes services pour leur couverture… et des couvertures qui sont très très belles notamment une des dernières que tu as faite, sur un certain livre qui s’appelle « Pronostics » qui sors le 17 avril 2021 en ebook sur Amazon, voilà, ça, c’était la page autopromo (rire)

"Pronostics" de Jérôme Vialleton
Disponible sur Amazon – 0,99€

Ethan : en tout cas merci beaucoup pour m’avoir invité, ça fait vraiment plaisir de parler avec toi, parce qu’on discute, on voit notre travail depuis presque deux ans maintenant, je pense, même peut-être plus que deux ans, ben merci beaucoup c’était vraiment super de pouvoir partager ben ce que je sais sur la couverture et puis de partager avec toi et puis de partager avec vous avec plaisir.

Jérôme : merci à toi aussi, c’était très agréable, tchao Ethan à bientôt !

Ethan : à bientôt Jérôme !

Restez ! Ce n’est pas fini.

Cette interview n’est que la première partie d’un dossier qui en comporte deux, entièrement consacrée aux couvertures de roman.

La semaine prochaine, je vous proposerai un tutoriel vidéo dans lequel je vous montrerai comment créer une couverture d’ebook en 5 minutes à partir du logiciel gratuit CANVA.

À cette occasion, Ethan reviendra nous rendre visite et nous donnera son avis de professionnel sur cette couverture « amateur » et comment l’améliorer.

Cette interview a-t-elle répondu à vos interrogations ? Avez-vous d’autres questions sur la façon de réussir la couverture de son roman ?

Si c’est le cas, posez-les dans les commentaires et nous y répondrons avec plaisir.

 


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8 commentaires sur “Comment réussir la couverture de son roman (même si vous êtes une bille en graphisme)”

  1. Merci pour cet interview avec Éthan que je suis sur son blog.
    Je connaissais déjà plusieurs points pour avoir publié moi-même sur Amazon.
    Par contre quand je lis vos conseils, le tout me semble maintenant moins gros à avaler.

  2. Du coup, la couverture de Pronostics est la combinaison de combien d’images ? Avec quel degré de retouches ? Y a-t-il des éléments « maison » ou bien tout provient-il d’une ou plusieurs banque d’images ? Ce serait intéressant d’avoir le « making-of » de la couverture.

    1. La couverture de Pronostics est composée de trois éléments sans compter le titre et le nom de l’auteur: les cartes à jouer, l’électrocardiogramme en forme de main et l’effet « verre brisé ».
      Seul l’électrocardiogramme était payant sur un site comme ADOBE ou Shutterstock (j’ai oublié où je l’ai acheté). Les autres venaient de Pixabay.
      Je n’ai demandé qu’une seule retouche à Ethan qui s’en ai acquitté en un temps record.

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