Comment vendre son livre avec un blog

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La plupart des auteurs que je croise tentent de vendre leur livre en ligne de la façon suivante :

1 — Écrire le livre

2 — Mettre le livre en ligne sur Amazon (ou une autre plate-forme)

3 — Balancer quatre tonnes de liens cliquables sur Facebook et Twitter pour se faire connaître avec un speech du genre : « Découvrez mon super nouveau bouquin qui va vous permettre de vous évader dans un univers prenant et original »

Et, ô surprise… ça ne donne rien (ou pas grand-chose).

Les résultats sont souvent décevants pour une raison assez simple : les gens ne vont pas sur les réseaux sociaux pour acheter des livres (ni rien d’autre d’ailleurs). Ils vont sur les réseaux sociaux pour se distraire, pour discuter, pour se prendre la tête avec des trolls… mais pas pour faire leur course.

(Lisez l’article : « les réseaux sociaux, quel usage pour les auteurs »)

Certes il est possible de faire de la publicité sur Facebook, et cette publicité peut avoir un impact non négligeable sur des ventes. Mais la publicité Facebook a deux inconvénients majeurs : elle est payante (quoiqu’abordable) et complexe. Tout le monde ne peut pas s’improviser publicitaire. C’est un métier à part entière qui demande des années de pratique.

Il est tout à fait possible de se lancer dans l’aventure de la publicité Facebook et d’apprendre, de s’améliorer jusqu’à devenir un caïd du domaine, mais préparez-vous à ce que cette formation sur le tas soit longue et coûteuse.

La voie pour se faire connaître : le blog

Le problème quand on est un auteur autoédité sans une grosse maison d’édition derrière soi, c’est de se faire connaître.

On a beau avoir écrit le meilleur roman policier du monde, si personne ne sait qu’il existe, il y a peu de chance que les ventes décollent un jour.

Pour vous faire connaître du grand public, vous avez alors plusieurs possibilités :

1 — Assassiner une ou plusieurs personnes.

2 — Devenir ministre.

3 — Tenir un blog.

Je passe rapidement sur les deux premières, car elles impliquent toutes les deux un passage par la case « justice ». Je vais donc me concentrer sur le blog. 😉

Parmi les trois formes de sites auteur, le blog est celle qui demande le plus de temps et d’investissement, car il implique la publication régulière (hebdomadaire ou journalière) de contenu pour se construire une communauté, une liste email de potentiels lecteurs et entretenir une relation saine avec eux. Le but étant de pouvoir les contacter, à chaque sortie de livre, pour le leur proposer à la vente.

(Lisez l’article: “5 méthodes pour construire sa liste email“)

Dis comme cela, ça a l’air simple, mais cela demande une source intarissable d’inspiration pour créer du nouveau contenu, du temps et de se construire une stratégie de publication qui permette de s’adresser aux bonnes personnes.

Si vous êtes intéressé par les différentes formes de contenu pour un site auteur, je vous invite à lire l’article « 10 idées de contenu pour un site auteur ».

Le blog, la voie royale pour vendre en ligne
Image par kalhh de Pixabay

La stratégie

En ce qui concerne la stratégie, je vais vous en proposer une à travers la vidéo d’André Dubois du blog Trafic Mania.

André Dubois est un blogueur professionnel qui n’a pas besoin de moi pour faire sa promo puisque sa chaîne YouTube compte plus de 18 700 abonnés à l’heure où j’écris ces lignes (mais j’imagine qu’il ne crachera pas contre un peu de pub gratuite).

Spécialisé dans la construction et le développement du trafic d’un blog, son site s’intéresse généralement aux blogs qui traitent de questions pratiques du genre « Comment escalader l’Everest » ou « Comment se débarrasser de son ex-femme ».

Pour autant, André Dubois a également publié une vidéo de 13 minutes dont le titre est : «Comment vendre son roman en ligne ou sur Kindle ». Autant vous dire qu’elle a attiré mon attention.

Cette vidéo m’a été signalée par un autre Jérôme qui tient un autre blog (essayez de suivre !) : Le français illustré.

Je l’en remercie.

Voilà la fameuse vidéo. Regardez-la et on se retrouve après.

Maintenant que vous l’avez vu, décortiquons ensemble ce qu’il nous propose.

La grande différence auteur/blogueur

Il est infiniment plus facile d’être un blogueur qu’un auteur sur le net. Pourquoi ? Parce qu’un blogueur n’a qu’un seul job, celui de répondre à une question que se pose son lecteur, de résoudre son problème : Comment courir un marathon ? Comment devenir illustrateur professionnel ? Comment vendre plus de livres ? Etc.

Une fois qu’il a trouvé la question pour laquelle il veut aider ses lecteurs à trouver une réponse, tout ce qui lui reste à faire, c’est d’offrir un contenu régulier et de qualité pour attirer les internautes et, au final, leur proposer un service ou un produit payant.

Pour les auteurs, c’est plus compliqué, car ils vendent de l’évasion, du rêve, de la détente. Il n’y a pas de question à laquelle répondre et l’angle d’approche est donc infiniment plus flou.

C’est pour cette raison que tant d’auteurs écrivent, sur leur blog, des articles sur « Comment écrire des livres ? » Cette question est claire, « facile » (notez les guillemets) et il existe déjà des tonnes de réponses à lui apporter.

Le problème c’est que cette question n’intéresse pas les lecteurs, mais les autres auteurs. Or ce qui vous intéresse, c’est de vendre vos livres et non une formation d’écrivain. Les auteurs ont beau être aussi des lecteurs, ils viendront sur votre blog pour profiter de vos conseils et quitteront votre site sans un regard pour votre tout nouveau roman.

Vous devez donc proposer un contenu qui intéresse les lecteurs.

Vous devez écrire une série

Nous vivons au temps des séries télévisées.

Lorsque j’étais gamin (dans les années 80), les séries étaient le bas de gamme du divertissement. Des petits budgets et des acteurs de bas étage qu’on ne voyait que rarement sur le grand écran. Aucun acteur de cinéma digne de ce nom ne se serait abaissé à jouer dans une série autrement que comme guest-star. C’était réservé aux has-been.

Aujourd’hui, des acteurs et actrices comme Glenn Close ou Kevin Spacey se battent pour avoir la leur. Les téléspectateurs sont devenus des fans accrocs aux séries. Ils sont heureux de retrouver les mêmes personnages évoluer dans leur univers et se confronter à de nouvelles péripéties encore et encore.

Il en est de même pour les romans. Certes cela comporte un aspect commercial qui peut déranger les plus « artistes » d’entre nous, mais c’est un fait : il est plus facile de vendre une série de 8 tomes que 4 stand-alone.

Écrire une série est donc un excellent moyen pour hameçonner une communauté, la fidéliser et la garder pendant plusieurs années.

Créer du contenu sur un blog pour vendre ses livres
Image par PublicDomainPictures de Pixabay

Comment se faire connaître avec son blog

On entre ici dans le vif du sujet de la vidéo.

Comme nous l’avons vu plus haut, un blog est un excellent moyen de se faire connaître. Sans cela les auteurs ont tendance à publier leur roman sur Amazon et attendre que les ventes décollent, ce qui n’arrive jamais sauf coup de bol miraculeux.

Il faut donc proposer un contenu qui intéresse notre cible (les lecteurs) sans pour autant répondre à une question pratique. Voilà ce qu’André Dubois nous propose :

1 — Créer un blog pour publier du contenu. Ce contenu ne prendra pas la forme d’article pratique, mais de ce qu’il appelle des « mini-nouvelles ». Des histoires de 3 ou 4 000 mots mettant en scène le héros de votre série. Ces récits seront publiés gratuitement à une fréquence hebdomadaire. Avec une communication massive sur les réseaux sociaux, les lecteurs découvriront le héros et l’univers de votre série et deviendront fans.

2 — Pour inciter les lecteurs à s’abonner à votre newsletter, vous proposer un « mini-roman » gratuit en échange de leur adresse email. Cette novella d’une centaine de pages mettra également en scène le héros et l’univers de votre série. Grâce à lui, vous augmenterez l’importance de votre mailing-list et la taille de votre communauté autour de votre héros.

3 — En simultané, travaillez sur un vrai roman de 300 ou 400 pages que vous pourrez vendre sur Amazon ou en vente directe sur votre site auteur.

4 — Envoyez un email à votre liste avec un message comme « Chers lecteurs, le nouveau tome de ma série est sorti, vous le trouverez en précommande sur Amazon. »

5 — Continuez à publier une « mini-nouvelle » par semaine sur votre blog tout en communiquant sur les réseaux sociaux et les émissions littéraires.

6 — Quand vous en avez assez de votre série, proposez autre chose à votre communauté.

Ce qui ne colle pas avec cette stratégie

Avant tout, je veux préciser que cette stratégie dans son ensemble est bonne, voire même très bonne, et je pense qu’elle mériterait d’être testée en l’état, ne serait-ce par acquit de conscience.

Cependant, je pense qu’elle montrera vite ses limites pour les raisons suivantes :

Pourquoi les gens achètent ?

Je passe sur le travail de malade que demande une telle mise en place. Trois à quatre mille mots par semaine + un bonus de cent pages + un roman de 300 pages, c’est un travail de titan, mais ce n’est pas ce qui me dérange le plus.

Effectivement, cela peut s’avérer compliqué si vous êtes une mère célibataire qui cumule deux boulots pour joindre les deux bouts, mais d’autres l’ont fait. Alors pourquoi pas ?

(Lisez l’article : trouvez le temps pour écrire »)

Ce qui me gêne le plus c’est la raison pour laquelle les lecteurs achètent un livre : le besoin. C’est un besoin qui ne rentre pas dans ceux de première nécessité, mais cela reste un besoin néanmoins : le besoin de retrouver son héros préféré, le besoin de savoir ce qu’il se passe après le dernier cliffhanger, le besoin de passer un bon moment, etc.

Notre besoin pour quelque chose est toujours le reflet d’un manque que nous ressentons pour cette chose. Or, je m’interroge sur le niveau de ce manque si vous abreuvez chaque semaine vos lecteurs d’une histoire originale et complète.

Imaginez que Netflix vous envoie chaque semaine, gratuitement, un épisode de votre série préférée. Payeriez-vous toujours votre abonnement ? Probablement pas. En agissant ainsi, Netflix deviendrait son propre concurrent. Une concurrence déloyale qui plus est.

Il est donc très probable que les ventes de vos livres ne soient pas aussi extraordinaires que vous l’espérez quand vous proposerez à 20 € des aventures que les lecteurs reçoivent chaque semaine sans sortir leur portefeuille.

Le référencement SEO

La visibilité non payante passe immanquablement par un référencement en béton armé. Le référencement est la science (ou est-ce un art ?) qui détermine si votre article de blog arrive dans les premiers résultats ou à la 200e page de Google quand un internaute fait une recherche par mot-clé.

C’est le nerf de la guerre. Sans un bon référencement, pas de trafic. Sans trafic, pas d’abonnés.

Lorsque j’écris un article sur « Comment écrire un livre », je vais travailler mon référencement en intégrant des mots-clés de recherche comme « arc narratif », « protagoniste », « antagoniste », etc. J’utilise ces mots-clés dans différentes combinaisons pour me permettre d’obtenir le meilleur référencement possible.

Dans le cadre d’une histoire, quels mots-clés allez-vous intégrer ? Si vous écrivez de la Fantasy, allez-vous placer le mot « Fantasy » 50 fois dans votre histoire pour qu’elle soit bien référencée ?

Ce serait un défi intéressant, mais je pense qu’il va vite vous lasser.

Pour compenser ce manque de référencement, vous devrez donc vous lancer à corps perdu dans la promo sur les réseaux sociaux et la pub payante Google. Cela fonctionne, mais avec un coût.

Créer du contenu sur un blog pour vendre ses livres en ligne
Image par Gerd Altmann de Pixabay (5)

« Un livre blanc ne suffit plus »

Cela pourrait être le titre du prochain James Bond, mais non, ce n’est pas ça 😉

Lorsque l’on tient un blog pratique, ce livre blanc, ce bonus que l’on offre en échange de l’adresse email est une étape indispensable pour le développement de son blog. C’est l’argument qui pousse les internautes à vous donner leur email et à s’abonner.

Le problème, c’est qu’il y a aujourd’hui plusieurs centaines, voire milliers de livres blancs sur un seul et même sujet. Les internautes sont saturés de propositions de super bonus gratos en échange de leur email. La concurrence est démentielle et, aujourd’hui, un livre blanc ne suffit plus. Il faut trouver autre chose.

C’est la raison pour laquelle je propose régulièrement des bonus complémentaires : des infographies, des listings, des méthodes, des guides afin de combler non pas UN des besoins de mes lecteurs, mais plusieurs.

Mais que faire pour un blog d’auteur ? Offrir tous ses livres en échange d’un email ? Ce serait contre-productif non ?

« T’es bien mignon Jérôme, mais qu’est-ce que tu nous proposes à la place ? »

C’est bien joli de critiquer ce que font les autres, mais qu’est ce que je propose pour boucher les trous de la stratégie proposée par Trafic Mania ?

Voilà ce que, personnellement, je mettrai en place pour compléter la méthode d’André Dubois :

Pas de mini-nouvelles… complètes

D’après moi, le plus important est non seulement de réduire le nombre de mini-nouvelles à une par mois, mais surtout de ne pas les publier en entier.

En faisant ainsi, vous évitez l’absence d’effet de manque, mais surtout vous en faites un argument supplémentaire pour s’abonner à votre blog. Je m’explique…

Publiez une histoire incomplète en la stoppant à un moment prenant du récit. Un cliffhanger particulièrement haletant où votre héros est acculé, pris au piège, aux portes de la mort et… proposez au lecteur de s’abonner s’il veut connaître la suite.

La ficelle peut paraître grosse, mais pensez à toutes ces séries que vous regardez chaque soir. Est-ce qu’elles n’utilisent pas ce principe pour vous garder comme spectateur ? Les scénaristes terminent chaque épisode par un cliffhanger pour s’assurer que vous voudrez connaître la suite et regarder le prochain épisode… et ça marche. C’est même ce que le public réclame, comme une bande de junkies drogués au suspens.

Tout en ayant créé ce sentiment de manque, vous aurez également ajouté un argument supplémentaire qui poussera votre lecteur à s’abonner.

Développez d’autres sujets

Je l’ai déjà dit, mais je le redis : la fréquence minimum de publication sur un blog doit être de une par semaine. Par conséquent, si vous ne publiez plus qu’une histoire par mois, de quoi allez-vous parler les trois semaines restantes ?

Mais de vous bien sûr ! De votre métier d’auteur, de votre univers, de vos personnages, de votre série.

Imaginez que vous écrivez une série de roman policier. Vos fans voudront sans doute savoir plus de choses sur les coulisses de vos enquêtes, sur les liens avec de vraies affaires criminelles, les faits divers qui vous ont servi d’inspiration, les techniques d’enquête, etc.

Si vous écrivez des romances historiques, vos lecteurs seront sans doute intéressés par des détails historiques de l’époque dont vous traitez : les us et coutumes, les batailles, les correspondances, les intrigues dans la cour du roi, etc.

En écrivant ainsi du contenu plus « pratique » autour de l’univers et des personnages de vos livres, vous permettez à vos lecteurs de voir l’envers du décor et, surtout, vous pouvez travailler votre référencement autour d’un thème précis avec des mots-clés précis.

Vous montrerez également votre connaissance sur les sujets dont vous traitez dans vos romans et vous développerez, avec le temps, une réputation d’expert qui jouera en votre faveur.

Offrez de la valeur, pas une coquille vide
Image par Ulrike Leone de Pixabay

Voilà ce que j’ajouterai à la vidéo d’André Dubois. J’ignore s’il lira cet article, mais je le remercie pour cette vidéo qui m’a permis de rebondir avec mes propres connaissances dans ce domaine.

Que pensez-vous de cette stratégie ? Vous parait-elle cohérente ? Faisable ? Est-ce qu’elle vous semble trop gourmande en temps et en énergie ?

Dites-le-moi dans les commentaires.


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15 commentaires sur “Comment vendre son livre avec un blog”

  1. Bonjour Jérôme,
    Je trouve ta stratégie très intéressante. Et celle d’André Dubois tout à fait performante… à condition de parvenir à réunir des centaines de milliers de lecteurs de ta série, ce qui doit être possible, mais quel boulot !
    Il y a un marché pour les figurines, les tirés-à-part, les exemplaires numérotés, les coffrets… en littérature comme en musique. Les éditeurs et auteurs de BD l’expérimentent avec beaucoup de succès.
    L’annonce seule d’un nouveau collector en précommande (cf Gorillaz) ou un d’un nouvel opus, bien menée, suffit à faire s’envoler les ventes, et il n’est pas rare que le grand public n’ait jamais accès aux collectors (dans le cas de Gorillaz, coffret BD originale sur la vie du groupe, en coffret, 500 exemplaires, tous pré-vendus, direct chez les collectionneurs).
    André vend des formations et du coaching.
    Pas à 17 euros pièce.
    Bien sûr, il veut en vendre un maximum. Mais il n’a besoin que d’une petite audience fidèle et d’une bonne stratégie pour fonctionner avec ça toute l’année.
    Dans le cas d’un écrivain, c’est bien le nombre d’exemplaires vendus qui compte.
    De surcroît, un livre ne se vend pas 599 €.
    Je te rejoins aussi sur la quantité de boulot que demande 4000 mots de fiction publiables chaque semaine, en plus de tout le reste.
    Ecrire de la fiction n’a rien à voir avec écrire des articles de blog sur tel ou tel sujet.
    Merci pour cet article, encore une fois brillant, auquel j’adhère totalement.

  2. Article et vidéos très interessants : en écoutant la vidéo, en tant qu’auteur, j’ai eu un vertige de productivité : une nouvelle par semaine + un petit roman en parallèle du boulot (déjà très gros) du roman principal, mais il me faut y consacrer tout mon temps libre et vendre mes enfants ! Aussi, je me suis dit que le lecteur aurait beaucoup à lire.
    Effectivement, comme le dit Jérôme, à quoi bon acheter un bouquin si j’ai ma petite série hebdomadaire ? Il faut que la gratuité serve à intriguer, pas à combler.
    Quand je vais dans une librairie, je tombe sur une couverture, puis sur un résumé. Une brève conversation avec le libraire et deux clics sur mon téléphone pour en avoir quelques critiques et je suis capable de l’acheter sans problème.
    Autre exemple avec le jeu vidéo : la démo jouable est une astuce pour donner envie d’acheter. On y découvre un univers, un style, etc. Si ça me parle et que je pense en avoir pour mon argent, j’achète.

    Concernant les méthodes pour intriguer l’audience, m’en vient une : il y a quelques années, je tenais un blog et je questionnais régulièrement mes lecteurs à travers des sondages (j’adore les petits sondages). Les visiteurs aimaient cliquer puisque plus des 3/4 des visiteurs répondaient aux sondages. Une façon d’attirer l’attention et “d’échanger” avec les visiteurs ?

    1. Effectivement, les sondages sont efficaces. Les gens aiment donner leur avis sur les choses, surtout quand il s’agit d’une oeuvre en cours.

  3. Bonsoir et merci pour cet article enrichissant. La stratégie proposée en vidéo est forte intéressante cependant je pense qu’écrire régulièrement des micro nouvelles peut-être un obstacle à la vente du roman. Certains se contenteront de ceux ci.
    Etant auteure de romance erotique, mon avis personnel sur l’écriture de romans avec un personnage récurent est négatif. Je pense que contrairement à ses dires, cela ne s applique pas à tous les genres.
    J’ai cependant créé un blog sur l’héroïne de mon prochain roman sous une forme particulière. Esperons qu’il aura mes effets escomptés.

  4. Le fait est que je vois passer tous les jours sur Facebook des publicités souvent avec des vidéos pour nous vendre des livres, et j’imagine que l’indifférence que j’éprouve moi-même à leur endroit n’est que le reflet de celle que les “Facebookers” éprouvent en voyant passer ma propre pub ! On est sollicité en permanence par des œuvres commerciales, et bien malin sera celui qui arrivera à sortir du lot, surtout que même quand on propose du téléchargement gratuit, bien peu sur les gens touchés en profitent finalement ! J’avais à un moment donné, au début, proposé du contenu autour de mon roman sur le blog, quelques dessins, une bio d’un des personnages etc…, mais ces pages n’ont jamais été consultées. Les seules qui le sont concernent des “propriétés” déjà établies, et ne génèrent pas de curiosité pour les contenus “100% originaux”. De derrière mon écran, tout cela me paraît sans solution aucune. L’idéal est d’avoir un réseau, même petit, des relais, mais j’ai souvent l’impression d’être le seul de mes amis à utiliser les réseaux sociaux !

    Bon, faut que je finisse ce fichu tome 2, moi…

  5. Coucou, Jérôme, ce qu’il dit me fait penser au blog de Jean-Philippe Touzeau, il y a quelques années, il proposait à la fois des articles de développement personnel et, non pas des nouvelles, mais des romans en feuilleton, ça a bien fonctionné pour lui, ça lui a permis de créer une audience qu’il a su fidéliser. Les articles sont originaux et il a un vrai talent de conteur. Et, il me semble qu’il vit de sa plume. http://revolutionpersonnelle.com/

  6. Bonsoir,
    Jérome de Trafic mania, n’a visiblement jamais écrit un roman. Sa stratégie commerciale peut être efficace, mais pas dans les conditions d’une nouvelle hebdomadaire. Et puis, il faut avoir envie de créer un héros récurrent (moi qui me targue de n’avoir jamais vu un épisode d’urgences, ne de graisse anatomy) je n’en ai aucune envie.
    Je suis plutôt partant pour diffuser des infos sur les sujets contenus dans mon roman (le nucléaire pour l’un, le cancer et le cardio pour les autres), mais là encore, on peut voir dans les commentaires pertinents qui précèdent que c’est pas gagné. De plus, un article hebdo ça demande un gros travail de préparation.
    Je n’ai pas la solution pour faire de l’audience, seul le TDA peut nous sauver

    (Tda = Totalement différent des autres)

    1. Je ne connaissais pas l’acronyme 😀
      Le TDA est le saint Graal auquel chacun aspire. Effectivement, c’est le meilleur moyen attirer à soi sans avoir à jouer l’agent commercial, mais comme tous les graals, il est difficile à trouver.

  7. Bonjour,

    Je rejoins totalement l’avis des personnes précédentes, concernant la somme hallucinante de travail que demande la mise en place d’un tel blog… C’est juste de la folie furieuse. Moi non plus, je n’ai pas envie de m’enfermer dans une série, en tout cas pas pour l’instant ! Merci aux deux Jérôme pour ces informations qui sont une base plus qu’intéressante pour mettre en place un blog qui tient la route. C’est le moment de faire preuve de créativité !

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