Les 22 Règles de Storytelling Pixar | Suite et Fin

22 règles de storytelling Pixar
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Comme promis, voici la deuxième partie des règles Pixar de Storytelling. Comme je l’ai déjà remarqué dans la première partie de ce long  article, il ne s’agit pas de règles à suivre aveuglément, mais plus de principes qui doivent vous guider lors du processus de création et d’écriture.

À ce sujet, voici la courte bio qui chapeaute la page Twitter d’Emma Coasts, l’autrice de ces 22 règles Pixar de storytelling si populaires :

« Ex-Pixar, ex-Google. Auparavant, j’ai dirigé l’équipe de rédaction de Google Assistant. J’ai écrit les “ 22 Règles de Storytelling ”, j’aurais dû les appeler des “lignes directrices”. »

Profil d'Emma Coasts - autrice des 22 règles de storytelling Pixar

Sommaire

Règle n° 12 : Éliminez et oubliez la 1re idée qui jaillit dans votre esprit. Tout comme la 2e, la 3e, la 4e et la 5e. Surprenez-vous !

Si je vous demande d’écrire un texte sur « La mort d’une gomme », quelle est la première idée qui vous vient ?

Je parie tous mes droits d’auteur des trois dernières années (soit environ 13,50 € 🙂 que 99 % auront pondu un texte sur la mort d’une gomme à effacer.

Et pourtant, vous auriez pu parler d’une gomme à mâcher, d’un chewing-gum, d’une boule de gomme, de la gomme d’un pneu ou d’un arbre.

Cela veut-il dire que vous manquez d’originalité ? Je peux vous assurer que non.

Cela signifie tout simplement que vous vous êtes arrêté à la première idée qui vous est venue.

Nous sommes tous plus ou moins câblé pareil. Nous avons tous reçu une éducation similaire sur les bancs de l’école, nous avons été bercés par les films hollywoodiens, les séries télévisées et la même actualité déprimante.

Pas vraiment étonnant, donc, que nos premières idées spontanées soient de vulgaires clichés. Je vous rassure, nous sommes tous dans ce cas. 🙂

La mauvaise nouvelle, c’est que la deuxième idée ne sera pas beaucoup plus originale, tout comme la troisième, mais lorsque vous commencerez à fouiller sous la croute terrestre pour trouver la 4e, la 5e, voire la 6e. Alors vous toucherez au but.

Toutefois, comme pour la perfection, la recherche absolue de l’originalité peut être un piège mortel, une source blocage pour votre créativité et votre inspiration.

Alors, soyez prudent !

Ne cherchez pas absolument à être originaux. Ce n’est pas le secret ultime d’un bon roman. Il vaut mieux avoir de bons personnages qu’un revirement surprise tous les chapitres.

Lisez l’article: “Comment éviter le cliché

Règle n° 13 : Donne des opinions à tes personnages. Des personnages passifs ou malléables te paraîtront peut-être agréables, mais ils seront un véritable poison pour le public.

Une erreur courante chez les auteurs débutants est de créer un protagoniste neutre, car ils pensent que cela va le rendre plus sympathique pour le lecteur. C’est complètement faux.

Au mieux, ils le considéreront comme un personnage gentil, mais en aucun cas ils ne se projetteront en lui comme quelqu’un qu’il aimerait voir réussir ou échouer.

Un personnage passif qui subit les éléments et n’agit jamais pour atteindre son but ne provoquera aucune émotion. Il sera considéré comme une serpillère qui mérite ce qui lui arrive.

Il faut que le personnage lutte pour attiser la sympathie, peu importe qu’il réussisse ou non, et qu’il soit le porte-parole d’une position morale ou psychologique forte.

Là encore, peu importe que cette position morale suscite l’adhésion ou non du lecteur. C’est la force de la conviction du personnage et la façon qu’il a de la défendre qui vont faire de lui un personnage sympathique ou non.

Dans le premier StarWars (épisode IV), si Dark Vador est plus mémorable Luke Skywalker, ce n’est pas seulement parce qu’il est plus « cool », mais aussi parce qu’il défend ses convictions avec plus de ferveur.

D’ailleurs tout le monde aime « Darky » 😉

C’est logique, si le lecteur ne connaît pas le point de vue du personnage, sa vision, ses motivations… il ne peut pas non plus savoir ce qu’il ressent, et ne peut donc pas se mettre à sa place.

Règle n° 14 : Pourquoi veux-tu raconter CETTE histoire ? Quelle est la conviction profonde qui t’anime et dont l’histoire se nourrit ? Là est le cœur de ton histoire.

Nous ne racontons pas une histoire seulement pour le plaisir, mais parce que nous avons quelque chose à dire.

Comme ses personnages, l’auteur doit être motivé pour raconter CETTE histoire et pas une autre, par l’envie de faire passer un message.

Ce message peut être politique, philosophique ou simplement de transmettre une image de paix, de plaisir ou de joie dans le cœur des lecteurs. Peu importe, ce qui est important c’est que cette motivation soit suffisamment forte pour vous porter tout au long de l’écriture. Car cette motivation devra se ressentir du début du livre jusqu’à la fin dans l’intrigue et les personnages.

Un livre de 300 pages écrit pour le plaisir d’y insérer une scène de 10 pages qui vous trotte dans la tête est voué à l’échec, car les 290 pages restantes risquent fort d’être plates et sans grand intérêt.

Je le sais, car je l’ai fait. Cela s’est terminé par un pavé de 70 000 mots qui roupille au fond d’un tiroir. 🙂

En revanche, vouloir amener le lecteur à s’interroger sur son rapport à l’amour, le pouvoir, la fidélité ou l’argent permettra de créer un fil rouge tout au long du récit qui donnera une cohérence à l’histoire.

Dans l’excellent film « A couteaux tirés », tous les personnages ont une relation différente avec la façon de s’accomplir par eux-mêmes.

  • La fille aînée pense que ne pas partager le pouvoir de son entreprise avec son mari fait d’elle une personne autonome,
  • Le fils aîné croit que tenir les rênes de l’entreprise d’un autre fait de lui un patron,
  • Le petit-fils cherche à se démarquer de sa famille démocrate en tenant des propos néonazis
  • L’infirmière, incapable de mentir, reste toujours fidèle à elle-même…

Chaque personnage représente une facette du message que l’auteur (scénariste) a voulu faire passer à travers son histoire, et ce thème est au centre de toute l’intrigue.

Wall-E un bijou d'écriture de Pixar

Règle n° 15 : Si tu étais à la place de ton personnage, comment réagirais-tu dans cette situation ? L’honnêteté apportera de la crédibilité aux situations les plus invraisemblables.

Dans son anatomie du scénario, John Truby le clame haut et fort : une bonne histoire est une histoire organique et non mécanique. Et les règles de storytelling de Pixar lui donnent raison.

Une histoire mécanique consiste le plus souvent en un enchainement plus ou moins fluide d’événements : il se passe ça, et puis il se passe ça et ensuite il se passe ça.

Pas très efficace, et surtout on voit arriver la fin à 15 kilomètres.

Une histoire organique est un récit dont les événements sont liés entre eux et s’enchainent avec une fluidité et une logique imparable… et ce même si ces événements sont incroyables.

Comment arriver à ce résultat ? En partant des personnages. Parce que ce sont toujours eux la clé de voute d’une bonne histoire.

Si vous connaissez bien vos personnages, que leur psychologie est solide et leur objectif clair, alors vous serez capable de déterminer comment ils réagiront dans telle ou telle situation.

Ce seront alors vos personnages (et non vous) qui décideront de l’enchainement de vos actions et rebondissements et non une logique mécanique prévisible.

Votre histoire sera alors organique.

Pour vous  glisser dans la peau de vos personnages et raisonner comme eux, posez-vous la question suivante : Comment réagit ce personnage quand il est sous pression ?

Pour Robert McGee, il s’agit de la question ultime en termes de caractérisation d’un personnage. Celle à côté de laquelle il ne faut pas passer.

La couleur des cheveux, des yeux, de son t-shirt… c’est ultra-secondaire.

Règle n° 16 : Quels sont les enjeux ? Donne des raisons d’encourager ce personnage. Que se passera-t-il s’il échoue ? Mets des obstacles sur son chemin.

Vous avez caractérisé vos personnages. Vous leur avez donné des convictions et des objectifs, des points forts et des faiblesses… C’est super.

Mais pour que le lecteur vibre avec votre roman, pour qu’il ait peur ou se réjouisse pour son héros, vous devez lui donner un enjeu.

Qu’est-ce qu’un enjeu ? C’est ce qui se passera si le héros échoue:

  • Les ténèbres envahissent la Terre du milieu —Le seigneur des anneaux
  • Le petit garçon et sa mère meurent —Shining
  • Voldemort s’empare de l’école — Harry Potter
  • Père et fils seront séparés — Kramer contre Kramer

Etc.

L’enjeu, c’est la catastrophe (grande ou petite) qui s’abattra sur la tête du héros s’il échoue. Si l’enjeu est trop faible (ou trop facile), on s’en fout. S’il est plus gros que le héros, on vibre pour lui.

Personne ne réaliserait un film sur Superman qui sauve un chat en haut d’un arbre, pas vrai ? En revanche, sauvez le monde de Lex Luthor, c’est une autre paire de manches. 😉

Règle n° 17 : Aucun travail n’est du gâchis. Si l’histoire ne fonctionne pas, lâche prise et passez à la suite, cela pourra toujours être utile plus tard.

Vous vous souvenez de mes 70 000 mots abandonnés ? J’ai bien dit qu’ils dormaient au fond d’un tiroir et non jetés au fond d’une poubelle.

Grand bien m’a pris, car j’ai eu l’idée de reprendre les grandes lignes de la scène d’ouverture pour le prochain roman que je sortirai (j’espère) l’année prochaine. Ce manuscrit inachevé m’a donné le point de départ d’une histoire qui comprendra au moins trois tomes. Pas mal non ?

Tout travail, aussi mauvais soit-il, mérite d’être conservé, car il y a toujours au moins UN élément, une scène, une idée qui mérite d’être sauvé.

Si vous arrêtez l’écriture d’un roman, car vous vous êtes perdu en route, c’est triste, mais surtout ne jetez rien. Vous pourrez toujours en tirer quelque chose.

22 Règles de Storytelling Pixar ou comment avoir un effet "monstre"

Règle n° 18 : Tu dois te connaître toi-même, et trouver le juste milieu entre faire de ton mieux et pinailler. L’écriture, c’est essayer, et non pas raffiner.

Comme précédemment, dans les règles Pixar de storytelling, on retrouve cet avertissement contre le perfectionnisme et le manque de motivation.

Nous sommes tous différents et nous gérons ces deux obstacles à notre manière. C’est pourquoi il n’existe pas de recette miracle pour aller au bout d’un projet. Il existe de nombreuses méthodes, vous devez trouver celle qui fonctionne pour vous.

Lisez l’article: “12 méthodes pour rester motivé

C’est d’autant plus difficile lors de l’étape de la correction d’un roman, et c’est pourquoi cette phase ne doit pas se faire seul pour certain.

Si les studios de cinéma font des « séances tests » de leurs films, c’est pour observer les réactions du public, voire ce qui leur a plu ou déplu et adapter la version finale en fonction.

Pas de séance test pour un roman… mais vous avez des bêta-lecteurs. N’ayez pas peur de mettre vos bêta-lecteurs les plus pointus sur le grill. Faites-leur lire des versions différentes de vos écrits avant de relever leur avis.

Il ne s’agit pas de leur faire lire tout votre roman plusieurs fois, bien sûr. Ils ont autre chose à faire. Mais des scènes clés qui vous serviront de référence pour le reste de votre livre.

Règle n° 19 : Les coïncidences qui mettent votre personnage dans des situations problématiques sont géniales. Par contre, les coïncidences qui permettent de sortir de situations problématiques, c’est de la triche.

Cette règle de storytelling selon Pixar pourrait être résumée ainsi : « Diaboli Ex Machina, oui. Deus Ex Machina, non »

Pour ceux qui n’ont pas pris option « théâtre » ou « latin » au collège, voici deux mots d’explication (pompé sans honte sur Wikipédia) :

« Du latin, signifiant littéralement “ dieu issu de la machine ”. Cette expression tient son origine du vocabulaire théâtral pour désigner la machinerie faisant entrer en scène, en le descendant des cintres, un dieu dénouant de manière impromptue une situation désespérée. »

En gros, c’est une ficelle pour auteur dans la panade. Quand il ne sait pas comment sortir son héros d’une situation désespérée, il fait intervenir un Dieu, la cavalerie ou, plus communément, un coup de chance pour résoudre le problème.

Autant vous dire que c’est une pratique qui n’est plus acceptable aujourd’hui. Très utilisée dans l’antiquité grecque, elle est aujourd’hui synonyme de « tricherie » et de « fainéantise ».

Comme il est précisé dans la règle n° 13, le héros doit être actif. C’est donc lui qui doit trouver la solution à l’obstacle qui se dresse en travers de son chemin et non devoir le salut à un concours de circonstances.

C’est pour cette raison que, dans les films, la police arrive toujours APRÈS que le héros ait tué le méchant 😉

En revanche, le contraire est toujours le bienvenu. Le hasard reste un outil très utile pour créer des obstacles pour le héros. Tout est bon pour lui compliquer la vie et l’empêcher d’atteindre son but.

Règle n° 20 : Prenez les briques d’un film (ou livre) que vous n’aimez pas. Comment pourriez-vous les réarranger pour construire quelque chose que vous aimeriez ?

Cette règle de storytelling Pixar est le pendant maléfique de la règle n° 10 : « Analyse les histoires que tu apprécies. »

Le processus est le même, mais pour les romans que vous n’avez pas aimés.

Il ne s’agit pas là de seulement critiquer en disant « C’est nul », « Je n’ai pas accroché » ou « C’est mal écrit ». Ça, tout le monde sait le faire.

Le but de l’exercice est de déterminer les causes du problème et de trouver VOTRE solution pour que le roman soit meilleur ou l’histoire plus efficace.

Pour faire cette analyse, passez au crible les éléments incontournables de l’histoire :

  • l’enjeu est-il clair ? Est-il assez fort ?
  • L’objectif du protagoniste est-il assez précis ?
  • Les obstacles sont-ils suffisants pour le protagoniste ? Comment s’en sort-il ? Comment réagit-il face au danger ?
  • L’enchainement des événements est-il fluide ?
  • La vision du protagoniste est-elle claire pour le lecteur ?
  • L’auteur avait-il un message à faire passer dans son histoire ? Un thème qui reliait tous les personnages ?
  • Les scènes sont-elles bien rythmées ?
  • Est-ce que l’auteur « montre » les scènes ou est-ce qu’il les explique ?

Lisez l’article “Montrez, n’expliquez pas : comment suivre la règle d’or

Cela peut venir de l’un de ces points ou de plusieurs. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle récapitule les problèmes les plus fréquents. Vous pouvez donc commencer avec elle 🙂

écrire comme un poisson dans l'eau avec les règles de storytelling Pixar

Règle n° 21 : Tu dois t’identifier à tes personnages, à tes situations. Tu ne peux pas simplement écrire « cool ». Qu’est-ce qui te ferait agir ainsi ?

La règle n° 15 Pixar rappelle l’importance de l’honnêteté dans l’écriture des réactions d’un personnage. Celle-ci revient sur cette notion, mais en mettant en garde contre la recherche de style ou de scènes grandiloquentes.

Ce qu’elle signifie, c’est qu’il ne suffit pas d’écrire une scène « cool », ou « classe » ou avec beaucoup d’actions et des personnages ou des créatures stylées pour que ça fonctionne. Il faut avant tout que cette scène soit réaliste et cohérente avec le reste du récit.

Est-ce qu’il serait classe qu’un cowboy gagne une bataille seul contre cinquante banditos mexicains avec un pistolet six coups ? Oui

Est-ce que ce serait réaliste ? Non, à moins de lui donner un avantage considérable sur ses adversaires en amont.

De la même façon, il faut garder cette règle Pixar en tête lors de la création de votre monde (et je m’adresse plus particulièrement aux auteurs de Fantasy).

Vous êtes seul maître à bord dans la construction de votre Worldbuilding, et vous avez le droit de construire les créatures les plus incroyables que votre imagination puisse inventer. Mais n’oubliez jamais de vérifier le réalisme de vos créations.

Comment se nourrit-elle ? Comment se déplace-t-elle ? Si vous voulez que vos lecteurs y croient, vous devez anticiper ces questions.

Écrire des trucs cool, oui, mais pas aux dépens du réalisme.

Lisez l’article:”Créez un monde imaginaire avec le Worldbuilding

Règle n° 22 : Quelle est l’essence de ton histoire ? Quelle est la façon la plus efficace de l’exprimer ? Tu peux commencer à construire à partir de là.

Enfin, on boucle ces règles de storytelling selon Pixar avec un conseil sur le tout début du processus d’écriture.

Cette essence de ton histoire. C’est le condensé extrême, en une ou deux phrases, de votre récit. Pas du thème, mais bien de la direction générale des événements.

Ce condensé porte plusieurs noms, mais qu’on l’appelle pitch, prémisse ou high concept, son objectif est le même : il vous permettra de vous fixer un cap et de ne pas vous perdre en digression permanente (c’est un danger réel pour certains).

Pour en savoir plus sur le high concept, lisez cet article.

Ce n’est en aucun cas une quatrième de couverture ni un résumé rapide à rédiger après l’écriture. Non. Cette étape-là doit bien être réalisée en tout premier.

C’est le sujet de votre histoire en un minimum de mots.

Quelques exemples :

Harry Potter : Dans une Angleterre où la magie se pratique en secret, un intrépide jeune garçon est invité à rentrer dans une prestigieuse école de sorcellerie. Avec l’aide de ses amis, il va risquer sa vie pour contrer les plans d’un puissant sorcier maléfique.

Zootopie : Dans un monde ou prédateurs et proies vivent en harmonie, une policière lapin et un renard escroc œuvrent ensemble pour préserver cet équilibre.

Zootopie : l'histoire originale du Disney devait être beaucoup plus sombre

Ainsi s’achève ce récapitulatif des 22 règles de storytelling Pixar. J’espère qu’il vous a plu et que vous en aurez tiré des enseignements utiles pour votre propre roman.

Maintenant, dites-moi, quel est votre film Pixar préféré et pourquoi ?

Dites-le moi dans les commentaires.


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5 commentaires sur “Les 22 Règles de Storytelling Pixar | Suite et Fin”

  1. Je n’ai jamais spécialement recherché l’originalité pour l’originalité, mais je me suis toujours demandé “qu’est-ce qui n’a pas encore été fait et que j’aimerais lire ?”. C’est pour cette raison que je ne pense pas avoir des tonnes d’histoires à raconter ! j’aime beaucoup la règle 12 : “ok, normalement, il/elle agirait comme ça, maintenant est-ce qu’il y aurait une raison pour qu’il/elle agisse différemment en cette circonstance et pourquoi ?”. La règle 13 est importante aussi. “Il serait beaucoup plus facile pour le personnage d’agir ainsi, mais il/elle ne le fera pas parce que…”.

    Par contre, 14… à ce jour j’ai écrit quatre romans, mais je ne sais toujours pas pourquoi…

    Pour la règle 20, je réécris dans ma tête la prélogie Star Wars, parce que là c’est pas possible…

    Mon Pixar préféré c’est forcément les Indestructibles. Il y a des super-héros, du world-building, de l’action et c’est, de façon surprenante, assez violent par moments, quand ça doit l’être, des héros sont morts pour de vrai ! Les personnages sont attachants, et on en vient à pardonner le fait qu’on a déjà vu leurs pouvoirs par ailleurs. Je veux abolument par contre un troisième film où Jack Jack aura grandi, je veux en savoir plus sur ces pouvoirs particulièrement versatiles. Lui peut être assez original, pour le coup.

    1. Effectivement, même en tant que Fan de Starwars j’avoue qu’il y a beaucoup à réécrire 😀
      Pour la règle 14, je crois qu’il faudrait que tu fasses un peu d’introspection. Je doute que tu ai pu aller au bout du processus d’écriture 4 fois sans savoir, même inconsciemment, pourquoi tu le fais.
      Je ne dis pas que c’est impossible, mais peu probable.
      J’adore Les Indestructibles, et je vote oui pour un 3e opus 😉

  2. Bonsoir, Jérôme.

    Merci pour ce nouvel article passionnant.
    Alors pour l’exemple de la règle 12, j’ai pensé à des extra-terrestres qu’on appellerait les gommes par homophonie avec leur langage (en l’appelant Jabar, on obtient une référence à Dune, mais de là à dire que c’est une bonne idée…).
    La règle 14 est assez subtile et je ne ne suis pas sûr jusqu’ici d’avoir extrait jusqu’à sa substantifique moëlle l’idée de mes romans, mais je vais me pencher dessus pour le prochain, qui nécessitera une réécriture après la fin de mon premier jet.

    Concernant les Pixars, c’est difficile d’en choisir un, mais Les indestructibles a été un vrai coup de cœur, une évidence qu’il fallait le voir. Les personnages sont tellement vrais, tout ça dans une atmosphère dramatico-comique extraordinaire.

    Bonne soirée et à bientôt.

    Cyril

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