7 (bonnes) raisons de ne pas devenir auteur

7 bonnes raisons de ne pas devenir auteur
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Pourquoi veut-on devenir auteur ? Il doit bien y avoir des dizaines de raisons valables pour se lancer dans cet art aussi vieux que l’histoire : la passion des mots, des histoires, le besoin de s’épancher sur le papier, l’amour des sonorités, l’envie de laisser une trace… des dizaines.

Mais l’écriture est également une activité très exigeante qui ne mène pas toujours là on l’on croit. Certaines personnes veulent devenir auteurs pour de mauvaises raisons et finissent déçues et frustrées, tandis que d’autres se rendent vite compte qu’ils ne sont pas faits pour cela ; qu’il leur manque un élément déterminant pour aller au bout de leurs projets.

La bonne nouvelle, c’est que rien n’est définitif. On peut s’engager pour de mauvaises raisons et rester pour les bonnes, tout comme on peut apprendre à combler nos lacunes. La fatalité du « Je n’y arriverai jamais » n’existe pas.

Alors si vous vous reconnaissez dans l’une des sept affirmations que je vous donne ici, ne baissez pas les bras en éteignant votre ordinateur. Demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour améliorer les choses et devenir un auteur qui se respecte.

Devenir auteur nécessite certains changements
Image par Gerd Altmann de Pixabay

1 — Vous n’aimez pas écrire

Cela peut sembler évident… et pourtant, lorsque je lis certains romans, je ne ressens pas toujours le plaisir de l’auteur à écrire.

Vous trouvez sans doute cette impression très subjective, et pourtant il y a un signe qui ne trompe pas : l’absence absolue de description.

Écrire ce n’est pas simplement décrire une action, expliquer un geste, parler d’explosion ou de pouvoirs surnaturels, c’est mettre l’image que vous avez dans la tête dans celle de votre lecteur. À ce titre, écrire ressemble beaucoup à de la télépathie.

(Lisez l’article : « 10 conseils d’écriture de Stephen King »)

La description des lieux, du physique de vos personnages, mais aussi de leurs pensées et état d’âme contribuent grandement à transmettre ces images. Elles communiquent une ambiance, une impression et sont souvent source de symboliques plus subtils et tout aussi importants qu’une action, aussi spectaculaire soit-elle.

Ne pas écrire des descriptions revient à écrire un scénario, et non un roman. Dans un scénario, le travail de description est superflu puisque cette fonction sera tenue par les images et le jeu des acteurs.

Le roman est un support qui doit se suffire à lui-même, et pour cela l’auteur doit prendre le temps de décrire ces images qu’il a en tête et il doit aimer le faire.

Si décrire vous ennuie, peut-être que devenir un auteur de romans n’est pas fait pour vous. Cela ne veut pas dire que ce sera toujours le cas, mais pour l’instant vous devriez peut-être vous tourner vers l’écriture de scénario.

2 — Vous voulez devenir riche

J’entends d’ici rire les auteurs avec un peu d’expérience.

Si vous prévoyez de devenir auteur de romans pour devenir riche, vous allez au-devant d’une grosse déception.

Une étude menée par l’INSEE en 2015 a démontré que les revenus des auteurs cotisants à l’AGESSA sont inférieurs à 30 000 € par an pour près de 60 % d’entre eux., et pour la moitié de ces 60 %, il est même inférieur à 15 000 € par an, c’est-à-dire l’équivalent du SMIC.

Par ailleurs, cette même étude nous révèle que :

« Pour 92,8 % des répondants, les activités artistiques précédemment détaillées ne constituent pas ou ne constituent plus aujourd’hui leur source principale de revenus. »

Ce qui veut dire que la quasi-intégralité de ces auteurs « professionnels » a dû travailler à côté pour pouvoir payer le loyer.

Je sens que je vous fais rêver là. Mais ce n’est pas fini…

Hélas, le statut des autoédités est encore trop récent pour qu’il existe des statistiques fiables à leur sujet. Mais je suis prêt à parier que la « mauvaise presse » de l’autoédition n’arrange pas les choses et que les chiffres les concernant sont encore plus bas.

Autant vous le dire tout de suite, si vous rêvez devant la maison luxueuse de JK Rowling, ou de Stephen King et que vous prévoyez d’imiter leur parcours, vous avez peu, très peu de chance d’y arriver. Ces auteurs constituent l’exception et non la règle, et ils ont tous un point commun… aucun n’a voulu devenir écrivain pour l’argent. Leur moteur était la passion.

Devenir auteur n'est pas le meilleur moyen de devenir riche
Image par Steve Watts de Pixabay

3 — Vous voulez écrire, et rien d’autre

Oups ! Si vous êtes dans ce cas, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. L’écriture représente environ 20 % du travail d’un auteur.

Les chiffres qui suivent sont une évaluation au doigt mouillé de mon expérience personnelle et peuvent varier d’une personne à l’autre. Merci, par conséquent, de ne pas trop les prendre au pied de la lettre.

Disons que vous avez prévu d’écrire un premier roman. Votre travail avant d’avoir un manuscrit prêt à être publié va se décomposer à peu près ainsi :

20 % préparation de votre roman

20 % écriture

20 % de correction

« Mais cela ne fait que 60 % !! » me direz-vous, tout fier d’avoir encore quelques notions de mathématiques survivantes du collège.

On ne peut rien vous cacher. Il manque 40 % et cette partie non négligeable est consacrée à la communication, au marketing, à la recherche de bêta-lecteurs, à la constitution d’une communauté de lecteurs, aux dédicaces, réseaux sociaux, etc.

Certains auteurs vous diront que 40 % est un chiffre surévalué, d’autres sous-évalué. La vérité est quelque part entre les deux. Comme je l’ai dit, cela varie d’une personne à l’autre.

« Oui, mais moi je m’en fiche du marketing, car j’ai une maison d’édition qui va s’en occuper pour moi »

Si c’est bien l’idée qui se dissimule dans les eaux sombres de votre cerveau, vous pouvez tout de suite la harponner, la vider et la faire sécher sur le pont du bateau parce que cette croyance est fausse et archi fausse.

Oui, les maisons d’édition ont un réseau développé, mais ce réseau n’a pas pour but de faire la promotion de votre livre. La vraie compétence des éditeurs et de leur réseau, c’est de vendre et de distribuer les livres aux libraires.

Pas aux lecteurs, mais bien aux libraires.

Quelle différence cela fait-il ? Ce ne sont pas les libraires qui achètent vos livres, ce sont les lecteurs. Un livre qui n’est pas acheté par un lecteur prendra la poussière quelques semaines sur le rayonnage d’une librairie avant de rejoindre la longue liste des invendus et de retourner dans un carton. Pas de vente, pas de lecteur, pas de droit d’auteur.

Qu’un auteur s’autoédite tout seul, qu’il passe par une plate-forme d’autoédition, un éditeur à compte d’auteur ou à compte d’éditeur, il y a un facteur qui ne change jamais : l’auteur doit s’occuper lui-même du marketing de ses livres.

Si vous voulez trouver quelques lecteurs, vous n’y couperez pas.

4 — Vous pensez être naturellement doué pour l’écriture

Éternel débat sur la nature innée du talent. Je ne peux ici que vous donner ma vision personnelle des choses : le talent inné n’existe pas, les auteurs « nés » n’existent pas.

Comme Brel, je suis intimement convaincu que ce qu’on appelle à tort le « talent » est composé à 1 % de l’envie de réaliser quelque chose (écrire un roman par exemple) et à 99 % de travail et de transpiration.

Dans ma jeunesse (pas si lointaine), j’ai moi aussi été persuadé que j’étais naturellement doué pour écrire et raconter des histoires. J’ai avorté plusieurs projets de roman et écrit quelques nouvelles que j’ai envoyées à des publications locales… elles étaient systématiquement refusées.

Incompréhension de ma part.

Ce n’est que bien plus tard, quand j’ai finalement commencé à apprendre par moi-même les rouages d’une histoire et les techniques d’écriture, que j’ai compris que je ne savais absolument rien sur le sujet.

J’étais un ignorant qui s’ignorait, victime du terrible effet psychologique de Dunning-Kruger, qui rend les plus ignares persuadés qu’ils ont tout compris. Si vous voulez en savoir plus sur l’effet Dunning-Kruger, vous pouvez lire l’article « Comment s’améliorer »

Aucune raison d’en avoir honte, nous avons tous été victime de cette croyance trompeuse au moins une fois dans notre vie. Je ne connais qu’une seule façon d’en sortir et elle passe par deux éléments indispensables : humilité et apprentissage.

Admettez que vous n’en savez pas autant que vous le pensez et apprenez pour combler vos lacunes. Lisez des livres sur l’écriture, suivez des formations et écrivez jusqu’à en taler le bout de vos doigts.

Devenir auteur, cela s'apprend
Image par Gerd Altmann de Pixabay

5 — Vous voulez devenir célèbre

J’entends à nouveau des rires. Vous voulez devenir auteur pour la gloire ? J’espère que vous avez un plan B.

La célébrité, ou « attention publique dont bénéficie une personne », est plus accessible à notre époque qu’elle ne l’a jamais été grâce à internet et aux réseaux sociaux. Aujourd’hui, tout le monde (ou presque) possède les outils pour devenir célèbre.

Cela signifie-t-il qu’il est plus simple de devenir célèbre ? Non, car un accès plus facile signifie également une concurrence décuplée.

Une enquête du syndicat national de l’édition nous apprend que, en 2018, ce sont pas moins de 106 799 titres qui ont été publiés (ou republiés) pendant l’année, dont 42 % de nouveauté (le reste étant des rééditions).

Et l’autoédition me demanderez-vous ? En 2019, les statistiques de la BNF nous annoncent un volume de dépôts légaux total de 79 582 livres, dont 15 773 ouvrages autoédités sur une seule année.

Vous voulez devenir auteur pour être célèbre ? Dites-vous bien que vous n’êtes pas le seul et armez-vous de courage.

C’est d’après moi la pire raison de vouloir devenir auteur, car non seulement elle est vouée à l’échec dès le départ, mais elle est orientée exclusivement vers l’auteur. Or l’écriture doit être un acte de générosité qui bénéficie au lecteur autant qu’à l’auteur.

Je ne trouve pas mieux, pour illustrer cela, que la citation de S. King dans son livre « Écriture : histoire d’un métier »

« Écrire n’a rien à voir avec gagner de l’argent, devenir célèbre, draguer les filles ou se faire des amis “…” Écrire revient à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages, mais aussi à enrichir votre propre vie. » S. King

Tout est dit.

6 — Vous voulez que ça aille vite

Les gars, arrêtez de rire, ça devient gênant.

Disons que vous avez décidé de devenir un auteur autoédité (bon choix;) ) et que vous êtes assez motivé pour écrire votre premier roman en produisant environ 1 000 mots par jour (ce qui est dur à tenir). Voilà une estimation très optimiste du temps que vous prendra la publication d’un roman de 300 pages.

Préparation du roman : environ 3 mois

Écriture du roman : une centaine de jours

Correction : entre 4 et 6 mois

Un an après le début de votre travail, vous devrez confier votre bébé à des bêta-lecteurs qui mettront entre un et deux mois pour le lire et vous faire un retour. Vous consacrerez une ou deux semaines pour faire vos dernières corrections, puis vous commanderez la vérification de votre livre à un correcteur professionnel, puis à un graphiste pour la réalisation de la couverture.

Ensuite, vous mettrez votre roman en ligne sur une plate-forme de vente comme Amazon et, si vous avez un peu travaillé votre stratégie marketing en amont, vous vendrez suffisamment de livres pour rentrer dans vos frais.

Si tout se passe bien, 18 mois plus tard, vous aurez fait une opération blanche.

L’écriture est un travail de fourmi long et laborieux qui demande de la patience, de l’abnégation et de la détermination, car comme tous les processus longs, il est semé de périodes de doute et de découragement.

Heureusement, c’est un délai qui a naturellement tendance à diminuer au fur et à mesure que vous publierez de nouveaux romans, car votre communauté de lecteurs grossira et vous aurez de moins en moins d’effort à faire pour vous faire connaître. Mais cela suppose également de repasser par toutes les étapes précédemment citées pour chaque nouveau livre. Cela prend donc des années, pour obtenir une petite notoriété et un début de reconnaissance.

(Lisez l’article : « 12 méthodes pour rester motivé »)

7 — Vous cherchez les compliments

On ne va pas se mentir, si on passe des semaines, des mois et des années sur l’écriture d’un roman, ce n’est pas en espérant qu’on nous dise : « Ton pavé, là, c’est juste une grosse daube ».

Nous voulons que les lecteurs l’adorent et que les critiques l’encensent et, heureusement, c’est quelque chose qui n’est pas rare pour les auteurs qui ont vraiment eu à cœur de délivrer un roman de qualité professionnelle. Ne désespérez donc pas.

Pourtant, il est dangereux de se cantonner à cela, car les compliments et les succès, aussi agréables soient-ils, ne nous apprennent rien. Ce sont nos échecs et nos erreurs qui sont formateurs et qui nous permettent essai après essai, de nous approcher de l’excellence.

(Lisez l’article : «  Comment se débarrasser du perfectionnisme « )

Avant la publication de votre livre, vous devez donc partir en quête de bêta-lecteurs sérieux pour obtenir des avis objectifs et constructifs qui doivent être tout, sauf de la complaisance. Bref, vous devez demander à ce que vos bêta pointent vos erreurs du doigt.

Pour cela, le mieux est de faire appel à un professionnel. Il vous fera un topo complet sur les points forts et points faibles de votre œuvre en vous donnant des conseils concrets sur la façon d’améliorer votre roman… hélas, bien sûr, cela a un coût.

Ce que vous devez éviter absolument, c’est de demander l’avis de pépé, maman et tata Bernadette qui auront à cœur de vous faire plaisir en vous félicitant sur la belle histoire que vous avez écrite.

Vous devez chercher les coups. Pourquoi ?

Devenir auteur, c’est s’exposer au monde

En écrivant un livre et en le publiant, vous allez inévitablement devenir un personnage public. Faites-vous une raison sur ce point, car vous ne pouvez pas faire autrement : devenir auteur revient à monter sur une scène, devant des millions de spectateurs.

Si vous refusez ce dernier point, alors vous faites partie de ceux qui « écrivent pour eux-mêmes ». C’est une façon de voir les choses que je comprends très bien, l’écriture ayant des vertus thérapeutiques qui ne sont plus à prouver. Mais, si c’est votre cas, alors vous n’avez pas besoin de publier, et donc pas d’intérêt à lire cet article (tout comme les 98 % des autres articles de ce blog d’ailleurs).

La publication vous mettra dans la lumière des projecteurs et vous deviendrez ainsi une cible parfaite pour les critiques, toutes les critiques.

Il y en a des flatteuses, des constructives, mais il existe également des critiques acerbes, voire diffamatoires qui vous feront mal, et vous devrez toutes les encaisser. Sans exception.

Débutants rassurez-vous, quand on commence, la grande majorité des retours sont bienveillants et utiles (bien sûr, le risque de tomber sur un troll est toujours là). Mais plus vous monterez en notoriété, plus les jalousies s’exacerberont et les couteaux s’aiguiseront. Vous devez donc vous y préparer.

(Lisez l’article : « Comment réagir face aux haters »)

Devenir auteur, c'est s'exposer au monde
Image par John Iglar de Pixabay

J’espère, en listant ces 7 raisons de ne pas devenir auteur, que je ne vous ai pas fait peur. Ce n’était pas mon but, évidemment. Plus il y a d’auteurs, plus il y a de livres, plus je suis content. 🙂

Mais ces 7 raisons sont autant de pièges et de sources de déceptions ou de frustrations qui peuvent frapper un auteur tout au long de sa vie artistique. Il vaut donc mieux y être préparé.

J’ai trouvé que ces sept étaient les plus frappants et les plus redoutables, mais il y en a sans doute d’autres.

Pouvez-vous en citer d’autres ? Dites-le-moi dans les commentaires.


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3 commentaires sur “7 (bonnes) raisons de ne pas devenir auteur”

  1. Une autre : mots de l’entourage « t’es hyper doué pour écrire, tu devrais te lancer » ou bien « t’as eu une vie de folie, tu devrais écrire, ça va te donner plein d’idées » etc…
    Bon, en tout cas, a priori je ne rentre pas dans ces 7 cases, c’est déjà pas si mal… J’écris par plaisir, je me fais plaisir, je m’amuse en écrivant. J’aime avoir rendez-vous avec mon clavier, et comme je le dis toujours ce rendez-vos est aussi intense que l’idée d’un rendez-vous amoureux.
    Pour reprendre Schopenhauer, je tâche de rester le plus possible éloignée de la case « ennui » en entretenant l’amour et le désir de l’écriture. Et lorsque je parviens à écrire un truc que je trouve chouette, pour éviter l’ennui qui pourrait en naître, je repars dans un nouveau désir etc… Du coup, l’ennui devient l’exception. Mais en même temps, écrire devient nécessaire, pour tenir à distance la souffrance. Prisonnière, donc, de l’écriture ? Sans doute…
    Donc, question : « j’écris parce que maintenant que j’ai commencé, c’est mort, je ne peux plus m’arrêter sinon je souffre », c’est une bonne ou une mauvaise raison d’écrire ?? Perso, j’ai pas la réponse. En fait : « je sais pas et je m’en moque », phrase très triste également car elle résume les deux grands maux de notre société : l’ignorance et l’indifférence…
    Bon allez, j’arrête de philosopher, sinon on n’est pas couchés…

  2. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article, à la limite de la philosophie! Pourquoi écrit-on, ou n’écrit-on pas…
    J’aimerais rebondir sur un passage : « alors vous faites partie de ceux qui « écrivent pour eux-mêmes ». […] si c’est votre cas, alors vous n’avez pas besoin de publier, et donc pas d’intérêt à lire cet article (tout comme les 98 % des autres articles de ce blog d’ailleurs). »
    Si l’on n’a pas particulièrement l’intention de publier, pourquoi n’aurait-on pas d’intérêt pour tous vos riches articles sur comment bien écrire?
    Personnellement, j’écris car il y a dans ma tête des histoires et des personnages qui vivent depuis mon enfance, et j’aimerais les « faire sortir », les faire exister sur du papier. A ce jour, je ne ressens pas forcément le besoin de les partager, bien qu’il ne faille jamais dire jamais. J’espère que c’est une bonne raison 🙂
    En attendant, je vous assure trouver beaucoup d’intérêt à la plupart de vos articles, et vous en remercie !

    1. Merci pour ce beau commentaire.
      Peut-être que 98% était trop élevé 🙂 Je faisais surtout référence aux articles sur le marketing pour auteur qui compose une bonne partie du catalogue 😉

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