CHALLENGE #6 – LE BILAN 1ère partie

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C’est le grand jour. C’est l’heure du bilan. Voilà déjà 6 mois que je me suis lancé un défi complètement fou : « Publier mon premier roman avant Noël 2018 et en vendre au moins 1 000 exemplaires avant le 31 janvier 2019. »

Comme c’est un bilan, il y a forcément beaucoup de choses à dire, donc plutôt que de vous assommer avec un article de 4 000 mots, je vous propose de réaliser ce bilan en deux parties.

Première partie : les résultats. Est-ce que j’ai atteint mes objectifs et sinon, pourquoi ?

Deuxième partie : parmi toutes les actions mises en place, quelles sont celles qui ont fonctionné et celles qui ont été des échecs ?

Alors, est-ce que j’ai réussi ? Est-ce que cela a été un succès ou un échec retentissant ? Et surtout, qu’est-ce que j’ai appris de cette expérience ? Voilà les réponses.

Les résultats

Ai-je publié mon livre avant Noël 2018 ?

Oui. Vous le savez déjà puisque j’en ai déjà parlé dans un article à la mi-décembre. J’ai publié mon premier roman « Charlie et le magicien invisible » le 15 décembre 2018 sur Amazon KDP. Cette première partie était donc une réussite.

Pour tout dire, il était même prêt dès le 7 décembre. Mais puisque j’avais lancé une opération de précommande sur 3 semaines et une communication sous la forme d’un compte à rebours, je n’ai pas voulu tout revoir à la dernière minute pour sortir le livre une semaine plus tôt.

Compte à rebours - 01-12Compte à rebours - 08 -12Compte à rebours 13-12

Je pense que j’ai eu raison de maintenir ce cap, car la date de sortie était annoncée et sortir le livre avant aurait semé la confusion. Cependant, je regrette d’avoir vu trop large en termes de date de sortie, car la publication une semaine plus tôt aurait peut-être changé certaines choses. J’en parlerai plus tard.

Ai-je vendu 1 000 exemplaires de mon roman au 31 janvier 2019?

Bien sûr que non !

Pour une simple et bonne raison: cet objectif est impossible à atteindre. En tout cas pas pour un premier roman et pas de la part d’un illustre inconnu tel que moi. Alors, que s’est-il passé ?

Quand je me suis lancé ce défi, je n’avais aucune expérience dans l’auto-édition, et je me suis longtemps posé la question du chiffre que je devais viser. Cent me semblait réaliste, mais un peu timoré. Mille faisait rêver, mais j’avais l’impression de viser la lune. Ne sachant pas à quoi m’attendre, j’ai opté pour la lune.

Le problème, c’est qu’il n’existe aucun chiffre officiel de ce qu’est un bon lancement de livre en auto-édition. Il n’existe aucune statistique sérieuse publiée par un organisme reconnu comme l’INSEE. En revanche, il y a régulièrement des petits sondages qui sont lancés auprès des auteurs sur les réseaux sociaux. La tendance qui se dégage de ces enquêtes amateures est qu’une centaine d’exemplaires vendus durant le premier mois est honorable. En dessous d’une cinquantaine, c’est qu’il y a eu un problème. Au-dessus de 150, cela devient excellent. C’est une échelle de valeurs faite à la grosse louche, mais comme je l’ai dit, nous n’avons pas mieux pour l’instant.

Une fois ce cadre posé, où en suis-je avec « Charlie et le magicien invisible » un mois et demi après son lancement ?

Sur Amazon, j’ai vendu 43 eBooks et 10 livres broché. Soit 53 ventes.

En vente directe, j’ai vendu 42 livres Broché.

On est donc sur un total des ventes de 95 exemplaires ce qui est bien loin des 1000 attendu, on est d’accord, mais qui place Charlie dans la catégorie de ceux qui ont fait un lancement honorable.

L’objectif n’est certes pas atteint, mais je peux quand même me satisfaire de cela.

Ensuite, qu’est-ce qui a fait que je n’ai réalisé « que » 95 ventes et pas plus ? D’après moi, cela vient de mon planning qui était très mauvais.

D’abord, la date de sortie : elle était avant Noël et c’est un bon point, mais il aurait mieux valu qu’elle soit en début de mois de décembre ; voire en novembre. Au 15 décembre, il n’y a que les retardataires qui n’ont pas encore fait leurs cadeaux de Noël. Les autres ont déjà bouclé leur budget cadeau, et c’est trop tard pour ceux-là.

N’y connaissant rien, j’ai mal estimé le temps qui serait nécessaire pour mettre en place certaines actions, et elles sont tout simplement arrivées trop tard pour avoir une influence sur les ventes.

Quelques exemples :

Les chroniqueurs : une bonne semaine pour trouver des chroniqueurs intéressés, une semaine pour que le livre leur arrive (merci La Poste), une à trois semaines pour qu’ils lisent et rédigent leur chronique et nous voilà déjà en janvier ! Noël est passé. L’occasion est loupée. Dommage !

Les grandes enseignes de vente de livre (Cultura, Espace Culturel, etc.) à qui j’ai rendu une visite ont toutes accepté de me recevoir pour une séance de dédicace… en mars 2019. En décembre, les stands de Noël ne laissent pas de place à autre chose. Janvier est l’époque des inventaires et février est déjà plein. Dommage !

Les écoles étaient très intéressées, mais leur programme lecture étant bouclé pour le restant de l’année scolaire, elles m’ont invité à revenir les voir en septembre. Dommage ! J’ai quand même une promesse d’achat d’une vingtaine d’exemplaires de la part d’une école. Ce n’est pas négligeable.

J’ai créé mon site auteur en septembre 2018. C’est un très bon moyen pour créer une communauté de lecteurs, mais cela demande un certain temps pour que les gens le découvrent, l’apprécient, s’y abonnent, etc. Bref c’est un processus lent qui nous amène bien après l’échéance de ce challenge.

CONCLUSION

Au final, rien de tout cela n’est grave. Je pense que toutes les actions menées ont apporté des résultats plus ou moins bons, mais il manquait le temps nécessaire pour que ces résultats se concrétisent. Certaines de ces actions ont des effets à long terme. Un mois et demi était un délai beaucoup trop court pour qu’elles se fassent sentir. En conclusion, je peux dire que ma plus grosse erreur a été de mal poser l’objectif de mon challenge. Leçon apprise ! 😉

C’était également une première expérience. J’ai découvert énormément de choses et de personnes passionnantes et, très sincèrement, même si je n’ai pas atteint l’objectif des 1000 ventes, je ne le ressens pas du tout comme un échec. Je me sens beaucoup plus riche d’expérience aujourd’hui que je ne l’étais il y a six mois. Et cela n’a pas de prix.

Au-delà de l’atteinte ou non de l’objectif, j’ai été en mesure de mettre en place diverses actions de communication et de promotion. Certaines ont bien fonctionné, d’autres moins bien. Lesquelles et pourquoi ? Je vous raconte tout cela, la semaine prochaine. 😉

Ciao


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