Comment faire la couverture de son roman (sans dépenser un centime)

Faire sa couverture de roman soi-même
Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Faire sa couverture de roman soi-même, cela peut paraître insurmontable quand on n’a aucune compétence en graphisme. Mais quand on a un budget proche de du niveau de la mer, alors on n’a pas le choix. Il faut s’y mettre.

Mais comment s’y prendre ? Quel logiciel utiliser ? Quels sont les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber ? Les erreurs à ne pas commettre ?

Pour répondre à toutes ses questions, un partenariat s’est monté entre Ethan Joe Pingault, blogueur et graphiste pro, et moi-même.

Dans une première vidéo, nous nous sommes entretenus sur les conditions nécessaires pour réussir la couverture de son roman.

(Lisez l’article : « Comment réussir la couverture de son roman (même si vous êtes une bille en graphisme)»)

Aujourd’hui, nous avons créé ensemble une vidéo composée de deux parties distinctes pour vous donner tous les éléments pour créer votre couverture de roman vous-même :

Dans la première partie, vous aurez un tuto pas-à-pas pour faire votre couverture de roman vous-même en utilisant le logiciel gratuit Canva.

À cette occasion, je crée la couverture d’un roman fictif qui servira de base au reste de la vidéo.

Dans la deuxième partie, Ethan revient sur mon travail et corrige mes erreurs de débutant devant la caméra avec toutes les explications nécessaires.

Une image valant mille mots, vous ne trouverez dans le texte ci-dessous que la synthèse la plus synthétique de l’histoire des synthèses.

Pour tout le reste, je vous encourage vivement à regarder la vidéo jusqu’au bout afin d’avoir une vision complète de la création d’une couverture d’ebook ou de broché.

Un logiciel gratuit pour faire sa couverture de roman

Commençons par l’un des logiciels que vous pouvez utiliser : Canva.

Il en existe bien d’autres, mais Canva a le mérite d’être très accessible aux débutants. En ligne à 100 %, il ne nécessite aucune installation sur votre poste informatique et les fonctionnalités essentielles sont gratuites.

Il offre également des fonctions payantes que je qualifierai de « conforts ». Elles permettent de gagner du temps dans la conception et le choix des visuels, mais avec un peu de débrouillardise, il est possible de s’en passer.

Les grands avantages de Canva (selon moi)

Faire sa couverture de roman soi-même est assez compliqué comme cela sans avoir à s’embêter avec des prérequis techniques qui ne nous servirons qu’une fois par an.

C’est pourquoi Canva nous mâche le travail :

En mettant les gabarits de tous les formats accessibles en un clic. Que vous vouliez faire une couverture d’ebook, une publication Instagram, une infographie ou une vignette YouTube, vous n’aurez pas à chercher quelles dimensions doit faire votre visuel. Vous n’avez qu’à cliquer sur le bon format.

Les graphistes professionnels de Canva ont conçu pour nous de nombreux modèles de visuels dans lesquels nous pouvons piocher allégrement. Vous pouvez partir d’une page blanche si le cœur vous en dit, mais vous pouvez tout aussi bien gagner beaucoup de temps en « volant » les éléments d’un modèle tout près.

(Lisez l’article : « Comment être un bon voleur »)

Le design global

Le design global est l’un des éléments du personal branding auquel tout auteur doit réfléchir.

Qu’est-ce que c’est que ces bidules ? demandez-vous.

Du calme, j’explique.

Le personal branding est tout simplement la marque que vous devez construire autour de votre petite personne.

Un auteur autoédité est un artiste, c’est vrai, mais que vous le vouliez ou non, c’est également une entreprise. Le fait qu’il soit seul ne change rien à ce fait… au contraire.

Or une entreprise dispose d’une image qu’elle expose aux yeux du reste du monde. Le célèbre marketeur Seth Godin a défini le personal branding comme étant tout ce que disent les autres sur vous quand vous n’êtes pas là.

Pour en savoir plus sur le personal branding, lisez cet article en cliquant sur ce lien.

Le personal branding d’une personne englobe de multiples facettes dont le design fait partie.

La stratégie pour avoir un design global consiste à adopter une charte graphique (composition, couleur, police d’écriture, etc.) que l’on va retrouver dans toutes vos couvertures.

En procédant ainsi, vous vous assurez que vos lecteurs pourront reconnaître en un seul coup d’œil l’un de vos livres. Ce sera votre signature visuelle, unique et personnelle.

Pour illustrer le concept de design global, voici les couvertures récemment retravaillées des polars de Jocelyne Bacquet selon ce principe.

Avouez que ça claque !

Un exemple de Design global pour les couvertures de vos romans

Les 10 conseils d’Ethan pour faire sa couverture de roman

Parmi les nombreux conseils qu’Ethan nous donne dans sa vidéo, voici les 10 recommandations qu’il nous présente comme étant indispensables pour faire la couverture de son roman soi-même.

1 — Innovez dans le cadre

Les couvertures de roman de genre ont des codes. On retrouve toujours les même grandes lignes dans les couvertures de romance, de fantasy, de polar, etc.

Pour autant, il est important d’essayer d’innover, de sortir du lot tout en respectant ces codes.

Vouloir en sortir vous expose à un risque fort de manque de visibilité. Un risque que vous n’avez pas envie de prendre.

2 — Augmentez la lisibilité

Quand votre roman se retrouvera en ligne sur les plateformes de diffusion comme Amazon ou Kobo, sa couverture sera réduite à la taille d’une miniature, échelle « timbre-poste ».

Malgré cette réduction drastique, vous voulez que votre couverture reste lisible. Pour cela, vous devez vous assurer que le titre du livre, votre nom d’auteur et le genre de votre roman soient très très très lisibles.

Alors, pensez gros et contrasté.

3 — Une police qui accroche l’œil

La police de votre titre doit être percutante et doit représenter le genre de votre roman. Douce pour une romance, médiévale pour une fantasy, inquiétante pour un thriller, etc.

4 — Votre titre est votre logo

C’est particulièrement vrai si votre roman s’inscrit dans une série et cela rejoint la notion de design global expliquée plus haut.

La forme de votre titre se doit d’être reconnaissable d’un tome à l’autre. Le lecteur ne doit pas avoir à chercher quel roman s’inscrit dans cette série, et il ne doit pas avoir à chercher quel tome vient après l’autre.

5 — Gardez la même police pour votre nom d’auteur

Toujours pour construire votre identité visuelle, Ethan vous recommande, à l’instar d’auteurs comme Ken Follett, de toujours utiliser la même police d’écriture sur toutes les couvertures de vos romans.

6 — Deux polices maximum

C’est l’une des erreurs que j’ai commises sur ma couverture Canva : trop de polices d’écriture différentes sur une même couverture.

Un choix trop large va générer de la confusion chez le lecteur. Lorsque vous créerez la couverture de votre roman, limitez-vous à deux maximum.

7 — Mettez en avant le genre de votre livre

Le lecteur doit pouvoir identifier le genre de votre livre d’un seul coup d’œil. Si vous pensez qu’il n’est pas identifiable de façon assez précise visuellement, n’hésitez pas à l’écriture littéralement dessus.

8 — Choisir un code couleur

Utilisez trois couleurs maximum sur votre couverture de roman.

Encore une fois, pensez « design global ». Ce code couleur pourrait se retrouver sur toutes vos couvertures du même genre.

9 — Faites simple

Si vous êtes un graphiste débutant (comme moi), ne surchargez pas votre couverture en essayant de combiner plusieurs images les unes avec les autres. C’est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.

Sélectionnez une image qui vous plaît et travaillez-la en utilisant les filtres Canva et en utilisant des polices originales. « Trop » est souvent l’ennemi de « Bien ».

10 — Avoir un élément humain

Non obligatoire, mais recommandé par mon ami Ethan : un visage, un corps ou même une silhouette humaine peut avoir un impact non négligeable sur l’attention du lecteur en mode shopping.

Testez votre couverture de roman !

Enfin, n’ayez pas peur de tester. Réalisez plusieurs couvertures de conception différentes et demandez à vos lecteurs (ou lecteurs potentiels) laquelle ils préfèrent.

Les réseaux sociaux sont faits aussi pour cela. Facebook a, par exemple, un type de publication « sondage » qui vous permet, en quelques clics de poster vos différentes couvertures et de les soumettre à l’avis des utilisateurs.

Ils n’ont qu’un seul clic à faire pour vous faire part de leur préférence, et les résultats chiffrés vous sont livrés quelques jours après.

Plus d’erreurs possibles à part celle, encore trop courante, qui consiste à choisir la couverture que VOUS préférez au lieu de celle qui plaît à vos lecteurs 😉

réalisez un sondage avant de faire la couverture de son roman
Image par Tumisu de Pixabay

Voilà en quelques mots le résumé de cette vidéo hyper complète pour vous aider à faire la couverture de son roman soi-même.

Si vous ne l’avez pas encore regardé en entier, je vous invite fortement à le faire, car elle est riche en méthodes et en conseils de connaisseurs.

Si vous voulez retrouver Ethan Joe Pingault pour suivre ses activités, voici quelques liens qui devraient vous intéresser :

– Sur 5euros.com où il propose ses services de graphismes,

– Pour s’abonner à sa newsletter : https://mailchi.mp/a01716b7182b/mailyblog

– Sa formation Marketing de livre gratuite : https://autoeditionexpliquee.podia.com/press-start-du-reve-d-auteur-a-auteur-bestseller

– Son Blog : https://www.fourmiztory.com/

– Sa chaine YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCl7VJ4z-upqFfugFkdpfarw 

J’espère que ces vidéos consacrées aux couvertures de roman vous ont plu. Si vous avez des questions, remarques ou suggestions, faites m’en part dans les commentaires.

Ethan ou moi y répondront avec plaisir.


Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

4 commentaires sur “Comment faire la couverture de son roman (sans dépenser un centime)”

  1. Bonjour Jérôme

    Je me permets de vous contacter car je suis tes articles toujours avec le plus grand intérêt. J’habite à Jonzac, en Charente-Maritime.
    Je ne vous ai pas contacté jusqu’à maintenant ni suivi vos ateliers, car je suis sur d’autres formations depuis un an et j’ai reporté ce mail assez longtemps. Trop longtemps!
    Je suis professeur d’anglais et j’écris aussi des articles dans mon blog, LA PLUME DE LAURENCE. J’ai 58 ans et je suis passionnée par la lecture et l’écriture.
    J’ai l’envie, pour cet été, d’interviewer des professionnels de l’écriture sous différents aspects et différentes approches. J’apprécie fortement votre réflexion et je serai à la fois curieuse et ravie de vous rencontrer par visio pour écrire un article sur vous, si vous l’acceptez.
    Et si cela est possible, pourquoi pas aboutir à quelque chose? Je suis convaincue qu’on doit se réunir en une communauté et ne pas rester seule dans son coin.
    Si l’idée de me parler un peu avec moi vous convient, nous pourrions convenir d’un moment qui vous conviendrait où vous ne seriez pas trop chargé dans vos activités.

    Au plaisir de vous rencontrer, même virtuellement

    Cordialement

    LAURENCE SMITS

    1. Bonjour Jérôme tout d’abord !
      Merci à toi pour cette vidéo, surtout quand on sait le temps que cela prend d’enregistrer et organiser une telle durée… 🙂
      Second merci, puisque je découvre la nouvelle version de mes couvertures pour ma série “Polars” à titre d’illustration de ton sujet ! Juste une précision, le nom de la graphiste qui a planché sur mes couvertures, je trouve important de la citer : il s’agit de Lydie Wallon de “2LImaginaire”.
      Merci à Éthan pour sa participation de professionnel de l’image. Je suis là aussi inscrite à son MailyBlog en tant que Fourmiz…
      Par ailleurs, je découvre le message de Laurence qui parle de communauté, ce qui est intéressant bien évidemment, surtout en cette période où nous nous sentons tous amputés de quelque chose dans nos échanges… Mais là où j’ai fait un petit bond sur ma chaise, c’est lorsque Laurence évoque sa situation géographique. Car il se trouve que pour ma part, je travaille à Jonzac et je vis à moins de 5 kms de ladite bourgade… Qui a dit qu’il ne se passe rien en province ??
      Ce serait avec plaisir que j’entrerais en contact avec Laurence, si cela l’intéresse bien-sûr !
      Voili voilà ! Encore merci Jérôme et à bientôt.
      Jocelyne

Laisser un commentaire