Comment valider votre idée de roman

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  

Parmi toutes les questions que je me suis souvent posées depuis mon début dans l’auto-édition, il y en a une qui revenait régulièrement : est-ce que mon idée de roman est bonne ? Est-elle porteuse ? Va-t-elle intéresser beaucoup de gens ? Comment savoir si cette idée de roman est valable en me basant sur autre chose qu’une vague intuition, cet instinct qui peut être si facilement trompeur ?

Je ne sais pas vous, mais quand une idée d’histoire fait « Plop » dans ma tête, je suis toujours tout feu tout flamme. Je suis tout excité d’avoir trouvé un angle différent pour un genre connu, ou un personnage particulier, ou une scène prenante. Ces éléments me semblent toujours émotionnellement excitants… pour moi. Mais qu’en est-il des lecteurs potentiels ? Seront-ils seulement intéressés par l’histoire que je vais écrire ou vais-je passer des mois à transpirer sang et eau sur une intrigue qui laissera tout le monde indifférent ?

(Lisez l’article : 7 sources d’inspiration pour trouver l’idée de votre roman)

C’est une question qui mérite d’être posée avant de commencer à écrire, mais encore faut-il trouver des indicateurs concrets et objectifs pour s’en assurer. Car un auteur est toujours un brin protecteur avec ses idées. Nous avons souvent tendance à vouloir les défendre bec et ongles comme si c’étaient nos enfants. Il faut donc des arguments sacrément solides pour nous convaincre que notre idée n’est pas si géniale que ça.

J’ai donc fait quelques recherches, et j’ai découvert le blog kindlepreneur.com de Dave Chesson. Ce blogueur américain un peu foldingue a fait de la validation d’une idée de roman son cheval de bataille.

La méthode qui suit est la sienne, illustrée et traduite par mes soins.

Qu’est-ce qu’une bonne idée de roman ?

Commençons par le commencement. Si vous voulez savoir si votre idée de roman est une « bonne » idée, il faut préalablement définir ce qu’est une « bonne » idée, car tout le monde n’aura pas forcément la même définition.

Dans le contexte de cet article, la bonne idée de roman sera celle pour laquelle le public est prêt à payer. Il s’agit donc du fruit d’une réflexion raisonnée et non d’une valeur sentimentale, morale ou artistique. C’est un point très important à comprendre. Ce qui suit vous invite à réfléchir avec votre tête plutôt qu’avec votre cœur.

Cela ne veut pas dire que la passion de l’écriture doit être exclue, bien sûr que non. Le plaisir est un élément important dans le processus d’écriture. Comment votre roman pourrait-il plaire à vos lecteurs s’il ne vous plaît pas à vous ? Il faut être logique. D’un autre côté, est-ce satisfaisant de mettre son cœur et son énergie dans un roman qui ne sera pas lu ? Si vous lisez le blog « écrire ET être lu », vous devez normalement connaître la réponse à cette question 😉

Cet éclaircissement apporté, nous pouvons attraper une bonne idée de roman et la disséquer comme une grenouille de laboratoire pour découvrir les trois éléments qui la composent.

1 — Un marché existant

Vous avez inventé un nouveau concept de roman ? Quelque chose de totalement inédit qui va vous placer en tant que visionnaire dans le monde de l’édition. C’est génial ! Vous êtes une personne hypercréative qui réfléchit « out of the box » et il y a une chance pour que votre projet soit une réussite (je vous le souhaite en tout cas).

Hélas, il existe également une très forte probabilité pour que ce nouveau projet ne rencontre pas son public. Rien ne vous empêche de vous investir dans un tel projet, mais vous devez prendre conscience que c’est à haut risque.

En revanche, écrire dans un genre connu et reconnu tel que la romance, la Fantasy, le thriller ou la science-fiction est une valeur sûre, car nous savons que, chaque année, des millions de personnes dépensent leur argent pour ces genres de livres.

2 — La volonté de payer

Que cette idée de roman intéresse des milliers de personnes ne signifie pas qu’elles soient prêtes à payer pour la lire.

Internet a ouvert des millions de portes donnant accès à un savoir et à des divertissements totalement gratuits. Wattpad en est l’illustration la plus évidente.

3 — La compétition

Bonne nouvelle : vous avez une idée qui intéresse les gens et pour laquelle ils sont prêts à payer.

Mauvaise nouvelle : si vous avez trouvé ce créneau, vous n’êtes probablement pas le seul dans ce cas. Vous aurez donc à faire face à de la compétition.

La compétition est inévitable à partir du moment où les éléments 1 et 2 sont rassemblés. Reste à savoir si elle est surmontable ou non.

Mais j’entends les râleurs assis au fond de la salle qui rouspètent :

« T’es bien mignon Jérôme, mais comment je fais pour évaluer le marché de mon idée, la volonté des gens à payer et la concurrence ? »

Tout d’abord, c’est gentil à vous de me dire que je suis mignon, mais restons professionnels svp.

Ensuite, ça tombe bien, car ce sont justement les points suivants.

1 — Comment évaluer le marché d’une idée de roman

Comme n’importe quel produit ou service, un roman est soumis à la loi de l’offre et de la demande. Tant que la demande est supérieure à l’offre, c’est qu’il existe une opportunité.

Pour savoir s’il y a une demande en ce qui concerne votre idée de roman, le mieux à faire est de poser la question à votre meilleur ami : Google.

Kwfinder est un outil absolument génial pour découvrir ce que les gens recherchent sur Google. Pour chaque mot-clé en lien avec votre idée de roman, il vous donnera le nombre de recherches Google sur le mois dans le pays et la langue de votre choix et il vous indiquera le niveau de compétition sur ce mot-clé.

Avoir beaucoup de recherche sur le mot-clé de son idée est génial, cela indique que votre idée intéresse énormément de personnes. En revanche, si la compétition est considérée comme trop forte vous apparaîtrez dans les pages 8 ou 10 des résultats de recherche Google et personne ne vous verra jamais. Il vaut donc mieux chercher un juste milieu.

Prenons l’exemple du livre que je suis en train d’écrire. Un roman de Dark Fantasy qui traite de la vie après la mort. J’ai, tout naturellement voulut valider mon idée de roman avec les mots-clés suivants :

Voyage dans l’au-delà,

Voyage dans l'au-delà

Au-delà

Au-delà

– Limbes

Limbe

– Babel (un titre possible)

Babel

– Vie après la mort

Vie après la mort

Il apparaît clairement que « voyage dans l’au-delà » n’intéresse pas grand monde. En revanche les quatre autres sont de bons compromis entre intérêt du public et compétition.

La bonne nouvelle, c’est que si des gens cherchent ces mot-clés sur Google il y a de fortes chances pour qu’ils le cherchent également sur Amazon.

2 — Comment évaluer la volonté de payer

Continuons sur notre lancée. Votre recherche sur kwfinder montre un intérêt satisfaisant des internautes pour votre idée de roman. Pour en évaluer la volonté qu’auront les lecteurs à payer pour elle, vous devez effectuer les mêmes recherches sur Amazon.

Le volume de vente

Rendez-vous sur la boutique kindle et lancez la recherche kwfinder qui vous paraît être la plus prometteuse, cela va vous donner un certain nombre de livres en résultat de recherche.

Sélectionnez les trois premiers résultats et rendez-vous dans leur description. Vous y trouverez leur classement des meilleures ventes Amazon. Choisissez bien le classement de la boutique Kindle et non celui du sous-genre du livre ; cela pourrait grandement fausser les résultats. Le classement de la boutique kindle est généralement le premier de la liste.

Ensuite, vous pouvez vous rendre sur le site de Dave Chesson et utiliser son incroyable calculatrice de vente KDP. En tapant le classement Kindle d’un livre, la calculatrice vous donnera son potentiel de ventes quotidiennes. C’est magique !

En ce qui concerne le livre du 1er résultat de ma recherche sur les limbes, le résultat est de 13 livres par jour… je saurais m’en contenter 😉

Sales rank 1

Deux critères sont à prendre en compte à ce stade de l’analyse de l’idée de votre roman :

– le premier livre au classement se vend-il assez à votre goût ? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. Passez à l’idée suivante.

– Y’a-t-il un gros écart entre les ventes du 1er livre et du 2e ? Si c’est le cas, cela signifie que le premier livre a déjà répondu au besoin des lecteurs, et que tous ceux qui l’ont suivi n’ont jamais réussi à s’imposer face à lui.

Par exemple, avec le mot-clé Babel, je me retrouve en compétition avec le best-seller “Passe-miroir: la mémoire de Babel”, numéro 568 au classement des ventes Kindle avec 160 ventes potentielles par jour. S’ensuit une ribambelle de roman/manga tellement obscurs qu’ils ne sont même pas classés, puis un livre de linguistique classé 69 658 qui totalise 3 ventes par jour. De 160 à 3, ce n’est plus un écart. C’est le grand canyon.

Exit Babel.

Le chiffre d’affaires

Maintenant que vous avez une estimation du nombre d’exemplaires que vous pouvez vendre avec cette idée, voyons combien cette idée peut vous rapporter en monnaie sonnante et trébuchante.

Multipliez le nombre de ventes quotidiennes par le prix de vente du 1er livre et multipliez ce résultat par 30 pour obtenir un chiffre d’affaires mensuel possible.

Livre 1 = (3,99 € x 13) x 30 = 1 556,10 € par mois

Ensuite, répétez l’opération pour le top 3 des livres résultant de votre recherche, puis sur le top 16. Pourquoi le top 16 ? Parce que c’est le nombre de résultats apparaissant sur la première page lors d’une recherche sur Amazon et que 90 % des internautes ne vont jamais sur la page 2.

En comparant les chiffres d’affaires du top 3 et du top 16, vous serez en mesure de déterminer si vous devrez a-bso-lu-ment faire partie du top 3 pour gagner de l’argent avec cette idée ou si le top 16 sera suffisant pour vous.

C’est en faisant ce calcul que l’on prend la mesure de l’importance du référencement d’un livre sur Amazon. Parmi les 16 premiers résultats de ma recherche sur le mot « limbes », les résultats 5 à 14 sont classés, au mieux, 50 000e dans le classement des ventes Kindle alors que le livre apparaissant en 15e position est classé 1983e ; un excellent score. Comment expliquer ce décalage ? Un bon référencement selon l’algorithme d’Amazon.

Je vous promets de m’intéresser à ce sujet brûlant très prochainement 😉

3 — Comment évaluer la concurrence sur une idée de roman

La concurrence sur cette idée de roman est-elle trop féroce ? Pour le savoir, il vous faut collecter quatre chiffres :

Le nombre de titres disponibles sur le sujet.

Il est indiqué en haut à gauche d’une recherche dans la boutique Kindle. Notez-le. Il indique l’intérêt porté à votre sujet. Plus il y a de titres disponibles et plus l’intérêt est grand, mais plus la concurrence est rude.

Nombre de résultat

Exemple : « Régime » collecte 6000 résultats alors que « perdre du poids » n’en a que 720. Il sera sans doute plus facile pour vous de rentrer dans la course du deuxième que du premier.

Le classement moyen des meilleures ventes Amazon.

Prenez les classements des trois premiers livres. Additionnez-les et divisez le résultat obtenu par 3 pour avoir la moyenne.

Amazon est similaire à Google dans la mesure où la grande majorité du trafic pour une recherche donnée se situe dans les trois premiers résultats. Pour cette raison, vous devez veiller à ce que votre livre figure parmi les trois premiers résultats de recherche de votre idée de livre, car c’est là que réside la majeure partie de l’argent dépensé par les lecteurs.

Lorsque vous examinez le classement moyen pour les 3 meilleurs livres, vous devez rechercher un nombre suffisamment bon pour que le sujet soit rentable (disons en-dessous de 50 000), mais pas au point de rendre l’atteinte de ce classement improbable (au-dessus de 10 000).

Refaites le même calcul avec les 16 meilleurs résultats.

Comme indiqué, la majorité du trafic de recherche ira aux 3 premiers résultats de recherche. Cependant, certaines idées sont si populaires que se classer parmi les 16 meilleurs vendra toujours suffisamment de livres pour répondre à vos objectifs financiers.

Votre feeling sur la difficulté concurrentielle

Certaines choses ne se mesurent pas avec des chiffres et des données statistiques. La qualité des livres dans les premiers résultats de votre recherche, la célébrité des auteurs, le classement des meilleures ventes, etc.

Ces éléments qui permettent d’évaluer la concurrence relèvent d’une appréciation qui doit être faite globalement et en fonction des informations dont vous disposez.

Pour donner une valeur à votre feeling, notez-le sur 20, sur 100 ou 10 000, comme cela vous va bien.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux éviter de construire une usine à gaz pour justifier un sentiment forcément subjectif. Le plus simple est donc d’opter pour une note sur 3 :

1 — Facile

2 — Moyen

3 — Difficile

Si vous êtes comme la plupart des auteurs, vous aurez plusieurs idées de livre, voir plusieurs angles sous lequel traiter une seule idée.

Si vous multipliez le nombre de vos idées par le nombre d’angles pour chacune d’elle, vous obtiendrez un grand nombre de possibilités. Il peut être difficile de choisir laquelle est la meilleure si vous ne disposez pas d’une méthode de mesure qualitative comme celle que je vous ai présentée.

Utilisez cette méthode d’appréciation de la concurrence pour comparer rapidement les idées entre elles avant d’approfondir les données et d’analyser les trois mesures dans leur ensemble. Vous gagnerez ainsi un temps précieux.

Votre idée de roman est-elle bonne ?

Au final, vous êtes seul juge pour déterminer si votre idée de roman est bonne ou non, car cela dépend de la situation de votre carrière d’auteur et de vos ambitions.

Si vous débutez, vos critères peuvent être simplement de trouver un bon sujet de livre : un sujet sur lequel vous aimerez écrire, qui n’est pas trop compétitif, et qui vous rapportera un revenu mensuel stable de 100 € par mois par exemple.

Si vous êtes un écrivain chevronné avec une clientèle nombreuse et des objectifs financiers ambitieux, vous chercherez peut-être une idée de roman avec le potentiel d’un best-seller et capable de générer au moins 10 000 euros par mois.

Une fois que vous avez une idée précise de ce qu’est une bonne idée de livre pour vous, vous pouvez juger si l’une des idées que vous avez identifiées est suffisamment bonne ou non.

Il est important d’aller au-delà des évidences lorsque vous comparez des idées. Par exemple, une idée peut rapporter beaucoup d’argent, mais semble inatteignable en raison de la concurrence. Une autre idée peut rapporter moins d’argent, mais être très accessible, très « facile », car il y a peu de monde qui la propose déjà.

Vous découvrirez peut-être qu’aucune de vos idées n’est « bonne » pour le moment. Cela peut donner l’impression d’une défaite, mais une vraie défaite aurait été de consacrer temps et énergie à la création d’un livre qui n’intéresse personne plutôt que d’éviter une expérience désagréable.

Donc, si vous n’avez pas trouvé la bonne idée pour aller de l’avant, que pouvez-vous faire ?

  1. Chercher une variante de votre idée. Le changement d’un mot-clé dans vos recherches Google ou Amazon peut vous donner une nouvelle approche, un nouvel angle auquel vous n’aviez initialement pas pensé.
  2. Vous pouvez également vouloir partir de zéro et prendre une direction totalement différente.

Si vous avez besoin d’inspiration, il vaut souvent la peine de parcourir les différents genres et catégories de la boutique Kindle. Vous pouvez tomber sur quelque chose que vous n’avez jamais envisagé auparavant, ce qui peut susciter une idée en vous.

Faire tout ceci peut sembler être beaucoup de travail, mais pensez aux efforts que vous demandera l’écriture d’un roman. Cela vaut sans doute la peine d’investir un peu de temps dans la validation de votre idée avant de vous lancer dedans à corps perdu.

Pour vous faciliter les choses, je vous propose de télécharger le tableur suivant. Il reprend les méthodes de calcul des chiffres d’affaires journaliers et mensuels de vos recherches Amazon ainsi que la méthode d’évaluation de la concurrence.

Construit au format ODT, il fonctionnera sous LibreOffice (gratuit) et sous Excel (payant). Il ne vous reste plus qu’à remplir les champs en jaune en suivant les indications de cet article, et il fera les calculs tout seuls. 😉

Pour le télécharger, CLIQUEZ ICI.

Maintenant que vous n’avez plus d’excuse, à vos calculettes !

Mais quid de mon idée de roman me demanderez-vous? Le résultat est mitigé. L’intérêt pour l’au-delà semble très léger dans la littérature fantasy. On trouve de nombreux ouvrages d’ésotérisme et de parapsychologie, mais peu de roman de fiction sur la vie après la mort tel que je l’avais en tête. J’ai donc un travail d’introspection et de recherche à entreprendre. Heureusement, je n’en suis qu’au premier jet et un gros travail de réécriture m’attendait de toute façon.  Je préfère avoir connaissance de cette information maintenant que la veille de la publication  😉

Et vous? Que feriez-vous? Reprendriez-vous votre travail pour trouver un angle plus propice à susciter l’intérêt des lecteurs ou resteriez-vous sur votre idée première, coûte que coûte?

Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.

Photo by Clever Visuals on Unsplash


Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  

10 commentaires sur “Comment valider votre idée de roman”

  1. Merci pour cette approche rationnelle du point de vue du marché. Un bon produit qui n’a pas de public ne se vendra pas : l’industrie a de nombreuses histoires racontant la même chose et on ne sait pas toujours comment s’y prendre pour évaluer la situation.

    En revanche, je n’ai pas reçu les liens de validation des outils associés à l’article.

    Bonne journée, bonne continuation et encore merci.

    1. Effectivement, c’est une approche très rationnelle. C’est pourquoi j’insiste beaucoup en début d’article pour inciter à penser avec sa tête et non son coeur. Je sais à quel point la fibre artistique peut vite s’indigner quand on parle marché 😉
      Concernant le lien, si vous étiez déjà abonné, vous avez un lien de téléchargement direct dans l’email reçu ce matin (jour de publication de l’article).
      Si vous n’étiez pas abonné, envoyez moi un email depuis l’adresse que vous avez saisi dans le formulaire d’abonnement et je regarderai ça pronto 🙂

  2. Bonjour Jérôme et merci pour cet article 😊

    J’aimerais apporter une nuance concernant l’utilisation de la calculatrice de vente disponible sur le site de Dave Chesson : l’estimation obtenue n’est certainement applicable qu’à amazon.com et donc, au marché anglophone. Sur amazon.fr, il y a très peu de chances que le ou la numéro 1 du classement kindle vende environ 6400 ebooks par jour.
    Début 2015, selon les estimations communiquées par Jacques-Line Vandroux, les premiers du classement étaient plutôt à 100-200 ebooks par jour. Je ne pense pas que le marché francophone ait explosé à ce point en 2019 😉.
    Pour reprendre l’exemple de la Passe-Miroir, en étant 568e au classement en 2015, l’ebook se vendait plutôt entre 3 à 6 exemplaires par jour.

  3. Ecrire c’est bien, vendre ses livres, c’est encore mieux. Merci pour cette approche pragmatique et pro du métier. Laissons les artistes incompris et torturés au placard!

  4. Personnellement, en tant qu’artiste incompris et torturé, j’ai découvert que mon premier roman appartenait à une catégorie… qui n’existait pas, du moins chez Amazon France ! Pas moyen de choisir “super-héros” dans les mots-clés, il a fallu que je penche plutôt vers le fantastique ou la SF. La catégorie existait en langue anglaise par contre, question de culture j’imagine.

    Vous avez vu le Top 100 Kindle ? En dehors des romans qui ont déjà du succès, quelques livres de développement personnel, et beaucoup, beaucoup de romances à l’eau de rose et/ou érotiques. Fantastique/SF, effectivement il me semble que c’est plus anglo-saxon. J’avais d’ailleurs traduit mon roman de super-héros en anglais, sans plus de succès qu’en français.

    1. Effectivement, la lecture du top 100 de Kindle peut-être déprimante pour tout auteur qui ne fait pas dans la romance et l’érotisme.
      Si la catégorie super-heros n’existe pas, je te conseille de bien choisir tes mots-clés pour que ton livre ressorte sur les résultats Amazon.
      Que les super-heros soit un sujet qui plaît ne se discute pas. Il ny a qu’à voir les résultats du box-office au cinéma sur les 10 dernières années. En revanche, la concurrence doit être rude dans ce domaine.

  5. En roman de super-héros à ma connaissance, il n’y a pas énormément de concurrence, justement, car c’est surtout un genre relié à la bande dessinée. C’est aussi cela le problème, les gens ne vont pas nécessairement rechercher des aventures de super-héros en prose. Il y a eu quelques romans Marvel de sortis récemment, les romans Wild Cards supervisés par George R.R. Martin, et les quelques romand édités par Rivière Blanche écrits par Romain d’Huissier. C’est sans doute pour cela qu’il n’y avait pas de mot-clé par défaut sur Amazon, et d’ailleurs pas de distinction dans les rayons de la Fnac. Les romans sont classés avec la SF.

Laisser un commentaire