Interview d’auteurs : Isabelle et Quentin Van Wynsberghe

Interview d'auteurs : Isabelle Van Wynsberghe Quentin Van Wynsberghe
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Comment construire un polar. Comment écrire un roman à quatre mains et vendre un livre quand il est très connoté géographiquement. Ce sont les sujets que nous avons abordés lors de cet entretien avec non pas un, mais deux auteurs : Isabelle et Quentin Van Wynsberghe.

Leur polar « Les naufragés d’Ogoz » a gagné le 2e du Prix Vanil Noir 2020 organisé en Suisse romande par la maison d’édition Monsalvens.

Je mets ces pauvres Quentin et Isabelle sur le grill, et ensuite nous échangeons les rôles.

Ils me posent leurs questions portant sur le marketing digital, et nous terminons par un mini coaching de 20 minutes pendant lequel j’analyse le site internet d’Isabelle et je lui fais mes recommandations.

Pour la version intégrale, cliquez sur le lien vidéo ci-dessous. Pour la synthèse, vous pouvez lire la transcription texte de l’entretien.

C’est parti !

Isabelle et Quentin, leurs parcours

Jérôme : Bonjour et bienvenue sur la chaîne « Écrire et être lu » je suis ravi de vous retrouver pour cette interview d’auteur du blog. Et en plus, cette semaine, j’ai fait coup double puisque nous avons deux auteurs : Isabelle et son fils, Quentin. Bonjour Quentin. Puisque vous avez écrit un roman policier, un polar à 4 mains.

Quentin : Bonjour.

Isabelle : Bonjour à tous.

Jérôme : Alors on va en discuter, bien sûr, de ce polar qui a reçu un prix. Mais moi, ce qui m’intéresse surtout, c’est de parler d’abord un petit peu de vous. Donc vous allez vous présenter, on va échanger sur votre parcours, vous allez nous dire comment vous en êtes arrivés à écrire ce livre ensemble et puis, si vous avez des questions de marketing, de vente, de copywriting, vous les poserez et j’y répondrai avec plaisir. OK ?

Isabelle : Super. Alors, je suis indépendante et je fais du conseil en nutrition de santé et de l’accompagnement de jeûne. Je suis spécialisé dans l’accompagnement jeûne et détox.

C’est grâce à ça que j’ai écrit mon premier livre qui est un guide de jeûne, parce que quand j’ai commencé à jeûner, j’ai cherché des guides pratiques pour m’aider. J’en ai trouvé quelques-uns, mais jamais qui me satisfaisait. À force de jeûner moi-même et d’accompagner des jeûneurs, j’ai écrit le guide que j’aurai voulu trouver à l’époque où j’ai commencé.

Ça a été mon premier livre. Ensuite j’ai écrit d’autres livres professionnels et puis un premier roman et enfin le livre dont on va plus parler ce soir. C’est le 6e pour moi et le premier pour Quentin. Le roman s’appelle « Les naufragés d’Ogoz », un polar, ce qui est vraiment nouveau aussi pour moi.

J’ai aussi écrit un livre patrimoine régional montagnard parce qu’on vit en Suisse dans la jolie région de la Gruyère « qui est un fromage sans trou, pour les français).

Quentin : Alors moi c’est Quentin Van Wynsberghe. J’ai 29 ans depuis 1 semaine et je suis né à Paris. On a beaucoup voyagé avec mes parents et on s’est retrouvés finalement en Suisse où j’ai fait la plupart de mes écoles secondaires. J’ai toujours fait du théâtre depuis que j’ai 6 ans et actuellement je travaille dans le service social d’un canton où je suis actuellement.

Ça faisait un long moment que j’avais envie d’écrire quelque chose. J’ai participé à beaucoup de projets d’écriture, mais je n’avais rien publié à part ce premier livre que j’ai fait avec ma maman.

Isabelle Van Wynsberghe et Quentin Van Wynsberghe
Isabelle et Quentin Van Wynsberghe

Les naufragés d’Ogoz

Jérôme : Et alors donc ce polar comment est que vous en êtes venus à décider d’écrire un polar à deux, mère et fils ?

Isabelle : Je vais laisser Quentin répondre.

Quentin : Je m’en souviens bien, c’était il y a presque 2 ans. Ma mère participait à un événement littéraire dans un village. Elle a appris qu’il y avait un concours mis en place par l’éditeur et elle avait une idée de roman, depuis quelques années déjà, sur la transplantation cardiaque.

Mais surtout ce qui a fait le lien, c’est que, en Gruyère, on a un lac artificiel et un barrage qui a été construit il y a 70 ans.

Isabelle : C’est 70 ans.

Quenti: On s’est rendu compte, il y a quelques années, que le barrage avait fêté ses 70 ans et il n’y avait eu aucune fête, aucune publicité dans les journaux, aucune information. Ma mère, ça l’a surprise parce que c’est quand même tout un lac dans une région. Comment ça se fait que ce ne soit pas célébré ?

Moi qui ai vécu mes années d’écoles ici, j’ai toujours entendu dire par mes amis que le lac est considéré comme dangereux parce qu’artificiel. À cause des courants, à cause du fait qu’il y a effectivement eu des noyades, des problèmes.

Comme c’était dans une vallée, les gens ont été expropriés de leur maison pour faire ce lac. On leur a demandé gentiment de partir pour noyer toute cette région où ils vivaient. Les gens ici sont extrêmement chauvins et ils ont énormément d’appartenances à leur terre. Les gens ont eu beaucoup de mal a accepter ça et c’est pour ça que ce n’est pas très célébré à mon avis. C’est ça qui a fait germer une idée chez ma mère.

Elle m’a dit « J’aimerais bien proposer une idée là-dessus. Je vois un polar qui fasse un lien avec tout ça. » Elle m’explique son idée, le speech. Malheureusement elle avait beaucoup de choses à faire en même temps. Elle avait les formations. Elle n’avait pas le temps d’écrire, et moi, à ce moment-là, j’avais un job que je n’aimais pas et pendant lequel j’avais beaucoup de temps libre.

Donc finalement moi j’avais le temps et j’ai décidé de l’écrire. Je lui ai dit « Tu me speech, tu me décris l’histoire en détail et on l’écrit ensemble et on voit ce que ça donne ».

Les naufragés d'Ogoz

Écrire un roman à quatre mains

Jérôme : J’ai une question pour Quentin. Vous avez donc travaillé pendant 1 mois sur le squelette du roman. Alors personnellement, quand j’écris, je construis également un squelette où tout est calé au millimètre. Mais quand j’écris, j’ai des idées qui me viennent en même temps que l’histoire se déroule et je finis toujours par m’éloigner de ce plan. Les personnages ont tendance à s’animer tout seuls, à avoir leur propre vie et à m’amener sur des chemins que je n’avais pas prévus au départ. Est-ce que ce n’est pas quelque chose que tu as rencontré, toi quand tu as fait l’écriture ?

Quentin : Oui.

Jérôme : Du coup comment on gère ça quand on fait de l’écriture à 4 mains ?

Quentin : C’est une très, très bonne question parce que pour avoir discuté avec d’autres gens, c’est justement le problème de vision au final. Là où on a eu de la chance, c’est que comme l’idée venait de ma mère et qu’on en parlait souvent, les personnages se sont écrit tous seuls à force d’en parler.

À part un ou deux personnages où j’ai un peu plus donné mon image personnelle, on s’était mis d’accord dès la base. C’est le roman de ma mère, car c’était elle qui avait la vision de base. Le but était d’arriver à sa vision.

Il y a eu quelques personnages où j’avais une vision d’eux un peu différente, mais cela ne changeait pas grand-chose à l’histoire racontée en fait. C’était des personnages secondaires. Alors que l’action principale qui devait être faite, on était d’accord dessus. Les rares fois où on a eu des petites divergences d’opinions, on a fini par se mettre d’accord au fur et à mesure.

(…)

Isabelle : Et si je peux juste rebondir sur ta question, Jérôme. Moi j’ai vécu ce que tu décris quand j’ai écrit toute seule mon premier roman. Quand j’ai écrit le roman intitulé « Mon fils est gay », 3 semaines avant de commencer l’écriture, je n’arrivais pas à commencer l’écriture chez moi. J’avais fait toutes mes recherches, j’avais toute ma structure et je suis parti comme toi avec un cahier.

Point A, point B, point C, tous les chapitres organisés, arriver à la fin il se passe ça et puis j’ai écrit entre 50 et 70 pages et à partir de là comme j’étais seule à ne faire que ça pendant 3 semaines, j’ai eu l’impression de vivre avec mes personnages. Au bout d’un moment, ils me réveillaient la nuit pour me dire va écrire ça. Je me réveillais, je me levais et puis j’allais écrire.

Et puis à un moment donné les personnages se sont mis à vivre leur vie et je n’ai pas écrit le livre que j’avais prévu d’écrire au départ. L’histoire m’a échappé et j’ai écrit l’histoire que les personnages voulaient vivre. Par contre dans le polar, j’ai beaucoup moins senti ça parce qu’en fait ma fin était très claire.

Il fallait qu’on en arrive là et après qu’on passe par un chemin A ou un chemin B, ce n’était pas si important que ça. C’est pour ça que Quentin a pu être libre de mettre des choses à sa sauce et c’est pour ça que ça s’est très bien passé.

écrire un roman à quatre mains
Image par Luisella Planeta Leoni de Pixabay

Vendre un livre « régionaliste »

Jérôme : « Les naufragés d’Ogoz », dans le sud de la France, ça ne nous dit absolument rien. Mais j’imagine que dans le canton concerné, tout de suite ça parle aux gens. Est-ce qu’il y a eu une stratégie de l’éditeur focalisée sur le territoire pour faire le lancement du livre ?

Quentin : À la base déjà on avait très peu de consignes dans le concours. Les 3 points importants à respecter étaient : une quantité de mots, un format de texte à compléter et surtout que ça devait être un polar qui se déroulait en Suisse romande (…) C’est un point qui est voulu par l’éditeur, car c’est un peu sa ligne principale.

Jérôme : Donc en fait c’était une contrainte du concours ?

Quentin : Oui.

Isabelle : C’est même un peu plus qu’en lien avec le concours lui-même, il a accentué pour ce concours sa ligne éditoriale. Toute sa maison d’édition est structurée autour de la régionalité.

Jérôme : D’accord donc j’imagine que dans sa stratégie marketing, il est très concentré sur la région en question et peut-être moins sur la vente en ligne. Je vais poser une question un peu au pifomètre : combien de séances de dédicace vous avez dû faire ? Beaucoup, j’imagine.

Isabelle : C’est en cours en fait. (…) Entre un et deux événements qui sont organisés par la maison d’édition elle-même sur des salons du livre ou des choses comme ça. De notre côté, on en est à organiser entre 12 et 15 séances de dédicace d’ici la fin de l’année (NDA : l’interview date de début septembre), mais motivées par l’éditeur.

Par exemple il a négocié avec la Poste en Suisse. La Poste a pour stratégie de vendre, en plus de ses propres produits, des produits régionaux. Et l’éditeur a négocié un contrat pour que différents officies de Poste proposent notre livre. Donc on se retrouve à organiser une bonne dizaine de dédicaces dans les offices de Poste et plusieurs dans des librairies, bien évidemment. Ça va s’enchaîner comme ça tout le temps parce que l’éditeur qu’on a pour ce livre est hyper actif en promotion de ses auteurs.

Jérôme : Beaucoup de séances de dédicace donc. C’est normal quand on a un livre qui est connoté comme ça, régionalement. La meilleure stratégie est de miser le paquet sur le local et accessoirement de faire quelques ventes en ligne. Mais 80 % sur la région concernée parce que forcément, c’est là que se trouve le public qui sera intéressé. Une dizaine de séances de dédicace d’ici la fin de l’année sachant qu’on est début septembre, ça va vous faire un joli petit marathon.

Isabelle : C’est exactement ça.

La région de la Gruyère en Suisse
Image par RedFilm de Pixabay

Conseils Marketing Digital

Jérôme : Je vous propose, comme ça fait déjà ¾ d’heures qu’on papote, qu’on discute un petit peu vente et marketing, en tous cas si vous avez des questions, s’il y a des domaines dans lesquels je peux vous aider, c’est le moment d’en parler.

Isabelle : Tu disais tout à l’heure qu’avec une histoire régionale, c’est vraiment bien d’aller dans le jeu des dédicaces, aller à rencontres des gens de la région. Malgré ça et parce que je n’ai pas que ça non plus comme livre à vendre, le webmarketing m’intéresse, mais je trouve ça quand même très compliqué, trop difficile de toucher les gens, de toucher le public cible.

Je trouve que ça prend énormément de temps et que c’est un métier à part entière. Moi, j’aime écrire, j’aime raconter des histoires, mais je n’aime pas forcément essayer de les vendre, ce n’est pas mon truc.

Donc si tu pouvais expliquer comment ça se passerait un accompagnement ou un partenariat, un travail ensemble entre un auteur et une personne qui fait du webmarketing, ça, ça m’intéresse.

Jérôme : Alors je peux te dire comment moi je fais, après chaque coach à sa façon de travailler donc je vais parler pour moi.

Un accompagnement avec un coach, ça commence forcément avec une séance dans lequel l’auteur va parler et expliquer de quoi il a besoin. On part toujours du besoin de l’auteur. Si dès la première séance, alors que l’auteur n’a pas encore ouvert la bouche, le coach commence à dire, on va faire ça, on va faire ça, c’est qu’il y a un problème parce qu’il va lui servir une solution toute faite qui ne sera pas forcément adaptée à ses besoins.

Par exemple toi tu as plusieurs livres. Tu as tes livres de détox, tu as ton polar que je vais qualifier de régional pour faire court, tu as un roman. Ce sont 3 types de livres qui vont nécessiter 3 traitements différents. Donc il faut commencer par les besoins de l’auteur.

Ensuite il y a des piliers de base quand on fait du webmarketing pour un auteur. Un de ces piliers, c’est le site auteur.

Il sert de vitrine, ça peut-être un blog, mais ce n’est pas une obligation. Maintenant un blog permet d’aller beaucoup plus vite pour se construire une communauté, c’est le gros avantage du blog, par contre l’inconvénient c’est que ça prend du temps.

(Lisez l’article : « Les 7 éléments d’un bon site auteur »)

Isabelle : Voilà.

Jérôme : Ça prends énormément de temps d’écrire un article par semaine ou de faire une vidéo par semaine, ou de faire un podcast ou peu importe, ça prend du temps. C’est ce qu’on appelle du marketing de contenu. Ça permet d’attirer naturellement des lecteurs si les articles sont construits de façon à plaire à l’algorithme de Google. Ça peut amener, ce qu’on appelle du référencement naturel donc des gens qui vont venir consommer du contenu et qui du coup vont s’inscrire à ta liste d’e-mail.

Et quand tu as une belle liste d’e-mail de 100, 500, 1 000, 2 000, 10 000, 100 000 abonnés là, tu as l’arme ultime de l’auteur qui veut vendre ses livres parce que, encore aujourd’hui, quoi qu’en disent certains coachs ou formateurs qu’on voit régulièrement passer sur les pubs Facebook, l’e-mail reste l’arme ultime pour vendre un livre.

Isabelle : Alors c’est exactement le même principe que j’ai appris à appliquer sur les ventes de formation en ligne. Donc c’est vraiment exactement ça, ce qui ne m’empêche pas d’avoir du mal à le faire pour les livres, mais je comprends bien le principe dans le sens que je connais ce principe de travail.

Jérôme : Ensuite il y a plein de formules qui existent. Il y a autant de formules qu’il existe de coach. C’est sûr qu’en une heure, tu vas avoir un diagnostic rapide. Alors que si tu fais un coaching qui s’étale sur plusieurs mois, forcément, le coach va t’accompagner beaucoup plus en détail.

Il va reprendre les actions que tu as mises en place pour te dire ça c’est bien, ça, ce n’est pas bien, ça, tu devrais le mettre en place comme ça, etc. C’est vraiment du travail d’accompagnement, main dans la main.

Coaching pour auteurs

Analyse d’un site auteur

Ce qu’on peut faire, ce que je te propose en direct live, je vais te faire un mini-coaching de 15 min.

Isabelle : Génial, merci beaucoup ! Quelle chance !

Jérôme : Parfait et puis on va regarder rapidement comment ton site fonctionne et ce qu’on pourrait faire pour l’améliorer. Déjà rien que ça, ça peut être un bon point de départ.

( Analyse du site d’Isabelle : https://isabellevanwynsberghe.com/ )

Jérôme : D’accord. Donc on a la page d’accueil. Dans le menu, on a la rubrique « guide detox, jeûne yoga », « une journée yoga, » « livre detox », « patrimoine régional », « roman et polar », « mentions légales », « Les naufragés d’Ogoz », « Mon fils est gay ». On a aussi un « blog » avec un article « Les livres qui ont changé ma vie ».

OK. Alors premier retour que je peux te faire : il y a beaucoup trop de choses sur ton site Internet.

Tu as 2 activités, d’accord. On va schématiser ça comme ça. Tu as ton activité détox qui regroupe le yoga, le jeûne, le détox et tout ça et tu as ton activité romancière.

Isabelle : C’est ça.

Jérôme : Dans ces 2 activités tu écris des livres, mais qui ne sont pas destinés aux mêmes personnes.

Isabelle : Exactement.

Jérôme : Donc moi si j’ai un conseil à te donner, c’est de faire 2 sites. Un pour la detox et un pour les romans. Alors ensuite tu n’es pas obligé de faire 2 blogs, voilà parce que déjà 1 blog, ça prend beaucoup de temps, mais deux quand on travail à côté, c’est l’enfer. Tu peux juste en faire un qui soit juste une vitrine et faire un blog sur l’activité qui se prête le plus au jeu du blog.

La detox par exemple, parce que là tu es sur un domaine qui est « pratique » et tu as une source d’idées de contenu qui est juste énorme. Tu peux faire plein d’articles sur le jeûne, le yoga, la detox, la randonnée, etc.

Tu peux faire un article, une vidéo, un podcast par semaine de façon à ce qu’il soit bien référencé sur Google et tout ça va t’amener des lecteurs qui vont acheter tes livres.

Isabelle : OK.

Jérôme : Il y a quelque chose de très important sur Internet qui s’appelle l’expérience utilisateur et qui est absolument primordial. Il faut que la navigation sur ton site soit hyper simple et hyper fluide. Je ne dois pas me poser 50 questions.

Un internaute quand il vient sur ton site, il reste à peu près 10 secondes avant de décider d’en partir et de ne plus jamais revenir, donc il ne faut pas le louper.

(…)

Jérôme : Ce qu’il manque cruellement à ton site, c’est…

Isabelle : La newsletter.

Jérôme : La newsletter gratuite, « Suivez les actualités littéraires d’Isabelle », « en savoir plus » et « m’abonner ». Donc c’est très bien d’avoir mis ça, mais ça ne suffit pas.

Isabelle : Il faut que je le mette en pop-up ?

Jérôme : Alors oui, je conseille toujours de le mettre 3 fois. La première est là où tu l’as mis, ce qu’on appelle un widget sur le côté. Le deuxième est en pop-up, c’est la fenêtre qui s’ouvre toute seule, qui énerve tout le monde.

Isabelle : Oui, c’est ça.

Jérôme : Eh oui, mais c’est celle qui converti le plus. Et tu peux en ajouter un autre à la fin de tes articles.

Isabelle : D’accord.

Jérôme : Mais ce n’est pas tellement ça le problème. Là le problème, c’est que ton formulaire d’abonnement, on ne le voit pas. Il est joli, il est très intégré aussi, mais justement il s’intègre trop bien et du coup on ne le voit pas. Il n’est pas assez gros et en plus tu ne proposes rien en échange.

Alors, ce n’est pas tout à fait exact, car tu proposes aux lecteurs de suivre ton actualité littéraire. Mais je vais me faire l’avocat du diable : « Est-ce que j’ai vraiment besoin de suivre ton actualité littéraire ? », « Pourquoi je suivrai ton actualité littéraire ? ». Tu vois ?

Isabelle : Oui, je comprends

Jérôme : Donc il faut que tu proposes quelque chose qui vaille le coup qu’on s’abonne. Dans ton site détox, par exemple, tu peux proposer un petit guide, un ebook. Pour ton site auteur, tu peux proposer une nouvelle gratuite, le premier tome de ta série, etc. Il faut proposer quelque chose qui incite plus les gens à s’abonner. Si vraiment tu n’as rien d’autre, tu peux toujours proposer les 50 premières pages de ton roman. Mais je recommande de choisir ce bonus comme une solution temporaire. Ça ne fonctionne pas trop bien, car les gens savent qu’ils n’auront pas la fin. C’est mieux que rien, mais c’est seulement en attendant de trouver mieux.

Voilà tout ce que je peux te dire en 20 minutes. J’avais dit 15, je t’enverrai ma facture pour les 5 minutes supplémentaires. 😉

Isabelle : Pas de problème (rire)

Jérôme : Je veux vous remercier beaucoup tous les deux, Isabelle et Quentin, pour vos témoignages. C’était super intéressant. Je pense que ça aura certainement intéressé ceux qui auront suivi cet entretien. Merci pour votre temps et votre partage.

Quentin : Merci à toi

Isabelle : Merci à toi et à tous les lecteurs.

J’espère que cet entretien vous a plu et que vous en avez retiré des enseignements pour vos propres projets littéraires.

Suite à notre entretien, Isabelle a suivi mes conseils et considérablement amélioré son site auteur. Je vous invite à aller le découvrir en cliquant ici.

Si vous avez aimé ce format d’articles et d’interview d’auteurs, faites-le-moi savoir dans les commentaires ci-dessous ou avec un pouce bleu sur la page YouTube.


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1 commentaire sur “Interview d’auteurs : Isabelle et Quentin Van Wynsberghe”

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