Landing page, un outil pour vendre son livre

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La Landing page ? Jérôme, qu’est-ce que c’est encore que cet anglicisme marketo-capitaliste et pourquoi tu nous en parles ? La réponse est simple : c’est parce qu’il s’agit de la première chose à mettre en place avant de se lancer dans la publicité sur Facebook.

Lorsqu’on veut vendre son roman, l’une des premières actions qui vient à l’esprit c’est d’en faire la publicité. Mais pour un auto-édité qui possède un patrimoine inférieur au niveau de la mer, difficile de se payer une page de pub sur les grandes chaînes nationales ou sur des colonnes Morris en plein Paris. Il reste donc Facebook, sa publicité au tarif abordable et au ciblage ultra-précis.

Seulement quand on a dit cela, on n’a rien dit du tout. Ceux qui s’y sont essayés sans filet en ont fait les frais. La publicité sur Facebook fonctionne. C’est indéniable. C’est une certitude au vu des centaines de millions d’euros qui sont dépensés pour cela chaque année par toutes les entreprises du monde, que ce soit des multinationales ou le karaoké-bar de votre quartier. Le problème, c’est que cette publicité fonctionne si tout le cheminement en amont et en aval a été construit pour cela.

Et c’est là que ça coince, parce que faire de la pub Facebook est en réalité très complexe et il est extrêmement facile de dépenser son argent avec peu de retours. Il faut donc y aller étape par étape et le premier pas est la création de votre Landing Page.

 

Landing Page — Définition

La landing page (ou « page d’atterrissage » en français) est une page de votre site internet. Contrairement aux autres pages sur lesquelles le visiteur dispose d’une multitude d’options, la landing page a une et une seule fonction : amener votre visiteur à faire ce que vous voulez qu’il fasse.

Que voulez-vous qu’il fasse ? C’est donc la première question à se poser.

L’objectif de votre landing page peut-être de convertir votre visiteur en abonné afin qu’il vous laisse son adresse email ou d’acheter votre livre ou bien toute sorte d’autres choses. Dans cet article, je partirai du principe que vous voulez que ceux qui cliquent sur votre pub achètent votre livre.

Avant de lancer une pub Facebook pour convaincre un internaute lambda d’acheter votre roman, vous devez vous demander où amener cet internaute en premier lieu. Sur quel page du web voulez-vous que votre futur lecteur « atterrisse » une fois qu’il aura cliqué sur le bouton « En savoir plus » de votre publicité ?

Si vous n’avez pas de landing page, vous avez plus ou moins deux possibilités :

1 — votre boutique en ligne (si vous en avez une)

2 — la page de votre livre sur le site de votre distributeur (Amazon par exemple)

Dans le premier cas, vous aurez la possibilité de comparer le nombre de personnes qui auront été attirées par votre pub FB et ceux qui auront acheté votre roman. Le résultat sera probablement décevant, car une boutique en ligne consiste souvent en une liste de vos œuvres avec un synopsis et un bouton « Mettre au panier ».

Dans le deuxième cas, vous n’aurez même pas le retour de données puisque, le site de votre distributeur ne vous appartenant pas, vous n’aurez pas accès aux données sur la provenance de vos acheteurs.

Dans les deux cas, ces pages ne sont pas ce qu’il y a de plus incitatif au monde. Votre boutique en ligne, comme la page de votre distributeur, offre des tonnes d’autres options que celle d’acheter votre roman : naviguer sur votre site, aller voir les promos, regarder la section « Ceux qui ont acheté ce produit ont aussi aimé… », etc.

« Achète ou dégage »

Bref, ces pages « boutique », tout comme la page d’accueil de votre site ou de votre blog donne trop d’informations, offrent trop de possibilités pour être efficaces. Elles ne guident pas le visiteur vers votre objectif : qu’il achète votre livre.

On peut penser que donner le choix à une personne, c’est lui offrir la liberté. Cependant, de nombreuses études ont démontré que, dans le domaine de la vente, un trop grand nombre d’options génèrent de la confusion chez l’acheteur qui finit souvent par ne pas passer à l’acte.

C’est le principe sur lequel repose la landing page. Elle offre deux options et c’est tout. Pour caricaturer : « soit tu achètes mon livre, soit tu quittes la page ». C’est plus clair, plus simple et plus incitatif. C’est pour cette raison que votre publicité Facebook devra orienter votre potentiel lecteur vers cette page.

Pour éviter tout ce qui peut détourner l’attention de votre visiteur, il est nécessaire de supprimer de cette page tous les éléments de navigation comme le menu de votre site, les liens vers vos pages Facebook et Twitter ou vos anciennes publications.

Une Landing page ne doit contenir QUE les éléments cités plus loin et orienter le visiteur vers ce que vous voulez qu’il fasse. Cet objectif doit donc être très clair et très précis dans votre esprit. Selon votre mode de distribution, nous revenons à nos deux options de tout à l’heure :

1 — Pousser à acheter depuis votre boutique en ligne (si vous en avez une). Votre landing page disposera alors d’un bouton permettant au visiteur de mettre votre livre dans son panier d’achats,

2 — Pousser à acheter depuis le site de votre distributeur (Amazon par exemple). Le bouton sur la page sera alors un lien vers le site de votre distributeur.

De ces deux options, la première est sans doute la meilleure, car elle permet à l’acheteur de mettre votre livre dans son panier sans quitter votre site. Il suffit de deux clics pour que l’affaire soit dans le sac.

Dans le deuxième cas, le cheminement est plus long (passer de votre landing page au site distributeur), plus compliqué (augmentation du nombre de clics) et plus déstabilisant, car, une fois sur le site du distributeur, votre visiteur se voit offrir de nombreuses options qui le déviera de son intention d’achat.

Cependant, tous les auteurs n’ont pas de boutique en ligne et le passage vers un distributeur est alors inévitable. Le nombre de conversions sera sans doute moins élevé dans ce cas, mais il restera meilleur que celui d’un simple lien vers Amazon dans votre pub Facebook.

Les caractéristiques d’une bonne landing page

Pour qu’elle soit efficace et convertisse vos visiteurs en acheteurs, votre landing page devra répondre aux caractéristiques suivantes :

Être aérée : trop d’informations tuent l’information et amènent de la confusion dans l’esprit du visiteur. Vous ne devez lui dire que ce qu’il a besoin de savoir.

Claire : votre landing page ne doit chercher à vendre qu’un seul de vos livres. Multiplier les options déstabilisera le visiteur et n’aboutira sur aucune décision de sa part. Si vous avez plusieurs livres à vendre, créez une landing page par livre.

Orientée bénéfice : ce que le visiteur a besoin de savoir, c’est ce que votre roman va lui apporter. Quels bénéfices il va en tirer.

Inciter à l’action avec un « Appel à l’action » simple, clair et plus visible que la tour Eiffel au milieu du champ de mars.

(Lisez l’article : « Convertir les visiteurs en lecteurs avec l’appel à l’action »)

Vous pensez que tout cela est simple ? Détrompez-vous.

Pour construire celle que vous retrouvez en page d’accueil du blog, j’ai bénéficié de l’aide de Raphaël Falanga, un pro du copywriting et de l’optimisation de conversion (que je remercie pour son aide précieuse).

Laissez-moi vous transmettre ce que j’ai appris à son contact et en réalisant ma propre landing page.

Anatomie d’une landing page

1. Un titre qui accroche

Pas de bol, car c’est sans doute le plus difficile et le plus important.

« En moyenne, cinq fois plus de personnes lisent le titre que le reste du texte. » David Ogilvy

Un bon titre est ce qui fera en sorte que votre visiteur continue la lecture de votre page et ne clique pas sur la démoniaque petite croix en haut à droite de son écran. Pour réussir cela, il y a une règle à suivre : jouer sur leurs émotions.

Dans son livre sur l’intelligence émotionnelle, Daniel Goleman nous explique (et nous prouve) que nous prenons toutes nos décisions sur la base de nos émotions. En réalité, même quand nous pensons être totalement rationnels, le cheminement de notre décision passe d’abord par nos émotions puis demande à notre raison logique de confirmer ce choix.

Votre titre doit donc jouer sur l’envie d’évasion, le besoin de liberté, le désir de frisson que votre lecteur recherche.

2. Les bénéfices de votre livre

Voilà une partie qui est beaucoup plus facile pour les auteurs de livres pratiques que pour les fictions.

Pour les « pratiques », le bénéfice va se composer de ce que va apprendre le lecteur, de ce qu’il sera en capacité de faire après avoir lu votre ouvrage : réparer sa voiture, faire sa comptabilité, écrire un livre, etc. Ce sont donc des actions concrètes faciles à décrire et à mesurer.

Pour les fictions, l’exercice est plus périlleux puisqu’il doit mettre en avant ce que votre roman va apporter au lecteur. Nous sommes donc à nouveau dans le domaine de l’émotion. Posez-vous les questions suivantes : qu’est ce que mon lecteur va découvrir dans mon roman ? Où va-t-il voyager ? Que va-t-il ressentir ? Que va-t-il apprendre en même temps que mon héros ?

La solution de facilité est de reprendre la 4e de couverture de son roman. C’est une possibilité qui peut être testée (car tout doit être testé, cf. plus bas), mais elle ne sera sans doute pas la plus efficace.

À la place, je vous recommande plutôt d’insérer le prémisse de votre livre. Une seule phrase qui en résume l’intrigue et les enjeux afin de satisfaire le minimum de curiosité du visiteur sur ce sujet.

3. Les preuves sociales

Sûrement la partie la plus facile, car cela consiste à être expert en copier/coller 😉

Les preuves sociales représentent le meilleur moyen de prouver à votre visiteur qu’il a toutes les bonnes raisons de vous faire confiance.

(Lisez l’article : Définition de la preuve sociale)

Il existe différentes formes de preuves sociales :

– les gros chiffres : afficher le nombre d’exemplaires déjà vendus (ne mentez pas !),

– les recommandations d’autres auteurs (le blurb),

– les témoignages de lecteurs ou de blogueurs,

Tous sont efficaces et peuvent se cumuler, mais j’ai une légère préférence pour les témoignages accompagnés d’une photo. Ils ont un côté authentique et vivant qu’un chiffre de vente n’aura jamais.

Le copie/colle d’un commentaire Amazon ou d’une chronique sur un blog fait très bien l’affaire. Si vous avez les deux, alors mettez-les.

PS : je profite de ce point pour remercier celles qui ont très gentiment accepté de témoigner sur la landing page de ce site.

4. L’appel à l’action

Maintenant que vous avez convaincu votre visiteur, vous devez lui dire quoi faire et c’est le rôle de l’appel à l’action.

Sur une landing page, l’appel à l’action se matérialise par un gros bouton sur lequel est indiqué l’action que le visiteur doit effectuer. Pour être efficace, votre bouton doit :

Être VISIBLE : il doit être gros et d’une couleur très contrastée avec le fond de votre page. On doit pouvoir le voir depuis la lune.

Intégrer un verbe d’action : achetez, téléchargez, commandez, réservez, obtenez, inscrivez, gagnez, rejoignez, etc.

Être précis : ne vous contentez pas de « Achetez », mais précisez quoi « Achetez votre roman », « Commandez votre exemplaire », etc.

Intégrer des mots à fort pouvoir de persuasion du style : « maintenant », « gratuit », « exclusif », « nouveau », etc.

L’importance des tests

Une landing page c’est comme une maison, ce n’est jamais terminé.

Votre site auteur est unique, vos livres sont uniques, vos visiteurs et vos lecteurs sont uniques. Vous devrez donc chercher à améliorer en permanence votre landing page afin de la faire évoluer jusqu’au taux de conversion maximum dont elle est capable avec vos lecteurs.

Pour cela, il n’y a pas cinquante solutions : il faut tester. À intervalle régulier, opérez des changements sur sa composition, son contenu, sa disposition, sa couleur et observez les changements en termes de résultat.

Ces changements peuvent être majeurs (revoir toute la rédaction des bénéfices) ou minimes (changer la couleur du bouton d’appel à l’action), mais ils peuvent tous avoir un impact énorme sur vos résultats.

Pas de meilleures solutions donc que celle de la perpétuelle expérimentation, un changement après l’autre, afin de déterminer scientifiquement la version de votre page la plus efficace.

Comment créer une landing page

« Tout ça c’est bien mignon Jérôme, mais avec quoi est-on censé créer cette fameuse landing page qui fait des miracles ? »

D’abord, soyons clairs, je ne vous ai jamais dit que cela faisait des miracles. En revanche, mes récents essais en la matière m’ont démontré que c’est très efficace.

Par exemple, en ce qui concerne les taux de conversion de ce blog, l’ensemble des formulaires ont un taux de conversion de 5 à 6 % en moyenne (ce qui est « normal »). La landing page révèle, à elle seule, un taux de conversion de 17 % alors qu’il s’agit de sa première version. Tout indique donc que ce n’est qu’un début puisque une excellente landing page peut atteindre un taux de conversion allant jusqu’à 45 %.

C’est près d’un visiteur sur deux transformé en acheteur !

Cette petite précision apportée, voici plusieurs façons de construire sa landing page du plus au moins cher :

1 — Passer par une agence

C’est le plus simple niveau technique, car vous avez juste à passer commande et un professionnel s’occupe de tout.

Réservé à ceux qui en ont les moyens puisqu’un rapide tour d’horizon sur le net m’a permis de voir que le coût se situe en moyenne entre 500 et 1000 €

Je passe donc rapidement à la suivante.

2 — Utiliser des modèles « clé en main »

Il existe de nombreux logiciels et plugin qui permettent de choisir parmi 100 ou 200 modèles de landing page.

Vous pouvez alors les modifier à votre guise en insérant votre contenu, des liens, changer les couleurs et tout ce qu’il faut pour créer votre landing page en accord avec la charte graphique de votre site.

Ils permettent également d’avoir un retour statistique indispensable pour la réalisation de tests. Si vous n’avez pas d’info sur ce qu’il se passe sur votre page, vous ne saurez pas si elle est efficace.

Ces extensions et logiciels ont un coût qui varie entre 60 et 100 €. Parmi les plus connus, vous trouverez : WPbakery, QARDS, Thrives, Optimizepress

À titre personnel, j’ai opté pour Thrive, car il s’agit de l’extension que j’avais déjà choisie pour mes formulaires. J’étais donc familier avec son interface qui est satisfaisante une fois qu’on a compris le principe (la prise en main peut prendre un peu de temps).

3 — Les plugins gratuits

Des sites de bloging comme WordPress proposent des thèmes et des extensions gratuits pour la création de landing page.

Je n’ai pas testé ces modèles gratuits, aussi je ne connais pas leurs possibilités, leurs limites et leurs performances. Je ne m’étendrai donc pas sur le sujet.

Si vous connaissez ces options gratuites, merci de partager votre expérience dans les commentaires ci-dessous.

Un modèle tout prêt

Voilà pour ce premier article consacré à la publicité Facebook. Il peut sembler étrange qu’un sujet traitant de Facebook ne parle que si peu de Facebook, mais (je le répète) la landing page est un prérequis si vous voulez que le jeu en vaille la chandelle.

Si la création de cette page ne vous coûtera rien (ou peu), la publicité Facebook aura un coût certain. Mettez donc toutes les chances de votre côté pour rentabiliser cet investissement.

Pour ceux qui souhaitent se lancer dans la construction de leur landing page, je vous propose un modèle fait maison et basée sur mon expérience en la matière.

Sur cette infographie, vous trouverez un modèle de disposition et de composition de landing page « spéciale auteure » intégrant tous les éléments nécessaires pour la vente de votre livre.

Construisez votre landing page grâce à ce modèle "spécial auteur"

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Pour télécharger ce modèle, remplissez le formulaire ci-dessous et cliquez sur « Téléchargez mon modèle » 😉

Bon atterrissage 😉

Image parDavid Reed de Pixabay


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2 commentaires sur “Landing page, un outil pour vendre son livre”

  1. Je viens de découvrir votre site, je le trouve particulièrement bien fait. Beaucoup d’articles très intéressants. Pour l’instant, je n’en suis pas à vendre des bouquins, mais un jour, peut-être… J’ai bien écris 2 ou 3 choses mais je n’ai pas encore passé le pas. Actuellement, je me contente d’écrire quelques poèmes que je mets gracieusement à disposition de ce qui voudront les lire.
    Continuez comme ça…

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