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Quand j’ai commencé à écrire mon 1er roman, je n’avais aucune idée de ce que j’allais rencontrer pendant les 15 mois qui allaient suivre. Tout ce que je savais, c’est que je voulais écrire un livre, le publier et espérer pour que des gens le lisent et l’aiment.

Quand finalement le grand jour est arrivé, le livre est sorti et les premiers commentaires positifs ont été postés, je me suis senti comblé. C’était l’achèvement de tous ces mois d’efforts, ces soirées passées à travailler après le boulot plutôt qu’à regarder Netflix avec ma chère et tendre. Enfin ! C’était terminé.

Oui, mais non. Comme dit l’amiral Ackbar : « C’est un piège ! »

It’s a trap !

Ce sentiment du devoir accompli et l’aspiration à goûter un repos bien mérité sont sans doute très compréhensibles, mais dangereux.

Dans sa biographie « Total Recall », le culturiste/acteur/gouverneur Arnold Schwarzenegger déclare :

« Chaque fois que je finis un film, je trouve que j’ai seulement fait la moitié de mon boulot. Tout film a besoin d’être soutenu sur le marché. »

Je suis désolé d’apprendre aux allergiques du marketing que cette citation s’applique parfaitement aux livres, qu’ils soient auto-édités ou diffusés par une maison d’édition. L’auteur a le devoir d’en faire la promotion.

Le voilà donc le piège: La publication du livre et ses premières ventes ne constituent pas un achèvement. Ce n’est pas la fin du travail. Quand nous en sommes là, nous n’avons fait que la moitié du chemin.

Imaginez un athlète de biathlon : il a fait plusieurs kilomètres avec ses skis aux pieds. Il était tellement motivé au départ, qu’il arrive aux cibles dans le peloton de tête. Son souffle est court, ses cuisses et ses bras brûlent sous l’effort. Va-t-il s’asseoir et regarder les autres continuer la course pendant qu’il reste au bord de la piste ? Bien sûr que non. Il oublie sa douleur, épaule son fusil, garde les cibles dans le viseur et tire ; car la course n’est qu’une partie de son épreuve.

Vous êtes ce coureur de biathlon. L’écriture est finie, maintenant vous devez épauler vos outils de communication et le vendre.

Comment ne pas tomber dans le piège ?

Si j’ai découvert ce piège, c’est grâce au challenge que je me suis lancé en août dernier. Après la publication de « Charlie et le magicien invisible », j’ai été moi aussi tenté, non pas de baisser les bras, mais de me reposer, de faire un break. C’est ce défi personnel qui m’en a empêché.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, mon challenge est de :

« Publier mon premier roman avant Noël 2018 et en vendre 1000 exemplaires avant le 31 janvier 2019. »

Le gros avantage de ce défi, c’est qu’il a clairement deux parties : une contrainte de date pour la publication et une contrainte de volume (et de date) pour la vente. C’est donc ce que je vous conseille de faire pour éviter de tomber dans le piège du relâchement qui suit la publication. Ne vous contentez pas de la « simple » publication de votre livre comme objectif. Voyez au-delà de ça. À un, trois ou même six mois après.

Bien sûr, fixez-vous un objectif réalisable. Je me rends compte aujourd’hui que mon challenge est ridiculement haut. Peut-être atteignable sur un an, mais certainement pas sur un mois. Je ne connaissais rien de l’univers de l’auto-édition quand j’ai commencé, et je ne referai pas la même erreur. Un objectif d’une centaine de ventes sur un ou même deux mois est déjà beau si vous vous lancez dans l’auto-édition pour la première fois. Tout dépend de l’énergie et du temps que vous voulez y consacrer.

Les vertus du lynchage public

Mon 2e conseil pour vous motiver à atteindre cet objectif et à ne pas vous relâcher après la publication de votre livre est de rendre votre objectif public. Publiez-le sur votre page auteur, publiez-le sur Facebook, sur Twitter et annoncez-le à votre famille, à vos amis et à vos collègues du boulot.

De plus, selon mon expérience, les publications mensuelles que j’ai réalisées sur l’avancée de mon projet de publication ont eu un double effet Kiss Cool :

  1. D’abord de vous faire part de mon expérience afin que vous puissiez en profiter. C’était l’objectif de départ.

  2. Ensuite de me motiver pour avancer à pas de géant. Pour ne pas me retrouver devant la caméra, le mois suivant, pour dire : « Qu’est ce que j’ai fait depuis un mois ? Heuuuuu, j’ai regardé Starwars pour la 647e fois.»

Parce qu’on a tous notre petite fierté et que nous avons peur de passer pour un naze, rendre votre objectif public ET rendre des comptes réguliers aux gens qui vous suivent est un formidable moteur de motivation.

Pour résumer

  1. Donnez-vous un objectif en deux parties distinctes : une date de publication + un objectif de vente réaliste sur deux ou trois mois après.

  2. Partagez votre objectif avec le reste du monde. Ne soyez pas timide. L’idéal est de le faire sur votre page auteur mais, si vous n’en avez pas, vos pages Facebook ou Twitter feront très bien l’affaire.

  3. Faites des retours réguliers sur l’avancée de votre projet à ceux qui vous suivent, à l’écrit ou via des vidéos.

La semaine prochaine, Nouvel An oblige, je vous donnerai LE truc pour appliquer les bonnes résolutions et atteindre les objectifs que je me fixe. 100 % authentique, éprouvé, testé et validé par bibi.

En attendant, je vous souhaite à tous un très bon Noël et de joyeuses fêtes pour vous et votre famille.

À bientôt.


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