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Les 5 erreurs de mise en page à ne surtout pas faire

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Vous pouvez avoir écrit une histoire brillante, avec des personnages complexes et attachants, un style qui claque et une intrigue qui tient en haleine… et perdre vos lecteurs avant le chapitre 2 à cause de la mise en page.

Cela ressemble à une blague, mais je vous assure que c’est vrai.

La mise en page est sans aucun doute la partie du travail d’un auteur que j’aime le moins. J’ai passé des heures à m’arracher les cheveux sur Word à cause d’un saut de page qui ne reste pas là où il faut, ou d’une image qui saute d’une page à l’autre sans comprendre pourquoi.

Des heures à hurler ma rage à la face d’un écran indifférent… pour finalement payer un pro 200 euros et qu’il le fasse à ma place.

Un cauchemar !

Pourtant, il ne me viendrait pas l’idée de sauter cette étape, car elle est aussi importante que le contenu de votre livre. Il s’agit d’une étape de la publication qui mérite toute notre attention.

Pourquoi la mise en page est (beaucoup) plus importante que vous ne le pensez

Certains auteurs peuvent avoir tendance à considérer la mise en page comme une étape technique un peu optionnelle. Presque décorative. Un simple habillage de texte qui tient plus de la coutume du monde de l’édition que de la vraie nécessité.

Et, d’une certaine façon, ils n’ont pas complètement tort. Après tout, qui a fixé les règles de la mise en page ? Existe-t-il des lois qui nous obligent à justifier nos textes ou à faire démarrer les chapitres sur la page de droite ?

Bien sûr que non. Les règles de mise en page sont des bonnes pratiques arbitraires appliquées par les maisons d’édition depuis des décennies.

Elles n’ont pas valeur de loi… mais elles ont leur utilité : elles facilitent la lecture.

Une mauvaise mise en page peut avoir des effets catastrophiques sur le lecteur :

Lui demander un effort inutile.

Casser le rythme de votre texte.

Donner une impression d’amateurisme.

Voire même provoquer un abandon de la lecture pur et simple.

Et c’est là le premier objectif d’une bonne mise en page : faire en sorte que l’œil du lecteur parcourt votre texte avec facilité, plaisir, sans même y penser, sans remarquer votre mise en page.

Car la meilleure mise en page est celle qu’on ne remarque pas.

La meilleure mise en page est celle qu’on ne voit pas

Les 5 erreurs qui sabotent votre mise en page (et comment les éviter)

Ces erreurs, je les ai toutes faites. Toutes ! Sans aucune exception.

À vrai dire, si j’avais dû lister toutes mes erreurs dans cet article, j’aurais dû l’intituler « Les 2898 erreurs de mise en page à ne surtout pas faire. »… mais j’avais peur que ce soit un peu long.

Erreur N° 1 : Confondre vitesse et précipitation

OK, faire sa mise en page est peut-être aussi fun que de remplir sa déclaration d’impôt, mais il s’agit d’une étape importante et extrêmement précise et méticuleuse.

Et la dernière chose à faire consiste à la traiter avec impatience et vouloir la terminer le plus rapidement possible pour s’en débarrasser.

Prenez votre temps ! La mise en page demande de l’organisation, de l’ordre et, surtout, de la méthode.

En voulant aller trop vite, vous passerez à côté d’un point important qui réduira à néant tous vos efforts.

Vous ferez des choix que vous devrez corriger ensuite.

Vous multiplierez les retours en arrière… et vous perdrez un temps de malade.

Faire vite n’est pas la solution pour gagner du temps.

Consacrez le temps nécessaire à chaque étape et enchaînez-les dans l’ordre.

Erreur n° 2 : Mettre en page un manuscrit non finalisé

Vous venez de terminer votre premier jet. Vous êtes fier, soulagé, impatient de le voir prendre forme au format papier, bien rangé sur votre étagère et celles de vos lecteurs.

Peut-être même que vous n’avez pas encore terminé votre manuscrit, mais vous vous êtes dit que prendre un peu d’avance sur l’étape suivante ne pourrait pas vous faire de mal.

Alors, dans un cas comme dans l’autre, vous avec commencé à travailler votre mise en page. Tranquillement, l’air de rien. Un titre par-ci, un tiret cadratin par là.

C’est sans doute le meilleur moyen de se faire interner pour dépression nerveuse.

Un paragraphe déplacé et toute la pagination bouge.

Une correction tardive, un « s » oublié en bas de page et tous vos sauts de page sautent.

Un enfer !

Attaquer la mise en page sur un manuscrit non finalisé, c’est comme de poser du carrelage avant d’avoir monté les cloisons.

La mise en page ne commence que quand votre manuscrit est terminé, relu, corrigé et qu’aucune modification de fond n’est prévue.

Attaquer la mise en page sur un manuscrit non finalisé, c’est comme de poser du carrelage avant d’avoir monté les cloisons.

Erreur n° 3 : Écrire dans un document Word « sale »

Probablement l’erreur la plus répandue… et la plus sous-estimée.

On écrit dans Word un peu comme s’il s’agissait d’un carnet à spirale : de manière intuitive. Vous changez la police, insérez des titres, ajoutez quelques tabulations ou centrez une partie de texte.

Ça vous permet de travailler sur un document qui vous paraît plus clair, plus lisible et tout semble bien fonctionner en apparence…

… jusqu’au jour où il faut s’occuper de la mise en page.

Car, contrairement à un carnet à spirale, Word a de la mémoire. Il se souvient de chacune de vos microdécisions prises sur le moment.

Et vous vous retrouvez avec une accumulation de microajustements incohérents. Les styles ne sont pas uniformes, les titres ne répondent à aucune logique, et chaque modification entraîne un effet domino difficile à maîtriser.

Car la mise en page commence par un paramétrage du document dans son ensemble. Par le réglage des marges extérieures, intérieures, par la mise en forme des styles et la structure des titres… tout un tas de prérequis qui vont assurer l’uniformité de votre document.

Conclusion : commencez votre mise en page depuis un texte « propre » sans titre, sans retrait, sans saut de page… sans rien.

Un texte brut, écrit au kilomètre, que vous modèlerez ensuite dans les règles de l’art.

Erreur n° 4 : Utiliser des listes à puces pour les dialogues

J’ai vu des auteurs être passés par le goudron et les plumes pour celle-là.

Attention aux puristes ! Ils sont partout et sans pitié.

Par souci de simplicité, ou parfois par méconnaissance des conventions, certains auteurs choisissent de structurer leurs dialogues avec des listes à puces. Après tout, cela permet d’aller à la ligne facilement, de distinguer les interventions… alors pourquoi pas ?

Parce qu’un dialogue n’est pas une liste. La mise en page des dialogues répond à des critères extrêmement précis qui vont renforcer la lisibilité de votre texte.

Un dialogue avec des tirets va noyer les échanges entre vos personnages dans un format administratif qui risque de perdre le lecteur… surtout s’il y a plus de deux personnages qui échangent ou si la mention de « qui parle » n’est pas limpide.

Avec cette erreur, d’apparence toute bête, c’est l’immersion du lecteur qui est en jeu.

Erreur n° 5 : Utiliser la même mise en page pour le broché et l’ebook

Ici je plaide la fainéantise ! Parce qu’après tout, un livre est un livre, pas vrai ?

L’affichage des ebooks est, de toute façon, à la main du lecteur et la mise en page du livre suivra ses choix… alors, pourquoi différencier la mise en page du format broché et celle du format numérique.

Réponse : parce que, justement, l’ebook doit répondre à des affichages différents, Jérôme.

Ah ? Mince !

Un livre broché est un objet fixe. Sa taille, sa pagination, ses marges sont définies à l’avance. La mise en page vise à organiser l’espace de manière harmonieuse.

Un ebook, à l’inverse, est un objet qui va s’adapter aux préférences du lecteur. Le texte se redimensionne selon l’écran, la police choisie, l’appareil utilisé. Ce qui compte n’est plus la disposition… mais la structure du livre.

En appliquant la même logique aux deux, vous obtenez souvent le pire des deux mondes : un ebook rigide et peu lisible, et un broché qui n’exploite pas pleinement son format.

Créer deux versions distinctes peut sembler fastidieux.

Mais, en réalité, c’est ce qui garantit une expérience de lecture confortable, quel que soit le support. Et c’est précisément ce type de détail qui distingue un livre amateur… d’un livre professionnel.

C’est quoi le vrai problème ?

La mise en page d’un livre n’a rien à voir avec la vision artistique de l’artiste ou un manque d’inspiration.

C’est une étape de la publication qui répond à des critères précis pour obtenir un résultat précis.

Comme un maçon qui construit une maison : il coule les fondations, puis monte les murs, la charpente, le toit et termine par les finitions.

Aucun maçon digne de ce nom ne posera de tuile sur une maison sans fondation, car il sait que tout va s’écrouler.

C’est la même chose pour la mise en page d’un livre. Elle doit suivre des étapes de préparation et de consolidation et se terminer par des finitions prédéfinies.

Rien d’inatteignable… du moment qu’on dispose de la bonne méthode et qu’on la suit de bout en bout et dans l’ordre pour arriver au résultat attendu.

Sinon, vous faites comme moi : essais, ratages, énervement, perte de temps et dépense de 200 € pour que quelqu’un d’autre s’en occupe.

La question que vous vous posez peut-être…

Depuis le début de cet article, je dis et répète que je déteste la mise en page et que je n’y connais rien.

Vous vous demandez alors peut-être pourquoi quelqu’un comme moi écrit un article comme celui-là en se positionnant comme un expert de la mise en page ?

C’est parce que, depuis peu de temps, je suis capable de faire moi-même la mise en page de tous mes livres sur Word.

Oui, fini les heures de galère à m’arracher les cheveux et les centaines d’euros dépensés pour faire le travail à ma place. J’ai trouvé une méthode simple, claire et très pédagogique qui prend tout le travail de mise en page depuis A jusqu’à Z.

Cette méthode, c’est celle d’Émilie Varrier.

Émilie Varrier

Émilie est une formatrice et entrepreneuse spécialisée dans l’autoédition. Elle est la fondatrice de autoéditerunlivre.com et nous travaillons régulièrement ensemble sur divers projets.

Je connais son sérieux et son professionnalisme.

Alors quand elle m’a dit qu’elle avait créé une formation sur la mise en page sur Word, j’ai crié : « Je la prends  ! ».

Et je n’ai pas regretté.

Là où beaucoup de formations noient les auteurs sous des termes techniques ou des options inutiles, Emilie fait exactement l’inverse :

  • elle simplifie
  • elle structure
  • elle guide pas à pas

Sa formation vous montre comment utiliser Word pour obtenir une mise en page digne d’un livre publié.

Pas de jargon inutile.
Pas de détours.
Pas de complications artificielles.

Juste une méthode logique, progressive, et rassurante à suivre pas à pas.

Concrètement, ce que vous allez apprendre

Au fil de la formation, vous allez :

  • comprendre les règles invisibles d’une bonne mise en page
  • structurer correctement votre document dès le départ
  • éviter les erreurs qui trahissent immédiatement un livre amateur
  • adapter votre texte au format broché et au format ebook
  • produire un rendu final propre, lisible et professionnel

Et surtout, vous allez comprendre ce que vous faites.

Ce qui change tout.

Parce qu’une fois la méthode acquise, vous n’êtes plus dépendant de tutoriels ou d’outils complexes. Vous êtes complètement autonome et capable de générer une mise en page digne d’un éditeur professionnel.

Résultat de mise en page grâce à la formation d’Émilie

Une promesse tenue : simplicité, efficacité, fierté

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cette formation :

Des vidéos courtes, très digestes. On peut aller au bout de la formation sans faire d’overdose.

Émilie ne vous vend pas une usine à gaz. Elle va droit au but.

Le but de sa formation est plus beau que le simple apprentissage. C’est de publier un livre dont vous serez fier.

Et, mine de rien, c’est souvent ce qui manque le plus aux auteurs débutants : la fierté du résultat final.

Pour qui est faite cette formation ?

Cette formation est particulièrement adaptée si :

  • vous débutez en autoédition
  • vous souhaitez faire les choses correctement sans vous perdre dans la technique
  • vous utilisez déjà Word (ou souhaitez éviter des logiciels complexes comme Indesign)
  • vous voulez gagner du temps… sans sacrifier la qualité

Si vous voulez une méthode claire, accessible et efficace pour mettre en page votre livre sans y passer des semaines (ni perdre ce qu’il vous reste de cheveux) la formation d’Emilie Varrier fait partie des ressources les plus pertinentes que vous puissiez trouver aujourd’hui.

Je ne peux que vous la recommander et je vous invite à la découvrir maintenant en cliquant sur le bouton ci-dessous.


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Jérôme Vialleton

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