12 clés pour corriger son roman (et aimer ça)

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« Comment corriger son roman ? » c’est sans doute la question qui revient le plus souvent dans vos emails et elle est également revenu plusieurs fois dans les Live Facebook. Cela n’a rien d’étonnant.

Parce que vous avez votre amour-propre, vous ne voulez pas que les premiers commentaires Amazon soient des critiques du genre « livre écrit avec les pieds » ou « histoire sans queue ni tête ».

Pour autant, vous ne voulez pas non plus passer des jours, des semaines, des mois à lire et relire votre roman et à le corriger sans trop savoir quoi regarder, quoi changer ou quoi faire.

Le but ultime quand on commence à corriger son roman, c’est de le polir et le briquer jusqu’à ce qu’il brille comme un soleil, c’est de publier un livre dont vous serez fier et, si possible, de prendre autant de plaisir à le corriger que vous en avez eu à écrire le premier jet.

Les 12 clés que je vous donne ci-dessous ont un but et un seul, vous orienter pour savoir quoi chercher, quoi changer et aller droit au but.

Alors feu…

Corrigez votre roman plutôt que de le brûler
Image par Baref00t0rchid de Pixabay

Qu’est-ce qu’on entend exactement par « corriger son roman » ?

De nombreux auteurs disent que c’est là que le vrai travail commence. Pour l’instant, vous avez écrit votre histoire sans trop vous préoccuper de la psychologie de vos personnages, du thème de votre roman, de son rythme et de la cohérence de l’intrigue. Vous avez « juste » posé une histoire sur le papier, vous devez maintenant la corriger.

Sauf que corriger est un mot très mal choisi. Vous n’êtes pas à l’école. Biffer les répétitions et changer quelques phrases ne fonctionnera pas. Cela vous amènera à une intrigue faible dans le meilleur des cas ou à un rapiéçage style patchwork dans le pire. Le mot qui convient le mieux à cette étape c’est « réécriture » de votre roman.

Oui, vous devez tout recommencer, et vous allez devoir le faire plusieurs fois. Avant d’envoyer son roman « Les fourmis » à un Albin Michel, Bernard Werber avait réécrit son livre pas moins de 18 fois, à chaque fois avec une intrigue différente… et c’est sans compter toutes les réécritures qu’il a dû réaliser à la demande de son éditeur (j’ai entendu dire que le nombre total se porte à 57).

Comme le dit Bernard Werber, d’ailleurs, la structure d’un roman est similaire à celle d’un être humain avec un squelette, un système nerveux, de la chair, etc. C’est dans ce qui recouvre le squelette de votre livre que vous pourrez apposer votre patte, votre style, votre vision des choses. Mais avant de faire cela, ce squelette doit être nickel. Vous ne voudriez pas que votre bébé naisse avec une scoliose, n’est-ce pas ?

Les clés que je vous livre ici sont le résultat de ce que j’ai pu apprendre par moi-même ou d’autres personnes. De nombreux conseils circulent sur le net pour corriger son roman. Voici ceux qui me semblent les plus pertinents.

Les 12 clés pour corriger son roman

1 — Procrastiner « utile »

La première chose à faire, c’est rien.

Vous avez terminé l’écriture de votre histoire. Cela vous a pris des semaines, des mois. Vous baignez dedans jusqu’aux molaires du fond, et il vous est d’autant plus difficile d’en voir les défauts et les dysfonctionnements. Cela reviendrait à essayer d’avoir une vision globale de Paris depuis le champ de mars. C’est impossible.

Vous devez prendre de la distance.

Pour cela, le meilleur moyen est de ranger précieusement votre manuscrit (papier ou numérique) dans un coin de votre bureau ou de votre ordinateur et de ne plus y toucher pendant un mois ou deux. C’est ce que j’appelle faire de la procrastination utile.

Avertissement amical

Quand vous reprendrez la lecture de votre livre après deux mois de repos, il est très probable que vous estimiez votre travail comme étant la dernière des daubes jamais produite à la surface de la Terre. Ne jetez pas votre roman au feu tout de suite. Sachez que ce sentiment est tout à fait normal et touche la plupart des auteurs. Ça finit par passer comme un mauvais mal de tête.

2 — L’imprimer dans une autre police

Avant de corriger son roman, ma recommandation est de l’imprimer. Pourquoi ? Parce qu’à moins que vous disposiez d’un logiciel fait spécifiquement pour auteurs comme Scrivener, vous aurez besoin d’annoter votre tapuscrit.

Personnellement, j’imprime mon premier jet en recto seulement, car je garde le verso de la page précédente comme support pour prendre des notes.

Petite astuce qui peut tout changer

Je l’imprime avec une police différente de celle avec laquelle je l’ai écrit. C’est un message subliminal que vous envoyez à votre cerveau : « Il y a quelque chose de différent dans ce que tu vois, alors garde les yeux ouverts et  reste attentif. »

Changez la police de votre texte pour le corriger
Image par Free-Photos de Pixabay

3 — Lire à voix haute

Lire votre texte à voix haute ou dans votre tête n’aura pas du tout le même impact lors de la relecture. Vos oreilles sont bien mieux équipées pour détecter les phrases bancales, les répétitions à gogo, les tournures aigres et les enchaînements maladroits.

Faites-leur confiance.

4 — Faites attention à ce que vous ressentez

Vous êtes le premier lecteur de votre roman. Vous devez vous placer dans la peau d’un lecteur qui le découvre, lui aussi, pour la première fois et pour cela, vous devez être attentif à ce que vous ressentez quand vous relisez.

Êtes-vous triste ? Excité ? Intrigué ? Ou bien est-ce que vous vous ennuyez à la lecture de votre propre histoire (ce qui est rarement bon signe) ?

Il m’est arrivé de verser une larme ou d’avoir la chair de poule à la relecture de certaines scènes que j’avais écrites. Je prends toujours cela pour un excellent signe. Certains diront que ce n’est pas parce que cela touche MA corde sensible que je pourrais toucher celles d’autres lecteurs.

Mais si vous n’arrivez pas à susciter vos propres émotions, comment pourriez-vous espérer en générer chez quelqu’un d’autre ?

5 — Pistez la chronologie

Votre roman se déroule-t-il sur la durée d’une journée ? D’une semaine ? D’une année ou d’un siècle ?

Assurez-vous que vous connaissez la chronologie de votre histoire et, surtout, que le lecteur pourra la suivre facilement à travers des repères simples et intégrés à l’histoire. Sur ce point, il existe des pièges qu’il vaut mieux éviter selon moi.

Le 1er est tout simplement d’oublier la chronologie, si bien qu’on peut avoir l’impression d’une dynastie naît et s’écroule en une seule journée.

Le 2e est de tomber dans la facilité et de croire pouvoir s’en sortir avec une première phrase de chapitre du genre « C’était l’automne ».

Nope, nope, nope

Montrez-moi que c’est l’automne, mais ne me le dites pas (pour plus d’information, lisez l’article : “Montrez, ne dites pas: comment suivre la règle d’or”).

N’abusez pas des flashbacks !

Un flashback n’a sa place dans votre histoire que s’il a un impact sur le présent.

Suivez la chronologie de votre histoire et montrez-la
Image par Gerd Altmann de Pixabay

6 — Gardez le squelette hors du placard

Même si vous êtes du genre « jardinier », vous devez avoir planifié, à minima, un ersatz de plan. Ce plan, c’est ce qui constitue le squelette de votre histoire et, que vous le vouliez ou non, il se doit d’atteindre un minimum de précision si vous voulez pouvoir le suivre et garantir une cohérence dans votre récit.

(Lisez l’article : “Faut-il construire une intrigue”)

Gardez ce plan, ce squelette, sous votre nez pendant votre correction. Imprimez-le et gardez-le à côté de votre clavier, ou affichez-le à un mur ou utilisez les fonctionnalités de votre logiciel pour toujours l’avoir sous les yeux. Vous devez être en mesure de vérifier, chapitre après chapitre et scène après scène, si ce que vous avez écrit est conforme à votre plan.

Un exemple

À titre personnel, je construis à minima un plan avec une idée forte par chapitre. Je résume cette idée forte par une phrase. Cette phrase doit résumer le cœur du chapitre, ce à côté de quoi je ne dois pas passer. Quelque chose du genre : « Audrey découvre que son mari la trompe et décide de vivre avec. »

Lorsque je corrige ce chapitre, je garde cette phrase sous les yeux.

7 — Équilibrer les personnages et les lieux

Ce point est à adapter à votre projet, car cet équilibre sera très différent selon la nature de votre livre. L’idée ici est de ne pas parler trop d’un personnage ou d’un seul lieu en particulier afin de ne pas créer un déséquilibre, mais c’est un facteur très variable.

Si vous écrivez un huis clos à la première personne, il est évident que vous serez concentré sur un lieu et un personnage.

En revanche, si vous écrivez l’histoire de destins croisés avec un point de vue omniscient, vous ne voulez pas que l’un des protagonistes prenne trop de place par rapport aux autres. Idem pour les lieux.

Une petite astuce ? Utilisez des post-its de différentes couleurs. À une couleur correspond un personnage et collez un post-it dans toutes les scènes où ce personnage apparaît. Ensuite, comptez les post-its et vous verrez vite s’il y a un déséquilibre.

8 — Suivez la règle N° 3 de Pixar

Emma Coast, une ancienne scénariste du célèbre studio de film d’animation Pixar a un jour balancé sur Twitter les 22 règles de Pixar pour raconter une histoire. Inutile de vous dire que cette liste (précieuse) a été reprise à toutes les sauces. Je veux parler ici plus particulièrement de la règle n° 3 :

« Tenter de choisir un thème est important. Mais vous ne verrez pas de quoi parle VRAIMENT l’histoire avant d’être à peu près au bout. Voilà. Maintenant, réécrivez-la. »

J’ai passé de longues heures à essayer de faire coller une histoire en cours d’écriture à un thème préétabli. Je peux vous dire que cela ne fonctionne pas. Épargnez-vous ce supplice.

C’est donc une question que vous devez vous poser au moment de la correction : de quoi parle votre livre ? Quel est son thème ou, plus précisément, quel est le message, la vision morale que vous faites passer à travers votre histoire : la liberté est plus importante que la sécurité, ce qu’on est prêt à faire pour vaincre la solitude, vivre dans le passé n’est pas vivre, etc.

Il y a un nombre infini de thèmes. Trouvez le vôtre et réécrivez votre livre en le gardant en tête.

Règle n°3 de Pixar: Cherchez le thème pendant la correction de votre roman
Image par Juraj Varga de Pixabay

9 — Pistez l’évolution de votre personnage

Si votre héros est seul, arrogant et pauvre au début de votre roman, il est tout bonnement impossible qu’il soit toujours seul, arrogant et pauvre à la fin.

Ce héros, vous allez le passer à la moulinette pendant plusieurs centaines de pages. Il va subir une pression énorme et des rebondissements à n’en plus finir pour soit rester en vie, soit trouver l’amour, soit se venger de l’assassin de sa femme…

Bref, il va en baver du début jusqu’à la fin pour atteindre son objectif. Il est donc impossible qu’il soit exactement le même à la fin qu’au début. Ces épreuves l’auront forcément changé en bien ou en mal.

Posez-vous les questions :

– qu’est-ce que mon héros a appris ?

– qu’a-t-il gagné ? Perdu ?

– en quoi croyait-il au début du roman ? En quoi croit-il à la fin ?

(Lisez l’article : “Jusqu’où aller dans la construction de son personnage”)

10 — Clarifiez votre intention

Vous avez décidé d’écrire cette histoire pour une raison. Forcément. Sinon vous en auriez écrit une autre. Vous devez être au clair sur cette raison, sur votre intention quant à ce que vous voulez que votre livre apporte au monde.

Si vous ne connaissez pas cette intention, il vous sera tout bonnement impossible de la suggérer au lecteur. Comment pourrait-il deviner quelque chose que vous ignorez vous-même ?

Lorsque j’ai écrit « Charlie et le collier dérobé », je voulais que Charlie soit confronté à l’importance du travail et aux dangers de l’excès de confiance en soi. Le pouvoir de son imagination étant presque sans limites, je voulais que le personnage (et le lecteur) comprenne où sont les limites d’un talent inné.

Nota Bene : vous pouvez lire gratuitement « Charlie et le collier dérobé » en vous abonnant à ma page auteur 😉

11 — Travaillez vos enchaînements

Si vous voulez que le déroulement de votre récit soit fluide du début jusqu’à la fin, vous devez porter attention à la causalité des événements.

Un roman ne se constitue pas d’une suite d’événements du style « ça arrive » et puis « ceci arrive ». Nope.

En revanche, c’est parce que « ça arrive » que « ceci arrive ».

C’est parce que les troupes impériales tuent son oncle et sa tante que Luke Skywalker décide de quitter sa planète avec Obiwan.

C’est parce que Frodon comprend que l’anneau unique va corrompre ses compagnons qu’il décide de continuer son voyage seul jusqu’au Mordor.

Pour chaque action, pour chaque événement, vous devez vous poser la question suivante : Pourquoi est-ce que cela arrive et pourquoi maintenant ?

Ces raisons sont-elles claires dans ce qui précède ou ce qui suit ? Non ? Alors, réécrivez-le.

12 — Prenez du plaisir dans le process

Pour beaucoup d’auteurs, corriger son roman équivaut, en termes de plaisir, à se faire soigner une rage de dents avec un tournevis cruciforme et le talon d’une Santiag.

C’est compréhensible, mais regrettable si on considère que, comme Bernard Werber, le nombre de corrections peut avoisiner la vingtaine de réécritures. Cela signifie que vous passerez vingt fois plus de temps à corriger votre roman qu’à l’écrire. Si vous n’y prenez pas un peu de plaisir, vous allez vite laisser tomber.

Le secret pour trouver du plaisir dans la correction ? C’est de ne pas attendre la satisfaction du travail accompli, mais de vous divertir en le faisant. En d’autres termes, vous ne devez pas chercher le bonheur dans le résultat final, mais dans le processus pour atteindre ce résultat. Prenez plaisir à cuisiner avant d’avoir le plaisir de manger.

Prenez plaisir à cuisiner avant de manger. Prenez plaisir à corriger avant de publier.
Image par Finn Bjurvoll Hansen de Pixabay

« Mais quel plaisir est-ce que je peux trouver en faisant et refaisant toujours le même travail ? »

Cela peut être plusieurs choses comme le souci du détail, l’exploration de nouvelles pistes pour vos intrigues ou encore la découverte de vous-même à travers vos propres écrits (c’est très thérapeutique).

Lorsque vous serez en plein dans la correction de votre roman, faites un brin d’introspection et cherchez le plaisir dans ce que vous faites et non dans le résultat que vous attendez.

Comment sait-on qu’on a fini de corriger son roman ?

La voilà LA grande question que tout le monde se pose.

La réponse : on ne sait pas.

Si vous vous écoutez, cela ne sera probablement jamais fini. Les plus grands écrivains trouvent encore des améliorations à apporter à des romans qu’ils ont publiés il y a des années. C’est donc un cycle qui peut vite se transformer en spirale infernale.

Quelques trucs pour sortir de cette spirale :

– Ne tombez pas dans le piège du perfectionnisme (pour plus d’infos, lisez cet article),

N’attendez pas le sentiment de satisfaction pour arrêter, car il est probable que vous ne le ressentiez jamais,

– Vous pouvez vous fixer une échéance à partir de laquelle vous considérez votre roman comme terminé et Alea Jacta Est !

– C’est terminé quand un autre projet tourne en boucle dans votre tête ou quand vous pensez que vous allez vomir si vous faites une correction de plus sur ce #@^[#&] de roman.

12 clés pour corriger son roman

Vous avez un ami auteur dans la galère avec la correction de son roman ? Envoyez-lui un lien vers cet article. J’espère qu’il y trouvera une solution à son problème.

Et vous? Comment vous vivez la correction de votre roman ? Est-ce un plaisir ? Une corvée ? Comment vous y prenez-vous ?

Racontez-moi tout cela dans vos commentaires


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21 commentaires sur “12 clés pour corriger son roman (et aimer ça)”

  1. Bonjour ! Merci pour ton article, c’était intéressant 🙂 Personnellement je n’en suis pas encore à la réécriture, mais il est vrai que l’on doit être assez désemparé lorsque on finit enfin son premier jet. Quelques lignes directrices de conseils doivent être les bienvenues 🙂 J’ai bien aimé le conseil sur la phrase clé du chapitre, et se concentrer dessus lorsque l’on réécrit. Pareil pour le thème de la scénariste de Pixar (j’essayerai de trouver toutes ses autres règles). Le character development est crucial aussi. Et mention spéciale pour le changement de police ! Nice tip 🙂
    Il n’y a pas de conseils miracle, mais merci pour le post !

    1. Avec plaisir 🙂 J’espère que cela t’aidera quand tu seras au stade de la réécriture.
      PS: J’adore ton pseudo “Because Banana” 😉

  2. bonjour Jérôme effectivement conseils supplémentaires pour moi ( j ai la chance d en appliquer pas mal mais svp pouvez vos répondre a mon mail du 15 mars puis je m etais permise de vous le retransmettre le 22 je vous demandais comment contacter la correctrice EMILIE suie à la narration de votre entretien avec elle ? beaucoupde services qu elle propose m interesse pour me décharger un peu merci d avance

  3. Merci pour cet article. Personnellement, je ne suis pas très loin du dernier cas évoqué : avoir envie de vomir en pensant qu’il faut encore que je reprenne mon roman…
    Bon courage à tous et merci Jérôme !

  4. Bonjour Jérôme et bonjour à tous!

    Alors, j’avoue, je pensais avoir fini la correction de mon roman, après avoir (je croyais ) fini la phase de mise en page, j’ai (ö surprise!) découvert des coquilles et autres friandises. Bref. Là émotionnellement, je pense que j’en suis à la phase où je vais vomir ce *** de roman, donc c’st bon 😉
    Et s’il reste des coquilles dont mes gentils lecteurs vont me faire le retour, les joies de l’impression me permettront de les corriger youpi! Elle est pas belle la vie ?! 😉

    Merci pour ton/votre article. Je suis dans le premier jet de mon roman suivant et je le prends plus cool que d’habitude grâce aux conseils de Marie Vareille, Johanna Penn et les tiens aussi.

    J’adhère et adore le concept de réécriture plutôt que correction (qui est l’uuuultime étape pour moi). ce terme me semble vraiment plus adapté à la réalité de la chose et plus enthousiasmant car partie intégrante de la phase d’écriture. un peu comme la deuxième partie de la même phase 😉
    Merci donc!

    1. Merci pour ce commentaire. Oui, la correction est une étape qui vient après la réécriture. C’est également ainsi que je vois les choses.

  5. Merci pour l’article qui tombe à pic pour deux raisons ! Je suis du genre écriture au fil de la plume ! En général, j’ai une histoire ou un personnage dans ma tête, ou une phrase qui commence et c’est parti… mais si ça marche fort bien sur une nouvelle… c’est plus complexe pour un roman ! Pour la première fois de ma vie, je suis donc en train de construire un squelette grossier scène par scène pour savoir où je vais… Et c’est drôle de dérouler ainsi une histoire, il me tarde de pouvoir écrire le premier jet sans me retourner, grâce à Robert, mon squelette (ouais, c’est son nom 🙂 ). Je crois que le fait d’imprimer est facilitant pour la relecture en effet, et je n’avais pas songé au changement de police. En parallèle, je suis en réécriture d’un recueil de nouvelles, et après avoir posé les textes pendant un petit moment, je vois ce que je peux encore affiner, et c’est un travail qui me plaît énormément ! Bon, j’avoue, je n’irai pas jusqu’à 20 fois non plus… quoique… est-on entièrement satisfait un jour ? Belle journée, et merci pour le blog et les articles que j’essaie de suivre autant que possible 🙂 ! Sabrina.

  6. Coucou,
    La réécriture est un véritable plaisir. L’occasion d’améliorer mon texte pour qu’il soit plus percutant, pour qu’il transmette davantage d’émotions. Je crois que c’est ce que je préfère dans l’écriture.

  7. Bonjour,
    J’aime autant la production du premier jet que la réécriture.
    Les deux font partie de mes plaisirs.
    La réécriture m’excite beaucoup parce que c’est le moment d’affiner le détail et la globalité.
    Ça reste créatif et technique, j’adore ça. C’est juste une utilisation d’autres outils, complémentaires, pour donner de la puissance à l’ensemble.
    Peut-être même que je tire davantage de plaisir à la réécriture qu’au premier jet.
    Le premier jet est souvent un peu grossier et peut laisser le lecteur sur le bord de la route. La réécriture va faire le lien avec le lecteur. J’aime ce moment.

  8. Bonjour Jérôme,
    Je viens de lire ces 12 règles et j’avoue que moi aussi je prends plaisir à relire et relire… J’ai juste un défaut, je n’arrête pas de rajouter et rajouter… Un mot par ci, un adjectif par là. La fois d’après je les enlève ou les remplace, bref… J’aime mais je me flagelle !!! mdr !
    Merci pour ces régles que j’applique en partie, sauf le squelette, j’ai tout dans la tête et ça s’écrit par le biais de mes doigts au fur et à mesure. Et j’ai toutjours un peu de honte avec ça car ce n’est pas académique de ne pas faire de plan… Et cela m’a poursuivi pendant toute ma scolarité en français. MAis c’est peut-être cette scolarité qui m’a fait détesté le plan ! Tiens ? Il a matière à écrire…
    Ecrivant au kilomètre, finalement j’ai plutôt intérêt à aimer ça !
    Et vous écrivez- vous au kilométre ?
    Quand je corrige j’ai aussi l’impression d’être en panne de vocabulaire… (c’est grave docteur ?)
    Cependant vos articles m’aident beaucoup dans le sens où ils me rassurent quand à mes façons de faire et/ou de penser, sachant qu’il faut de tout pour faire un monde !
    Merci encore et belle journée !

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