Publier son livre

Auteur indépendant : faut-il vraiment tout faire soi-même ?

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Être un auteur indépendant ne signifie pas qu’il faut tout faire soi-même. Il s’agit là d’un lieu commun en sérieux manque de nuance qui a la vie dure.

« Tu es indépendant ? Alors tu fais tout toi-même. »

Non. Car être indépendant ce n’est pas nécessairement dormir 2 heures par nuit pour avoir le temps de terminer son premier jet, la correction, la couverture et les publications Instagram.

Être indépendant, c’est avant tout garder le choix : le choix de faire ou de faire faire.

Car si l’autoédition nous donne un contrôle total sur nos livres, elle ne nous oblige pas à devenir simultanément écrivain, correcteur, maquettiste, graphiste, spécialiste Amazon et expert marketing.

Mais pour un auteur au budget et au temps disponible limité, la question qui se pose est la suivante : Que faire soi-même ? Que déléguer ?

C’est à cette question que je vais essayer de répondre dans cet article. Une réponse qui dépendra principalement de quatre ressources : vos compétences, vos appétences, votre temps et, bien sûr, votre budget.

Ce que tout faire soi-même coûte réellement

Le coût caché

Ma vieille maman me l’a répété et rerépété jusqu’à plus soif durant toute ma jeunesse : « On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. »

Toute ma vie, j’ai pu vérifier la véracité de ce proverbe.

Tous nos choix ont un coût. Tous !

Décider de payer un graphiste pour faire sa couverture, c’est un coût de quelques centaines d’euros.

Mais décider de faire sa couverture soi-même, c’est :

  • Passer du temps à apprendre à faire une couverture
  • Passer du temps à maîtriser le logiciel (même si c’est Canva)
  • Passer du temps à réaliser sa couverture, à rater, réessayer, rerater…

Vous économisez ce temps lorsque vous faites appel à un prestataire extérieur.

Sans oublier le coût le plus important : le risque d’obtenir un résultat médiocre, malgré nos efforts, qui pénalisera nos ventes.

Tous ces éléments représentent ce qu’on appelle le « coût caché ». Ce n’est pas de l’argent sonnant et trébuchant qui sort de votre poche… et pourtant cela vous coûte en temps ou en manque à gagner.

Dans les deux cas, c’est un coût.

Alors lorsque vous décidez de ce que vous voulez faire ou faire faire, vous ne devez pas simplement tenir compte du critère financier. Tenez également compte du temps nécessaire pour apprendre à faire cette tâche et l’exécuter ainsi que le risque d’obtenir un résultat insuffisant.

Ce risque sera au plus haut lorsque vous réaliserez cette tâche la première fois. Il diminuera si, et seulement si, vous pratiquez régulièrement. Si vous créez une couverture par an, il diminuera beaucoup plus lentement.

Compte tenu de ce coût caché, on peut en déduire que la règle à respecter pour savoir si on doit faire faire, c’est lorsque le coût de votre apprentissage ou de vos erreurs devient supérieur au prix de la prestation.

Vous voulez en savoir plus sur le budget ? Lisez l’article « Quel est le coût de l’autoédition »

Quel que soit votre choix, il a un coût.

L’appétence

L’appétence désigne l’attrait naturel pour certaines tâches ou domaines.

Voilà pour la définition du Petit Robert, mais qu’est-ce que cela veut dire ?

L’appétence désigne tout simplement ce que vous avez envie de faire. Ce qui vous intéresse suffisamment pour vouloir consommer des livres et des heures de vidéo sur le sujet.

On ne contrôle pas son appétence pour les choses. Nous la ressentons pour certaines activités… et pas pour d’autres. Pourquoi ? Comment ? Je l’ignore, mais c’est une réalité.

Si, comme moi, vous détestez faire de la mise en page, je peux mettre à votre disposition les meilleurs ouvrages et formations vidéo du monde sur le sujet gratuitement ; il est fort probable que votre évolution sur le sujet sera proche de l’encéphalogramme plat.

En revanche, si vous aimez travailler la forme d’un texte dans ses moindres détails. Si vous ressentez une profonde passion pour la taille des marges et les espaces insécables, alors vous êtes bizarre 😉.

Et avec suffisamment de pratique, vous pourrez obtenir un résultat aussi bon qu’un professionnel.

Bien sûr, il est possible d’apprendre une tâche que l’on déteste. Mais cela demande davantage d’efforts, de discipline et de temps.

C’est donc un élément à prendre en compte avant de décider quoi faire vous-même : plus une activité vous intéresse, plus l’investissement nécessaire pour devenir compétent sera facile à supporter.

Que faire soi-même ? Que déléguer ?

Faisons le tour des activités indispensables à un auteur indépendant et voyons celles qui peuvent ou doivent être déléguées et celles qui ne le doivent pas.

1 — L’écriture

Probablement la seule activité que vous NE pouvez PAS déléguer.

Si vous l’envisagez, ou si vous ne voyez pas pourquoi c’est une mauvaise idée, alors vous êtes au mauvais endroit sur ce blog.

L’écriture est le cœur de métier d’un auteur. Elle ne se délègue pas. Même pas un peu.

Votre histoire, votre univers, votre voix et vos choix narratifs doivent rester sous votre responsabilité.

Que diriez-vous d’un chef étoilé qui servirait des surgelés Picard dans son restaurant ? C’est exactement la même chose.

Bien sûr, un auteur peut se faire aider sur certaines étapes. Il peut se faire accompagner par :

  • Un coach littéraire ;
  • Un bêta-lecteur ;
  • Un comité de lecture ;
  • Éventuellement, un correcteur éditorial.

Mais l’objectif de cet accompagnement doit rester d’améliorer votre texte, pas de remplacer votre voix.

Cela permet également d’introduire une distinction importante pour la suite : être accompagné ne signifie pas abandonner le contrôle.

2 — La correction

  Probablement la première chose à envisager de déléguer.

Pour comprendre pourquoi, lisez le petit texte ci-dessous :

Notre cerveau est une machine merveilleuse dont le but ultime est d’assurer notre survie et, pour y arriver, il prend parfois quelques petits raccourcis.

C’est extrêmement pratique lorsqu’il s’agit d’échapper à un puma en pleine jungle… beaucoup moins lorsque vous voulez juste corriger l’orthographe de votre roman.

Votre cerveau SAIT ce que vous avez voulu écrire. Il SAIT comment vous avez voulu l’écrire… et il vous le montrera comme vous VOULEZ qu’il soit, et non comme il EST réellement.

Peu importe que vous soyez une superstar de la syntaxe et de la typographie.

Peu importe que vous ayez fait zéro faute à toutes les dictées de Bernard Pivot.

Il est toujours extrêmement risqué de corriger son propre texte.

Vous pouvez évidemment utiliser des logiciels de correction et effectuer plusieurs passes vous-même, mais un regard extérieur professionnel apporte ici une vraie valeur.

Car, contrairement à un logiciel qui réfléchit avec des 1 et des 0, un correcteur humain comprend votre intention.

Il voit les nuances.

Il sait quand une répétition est accidentelle et quand c’est une figure de style.

À ce jour, aucun logiciel, même boosté à l’I.A., n’arrive à reproduire ce savoir-faire humain.

C’est donc l’une des premières dépenses à envisager lorsqu’un budget existe.

3 — La couverture

La couverture est l’illustration parfaite du coût caché.

Six à huit secondes !

C’est le temps qu’un lecteur potentiel accorde à votre couverture avant de déterminer si votre livre l’intéresse ou pas.

Avec une bonne couverture, il voudra en savoir plus, cliquera et lira votre description.

Avec une mauvaise couverture, il passera à un autre livre et vous ne le reverrez jamais.

Alors, évidemment, vous ne connaîtrez jamais la proportion de lecteurs que vous aurez laissé filer et celle que vous auriez pu retenir avec une autre couverture.

C’est le principe du coût caché.

Mais la chose certaine, c’est que ce risque diminue fortement lorsque vous faites appel à un graphiste professionnel.

Car une couverture ne doit pas seulement être esthétique. Elle doit être vendeuse. Et ce n’est pas une compétence que vous obtiendrez par magie avec Canva ou n’importe quel logiciel d’I.A.

NdA : arrêtez avec les couvertures IA ! Je ne suis pas graphiste et, même moi, je n’en peux plus.

La création de la couverture est, avec la correction orthographique, l’une des deux tâches pour lesquelles je recommande systématiquement de faire appel à un professionnel si votre budget vous le permet.

La seule exception à cette règle est si vous possédez vous-même de vraies compétences graphiques et connaissez les codes visuels de votre genre.

Pour en savoir plus sur l’utilisation de l’I.A. dans les couvertures, regardez la vidéo « Créer sa couverture de livre avec l’IA : oui ou non ? »

Croyez le ou non, mais ces couvertures sont authentiques

4 — La mise en page

Mon idée de l’enfer consiste à mettre en page un livre illustré sur Word avec des images qui sautent d’une page à l’autre à chaque mouvement du texte et des tabulations qui apparaissent et disparaissent comme bon leur semble.

Je suis intimement persuadé que Word a été inventé par Belzébuth en personne, mais je n’ai pas de preuve.

Plus sérieusement, la décision de faire vous-même votre mise en page ou de la déléguer à un tiers va beaucoup dépendre de votre livre.

Un roman classique peut être mis en page relativement facilement, même pour quelqu’un comme moi.

Sur sa page d’accueil, le logiciel Word propose des modèles de mise en page. Si vous ne jouez pas trop avec le paramétrage et si vous n’êtes pas du genre perfectionniste, cela peut suffire.

En revanche, si vous voulez publier :

  • Un livre illustré ;
  • Un guide pratique ;
  • Un manuel ;
  • Un ouvrage contenant tableaux ou graphiques ;
  • Un livre jeunesse ;

Alors, sachez que ce qu’il vous reste de cheveux pourrait bien vous quitter prématurément si vous n’êtes pas très à l’aise avec des logiciels comme InDesign.

Comme pour toutes les tâches en lien avec la publication d’un livre, la question n’est pas « Est-ce que je peux le faire ? », car oui, sans doute pouvez-vous y arriver avec suffisamment de temps et d’appétence.

Mais combien de temps devrez-vous y passer pour obtenir un résultat professionnel ?

Vous voulez en savoir plus sur la mise en page ? Lisez l’article « Les 5 erreurs de mise en page à ne surtout pas faire »

5 — La publication en ligne

Que ce soit sur Amazon KDP ou n’importe quel autre site de vente en ligne, la publication suit généralement les mêmes étapes.

Une fois que vous disposez d’un manuscrit corrigé et mis en forme ainsi que d’une couverture solide, alors la publication se résume souvent à une succession de cases à cocher et de boutons sur lesquels cliquer.

Bien sûr, vous devrez trancher sur quelques questions techniques :

  • Choix du format,
  • Téléchargement des fichiers,
  • Fixation du prix,
  • Choix des catégories,
  • Validation des épreuves,
  • Etc.

Mais ces compétences font, d’après moi, partie de celles qu’un auteur du XXIe siècle se doit d’apprendre, car elles lui serviront pour tous ses prochains livres.

Et c’est sans doute l’un des messages les plus importants de cet article : déléguer une tâche à un prestataire doit vous faire gagner quelque chose (temps, argent, etc.), mais pas simplement vous éviter d’apprendre.

Le 9e cercle de l’enfer !

6 — La promotion

Il s’agit sans doute du point le plus complexe, car il n’y a pas UN cas de figure pour lequel je répondrai sans réfléchir : « Oui, il faut déléguer » ou « Oui, il faut le faire soi-même ».

Le marketing du livre intègre un champ extrêmement large de compétences variées et il est impossible de les maîtriser toutes.

C’est la raison pour laquelle, en tant qu’auteur, vous pouvez déléguer :

  • La création de certains visuels si vous n’êtes pas à l’aise avec la création graphique.
  • La gestion d’une campagne publicitaire si vous ne savez pas analyser les chiffres et les données statistiques.
  • Les relations presse si vous avez peu d’appétence pour le développement de votre réseau professionnel.
  • La diffusion large de votre livre sur plusieurs plateformes si vous n’avez tout simplement pas le temps.
  • Etc.

Lisez l’article « Comment Lancer une Promotion sur le prix de votre livre »

En revanche, je pense que n’importe quel auteur doit être investi un minimum dans le marketing de son livre, car aucune agence marketing, aussi bonne soit-elle, ne sera mieux placée que lui pour le vendre.

N’importe quel auteur, indépendant ou non, doit au minimum savoir :

  • Qui sont ses lecteurs,
  • Comment son livre est positionné,
  • Pourquoi quelqu’un devrait l’acheter,
  • Et quels canaux de communication lui apportent vraiment des lecteurs.

Si vous ne savez pas cela, il vous sera impossible de déterminer si le prestataire fait du bon travail ; et vous ne serez pas en mesure de poursuivre ce travail une fois la prestation terminée.

Autant garder votre argent pour jouer au loto. Vous aurez plus de chance de gagner.

La méthode simple pour savoir quoi déléguer

Alors ? Qu’allez-vous déléguer ? Qu’allez-vous faire vous-même ? Comment choisir ?

La méthode la plus simple consiste, comme souvent, à se poser les bonnes questions.

1 — Suis-je capable d’obtenir moi-même un résultat de qualité professionnelle ?

Ma couverture est-elle aussi réussie que celle d’un pro ou ressemble-t-elle à un copier-coller sur Paint ?

Ma mise en page ressemble-t-elle à celle des livres de ma bibliothèque ou à la copie d’un élève de CE2 ?

2 — Combien de temps vais-je devoir consacrer à cette tâche ?

Cette activité m’intéresse-t-elle assez pour que je la pratique avec plaisir ? Ou bien est-ce que je dois me forcer pendant des mois pour économiser 200 € ?

Est-ce que je pars de zéro ou ai-je déjà des bases ?

Vais-je devoir y passer toutes mes soirées au détriment de l’écriture ou de ma vie de famille ? Est-ce que cela en vaut la peine ?

3 — Cette compétence me resservira-t-elle régulièrement ?

Est-ce que je vais m’arrêter après la publication de ce premier livre ? Ou bien ai-je prévu d’en écrire beaucoup d’autres ?

La logique à suivre

Une fois que vous avez sérieusement répondu à ces 3 questions, suivez la logique suivante :

  • Si la compétence est réutilisable rapidement et assez simple ou agréable à acquérir, alors apprenez-la.
  • Si la tâche est complexe et/ou désagréable et/ou occasionnelle, alors déléguez-la si votre budget vous le permet.
  • Si la tâche influence fortement la qualité ou les ventes (couverture, correction) et que vous ne la maîtrisez pas, alors déléguez-la en priorité.

Bien sûr, si votre budget est de zéro, alors la réponse s’impose d’elle-même, mais n’oubliez pas que vous n’échapperez pas au coût caché.

N’importe quel collaboration nécessite de la confiance

La méthode simple pour savoir à qui déléguer

Personnellement, j’ai tendance à privilégier les prestataires ou structures à taille humaine, essentiellement pour une raison : je veux pouvoir échanger facilement avec la personne qui travaille sur mon livre et conserver une vraie possibilité d’aller-retour.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une grosse structure travaille mal ou qu’un indépendant travaille toujours bien. La taille du prestataire compte moins que sa capacité à comprendre votre projet et à travailler avec vous.

Il n’existe pas de formule magique pour trouver le bon prestataire du premier coup, mais se poser quelques questions permet de limiter les risques de déception :

  • Le prestataire est-il spécialisé dans le livre ? On peut être un super illustrateur et ne pas savoir composer une couverture de livre. Ce sont deux spécialités différentes.
  • Pouvez-vous consulter des réalisations antérieures ? Faites-vous une idée du résultat final en jetant un œil à ce qu’il a déjà fait.
  • Savez-vous précisément ce qui est inclus dans le tarif ? Pourrez-vous demander des révisions ? Le délai de livraison est-il précisé ? N’ayez pas peur de demander !
  • Pouvez-vous échanger directement avec la personne qui travaillera sur votre livre ? Il est beaucoup plus simple de parler au correcteur qu’au manager du sous-chef du correcteur.
  • Conservez-vous le dernier mot sur les décisions éditoriales et graphiques ? Écoutez les conseils des pros (la plupart essaient de faire au mieux pour vous), mais gardez la décision finale. C’est VOTRE livre.

Si vous voulez vous simplifier la tâche et ne pas chercher séparément un correcteur, un graphiste, un maquettiste et éventuellement quelqu’un pour vous accompagner dans la diffusion ou la promotion, il existe également des structures qui regroupent plusieurs de ces compétences.

C’est notamment le principe de YouStory, avec qui j’ai récemment noué un partenariat.

La structure accompagne les auteurs indépendants sur différentes étapes qu’ils peuvent choisir de déléguer : correction, mise en page, couverture, publication ou encore promotion.

Je vous en parle ici parce que leur approche correspond assez bien à ce que je défends dans cet article : vous restez maître de votre livre, mais vous n’êtes pas obligé de devenir spécialiste de tous les métiers de l’édition.

Vous pouvez découvrir leurs prestations ici https://www.youstory.fr/.

Transparence : ce lien s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec YouStory. Si vous décidez de faire appel à leurs services, le code BOOKEEZ-YS-2026 vous permet d’obtenir 5 % de réduction sur votre première commande.

Auteur indépendant ≠ Homme-orchestre

L’indépendance ne signifie pas tout faire soi-même. Cela signifie faire ses propres choix. Décider soi-même.

Un auteur indépendant peut travailler avec un correcteur, un graphiste, un maquettiste ou une structure d’accompagnement sans perdre quoi que ce soit de son indépendance.

Au contraire, savoir déléguer peut lui permettre de consacrer davantage de temps à ce qui reste sa ressource la plus précieuse : écrire de nouveaux livres.

Bien sûr, vous déléguez la tâche et non la responsabilité qui va avec. C’est vous qui devrez assumer la couverture de votre roman, que vous l’ayez faite vous-même ou non.

C’est donc à vous qu’il revient de savoir ce que vous voulez, comment vous le voulez et pourquoi.

C’est à vous de savoir quelle direction vous voulez prendre pour votre livre. Quelle image, quel message vous voulez porter avec lui et pour qui.

Et cela, personne ne peut le faire à votre place.

Maintenant à vous de me dire ce que vous pratiquez personnellement.

Est-ce que vous faites tout vous-même ? ou bien déléguez-vous certaines tâches à un prestataire ? Si oui, lesquelles ?

Dites-le-moi dans les commentaires.


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Jérôme Vialleton

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