Écrire et être lu

Prenez en main votre vie d'auteur

Les 16 étapes pour écrire un roman

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  

Vous souvenez-vous quand vous avez appris à faire du vélo ? Moi oui. Ça m’agaçait prodigieusement. Je ne comprenais pas pourquoi cette saloperie de bicyclette s’entêtait à tomber avec moi dessus. Du coup, je m’énervais, le balançais dans un coin et refusais d’y toucher pendant des mois et des mois.

C’est seulement à l’âge où dire « Je ne sais pas faire de vélo » me mettait vraiment trop la honte devant les copains que je me suis résigné à remonter dessus. Une fois trouvée la motivation nécessaire, il ne me manquait plus qu’une chose : la pratique.

Vous me voyez venir avec mon anecdote et mes gros sabots ? 😉 Bien sûr que oui !

Comme pour le vélo, la drague ou l’élevage de hamsters nains en montagne, tous les conseils et didacticiels du monde ne remplaceront jamais l’apprentissage par la pratique. À ce moment-là, nous sommes seuls face à notre VTT ou notre page blanche. Plus personne pour nous tenir la main, il ne tient qu’à nous de battre en retraite… ou de faire.

Personnellement, je n’ai jamais regretté d’avoir fait quelque chose, même quand je me suis lamentablement planté. En revanche, j’ai déjà regretté de ne pas m’être suffisamment préparé. De ne pas m’être posé les bonnes questions. D’avoir oublié ou fait l’impasse sur un élément qui s’est révélé être la clé du succès.

Ces 16 étapes ont cet objectif-là. Celui de pointer du doigt les éléments clés à ne pas louper pour éviter les erreurs grossières, les oublis et le temps perdu à faire et à refaire. Chacune de ces étapes mérite un article dédié (voire même un livre entier),m. Dans celui-ci je ne leur consacrerai que quelques paragraphes chacune pour que vous les ayez toutes sous la main.

Vous êtes prêt ? Alors c’est parti…

Avant d’écrire un roman

Vous avez eu droit à un premier cliché avec l’anecdote sur le vélo, en voici un deuxième : écrire un roman est un marathon, pas un sprint.

Allez-vous commencer à courir 42 km sans entraînement avec des chaussures de ville et un costume cravate (ou talons hauts et tailleur Chanel pour vous, mesdames) ? Bien sûr que non ! Vous allez d’abord vous préparer. Et plus vous serez préparé, plus vous aurez de chance d’arriver au bout.

En suivant chaque étape de cette section, vous devrez être en capacité de compléter la phrase suivante :

« Mon roman est un (genre) au sujet de (thème). Il est raconté à la (point de vue) et se déroule à (lieu et temps). Le personnage principal est (nom du personnage), qui veut (objectif) pour pouvoir (motivation). Cependant, le (conflit) ne rend pas les choses faciles, et l’oblige à risquer (enjeu). »

1. Trouver une idée d’histoire

Cela peut paraître évident, et c’est souvent le plus difficile. Certains, un peu effrayés par les conséquences d’un tel choix, peuvent être tentés de procrastiner sur la question. D’éviter le sujet en cherchant LE super logiciel d’écriture, LE meilleur moment pour écrire, LA recherche supplémentaire dont le roman a besoin, etc. Le danger à tant reculer avant de sauter est toujours le même, celui de ne rien écrire du tout.

L’inspiration peut venir de n’importe où et à tout moment. Une idée n’est jamais que le résultat de deux observations qui s’assemblent et génèrent un concept nouveau, une situation, ou un personnage qui sera le point de départ de votre histoire.

Pour autant, je déconseille de ne rien faire en attendant que l’inspiration vous rende visite. Vous devez l’inviter à venir vous voir. Pour cela il existe une multitude de moyens. Pour moi, l’un des meilleurs est d’écrire. De narrer un début d’histoire, une fin d’histoire, l’anecdote de ce matin dans le métro, le rêve de la nuit dernière, etc. Peu importe si c’est bon ou médiocre. Il vous en restera toujours quelque chose que vous pourrez utiliser plus tard.

2. Lire des livres dans le même genre

Si vous voulez que votre livre intéresse un minimum de lecteurs, vous devez comprendre comment ces lecteurs pensent et ce qu’ils aiment retrouver dans un livre comme le vôtre. Le meilleur moyen pour cela est………(roulement de tambour)….. de lire.

En lisant des romans du genre qui vous intéresse, vous passerez un bon moment, vous repérerez les trames et les intrigues usées jusqu’à la corde et, paradoxalement, celles qui sont très populaires et fonctionnent.

3. Choisissez votre point de vue

Voilà un point qui doit être considéré avec beaucoup d’attention. Le point de vue pour lequel vous opterez aura une influence majeure sur le déroulement de votre histoire. Voici vos principales options :

1ere personne : L’histoire se déroule du point de vue d’UN personnage qui la raconte en utilisant le pronom « je ». Ce point de vue est très utile pour immerger totalement le lecteur dans l’histoire. Il vit le roman à travers les yeux du principal protagoniste. Cela peut cependant être gênant quand on veut expliquer un événement auquel le personnage principal n’a pas assisté.

3e personne limitée : Le narrateur est un observateur qui va narrer les événements liés à un personnage à la fois. Il a accès aux pensées et aux émotions de ce personnage qu’il peut décrire en utilisant le pronom il/elle.

3e personne omniscient : Le narrateur sait tout des événements qui se déroulent simultanément avec différents personnages et peut tous les révéler au lecteur à n’importe quel moment du récit. Le pronom utilisé est également il/elle.

4. Choisissez votre temps

Le choix du temps que vous allez utiliser est également un élément de taille. Basiquement, vous avez le choix entre le présent et le passé.

Le présent est plus « vivant ». Il donne une impression de simultanéité entre la lecture et la réalisation de l’action. Pour plus de détails, je vous laisse lire l’article d’Ethan Joe Pingault du blog Fourmiztory qui traite le sujet en profondeur.

Le passé est la convention dans les romans de fiction. C’est le temps que la plupart des lecteurs s’attendent à lire. Les événements racontés étant tous terminés, le narrateur peut donc l’utiliser facilement pour choisir la chronologie des faits à sa guise. Le passé simple est le temps de la narration, c’est le choix qu’il convient de faire par défaut si vous avez des doutes.

Une règle fondamentale : quand vous avez choisi un temps, gardez-le jusqu’au bout.

5. Établissez le contexte

Votre histoire va-t-elle se dérouler à Paris de nos jours ? À Rio de Janeiro au XVIIe siècle ? Dans une station spatiale en 4058 ? Dans la communauté LGBT ?

Le contexte de votre roman va définir de nombreux autres éléments de votre récit. Vous ne traiterez pas une enquête policière de la même façon dans les quatre exemples cités plus haut.

Si vous écrivez dans un contexte dont vous ne maîtrisez pas tous les aspects, assurez-vous d’avoir fait suffisamment de recherche pour être cohérent.

6. Développez vos personnages principaux

À moins que vous n’écriviez l’histoire d’un nouveau-né, vos personnages ne sortent pas du néant pour être parachutés dans votre histoire. Ce sont des entités qui doivent faire preuve d’un minimum de complexité pour que le lecteur les trouve crédibles dans leur comportement et puisse s’identifier à eux.

La création de personnages de fiction est une discipline complexe et longue qui a déjà fait l’objet de livres entiers. Avant de tous les lire, voici où vous pouvez commencer :

Quel est le but de mon personnage ? Qu’est-ce qu’il veut ? Exemple : Luke Skywalker veut renverser l’Empire galactique.

Quelle est sa motivation ? Pourquoi veut-il atteindre cet objectif ? Exemple : Luke veut rétablir la justice et la liberté dans la galaxie.

Est-il dynamique ou statique ? Votre personnage va-t-il évoluer au fil de l’histoire ou bien va-t-il rester le même ? Exemple : Luke passe de fermier à celui de chevalier Jedi.

Quand vous avez répondu à ces trois questions, vous pouvez lui inventer un physique, un passé, un caractère, des talents, des habitudes, etc.

Peut-être que vous ne vous servirez pas de tout dans la construction de votre roman (il est même recommandé de ne pas tout utiliser), mais plus la construction de votre personnage sera élaborée, plus il sera riche et complexe.

7. Définissez le conflit et l’enjeu

« Une histoire sans conflit, c’est comme une pizza sans fromage. Ça se mange, mais cela n’a aucun intérêt ».

Je ne sais plus de qui est cette citation (moi, peut-être 😉 ), mais elle résume bien le sujet. Sans conflit, un roman n’est rien d’autre qu’un rapport. Une liste de faits sans enjeu qui vous plongera dans un sommeil profond.

Le conflit est ce par quoi votre héros devra passer pour atteindre (ou ne pas atteindre) son but et c’est ce qui rend son « voyage » intéressant aux yeux du lecteur. Il existe deux types de conflits en fiction. Un roman riche intégrera systématiquement les deux :

Le conflit interne : c’est le combat moral ou mental que mène le héros contre lui-même. Dans « Le seigneur des Anneaux », c’est le combat que mène Frodon contre la corruption de l’anneau.

Le conflit externe : ce sont les obstacles et les ennemis qui se dresseront sur la route du héros pour l’empêcher d’atteindre son but. Ils ne sont pas sous le contrôle du héros. Les orques et les trolls dans le « Seigneur des anneaux ».

Une fois que vous avez les conflits, vous devez définir l’enjeu en répondant à cette question : Que se passera-t-il si le héros n’atteint pas son objectif ? Si Frodon ne détruit pas l’anneau unique, la terre du milieu sera plongée dans un âge de ténèbres.

8. Créez le plan de votre roman

Sans rentrer dans le débat « Architecte ou jardinier » qui n’a pas vraiment de sens, il est nécessaire de faire un plan de votre roman.

Vous êtes totalement libre de définir le niveau de détail de votre plan. Vous êtes même libre, en cours d’écriture, de ne plus suivre votre plan, mais faites-le tout de même afin de partir avec une vue d’ensemble de votre histoire.

Il existe de nombreuses façons de créer un plan. Voici les plus connues :

– une carte mentale : une représentation graphique de votre intrigue, personnages, thème, conflits, chapitres, etc.

– un synopsis : un résumé d’une longueur allant d’une à deux pages qui retrace les éléments majeurs de votre histoire (intrigue, personnages, thèmes, conflits, chapitres, etc.)

– un squelette : une liste des points clés de l’intrigue. Les étapes obligatoires par lesquelles doit passer votre histoire,

– suivre le personnage : se baser sur le développement du personnage et sur son caractère pour le laisser choisir le déroulement de l’histoire en fonction des événements qu’il rencontre,

– les scènes : écrire les scènes les plus importantes et les mettre dans l’ordre où elles doivent arriver.

9. Choisissez la structure de votre histoire

Même si une histoire aura toujours un début, un milieu et une fin, vous pouvez changer complètement la façon dont votre lecteur va percevoir votre roman par le choix de sa structure. Voici une liste non exhaustive des structures les plus utilisées :

La structure en 3 actes

Exposition, Confrontation, résolution, c’est ce qu’on appelle la structure traditionnelle

La pyramide de Freytag

Elle se compose de 5 actes :

I — L’exposition

II — L’action croissante

III — L’apogée ou Climax

IV — L’action décroissante

V — Le dénouement

Le voyage du héros de Vogler

Cette structure est très orientée sur l’évolution de votre personnage principal, les changements que vont provoquer chez lui son aventure. Ce changement passe par douze étapes (rencontres, confrontation, échec, réussite, etc.) réparties sur 3 actes.

In Media Res

Votre histoire commence au beau milieu de l’action, directement à l’acte 3 de la structure « traditionnelle ». Cela permet une immersion plus rapide dans le vif du sujet et raccourcit considérablement l’exposition.

Pendant que vous écrivez votre roman

Si vous avez complété les huit premières étapes, vous êtes bien parti pour écrire votre roman. Maintenant que vous avez creusé les fondations de votre histoire, il ne vous reste plus qu’à… l’écrire. À ce point d’étape, le plus difficile est très souvent de s’y mettre. Alors voilà quelques conseils pour vous y aider.

10 — Décidez comment vous voulez écrire

Je ne parle pas du style d’écrire, des figures et autres techniques de construction d’une intrigue, mais littéralement : avec quoi allez-vous l’écrire ?

Un papier et un crayon ? Cela marche pour certains. Vous voulez ressortir la vieille machine à écrire de grand-mère ? Ou bien opter pour la modernité avec un traitement de texte tel que ceux en dessous.

– Word : le traditionnel logiciel de Microsoft. Son avantage est d’être compatible avec tous les autres logiciels du monde,

– OpenOffice : le même que le précédent, mais gratuit. Certains le dénigrent, je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il fait le job.

– Writter : on commence à parler de logiciel développé spécialement pour les auteurs. Writer permet une découpe de votre scène en chapitres, en scènes et offre la prise de note et la construction de fiche personnage… et il est gratuit.

www.writecontrol.fr : site internet qui vous donne accès à un traitement de texte, à des notes, la construction de fiches personnage, un mindmapping, etc. Le tout est gratuit et, gros avantage, accessible depuis n’importe quel ordinateur n’importe où dans le monde.

11 — Identifiez votre cible

Ne perdez pas de vue que votre livre s’adressera à un type de lecteurs en particulier. C’est pour eux que vous allez écrire, il faut donc que votre histoire leur plaise.

Je ne parle par ici d’autocensure ou de politiquement correct, surtout pas. Cependant, il est préférable de garder à l’esprit ceux à qui vous vous adressez afin que vous adaptiez votre voix, votre ton et votre style. C’est un processus inconscient, mais il n’en est pas moins réel.

Imaginez. Votre téléphone sonne et vous décrochez. C’est votre patron. En discutant avec lui, vous allez adopter une intonation particulière, très respectueuse. Vous allez sans doute éviter les mots vulgaires, construire vos phrases avec soin, etc. Vous raccrochez.

Votre téléphone sonne à nouveau et vous décrochez. C’est votre meilleur ami. Vous serez moins attentif à la construction de vos phrases. Vous n’hésiterez pas à être vulgaire, à faire des plaisanteries douteuses, etc.

Vous avez adapté votre communication à votre interlocuteur inconsciemment, mais de façon flagrante. Cela s’applique autant à l’écrit qu’à l’oral. Voilà pourquoi vous devez garder votre type de lecteur en tête quand vous écrivez.

12 — Établissez une routine d’écriture

Si vous ne voulez pas que l’écriture de votre roman prenne des mois, voire des années, je vous conseille très fortement d’intégrer votre processus d’écriture dans une routine.

Vous trouverez dans les articles « Comment commencer à écrire » et « Comment trouver du temps pour écrire », beaucoup plus de détails sur cette partie, mais voici quelques conseils en vrac :

Instaurez des périodes d’écriture non négociable auprès de vos proches. Le mot clé, ici, est non-négociable. Que cette période soit quotidienne ou hebdomadaire, elle ne peut en aucun cas être remise à plus tard. Ni par votre compagnon, ni par vos enfants, ni par vous.

Quantifier votre progression. L’objectif d’  « écrire un roman » est trop gros. Subdivisez-le en plusieurs sous-étapes. Cela vous évitera de vous sentir écrasé par l’ampleur de la tâche et vous pourrez célébrer les petites victoires d’étape. La méthode idéale (pour moi) est de me fixer un objectif de mots à écrire chaque jour.

– Crânez. Écrire un roman est une tâche remarquable et valorisante, vous avez le droit d’en parler autour de vous. Mettez en valeur vos progrès comme vous le feriez si vous aviez reçu une promotion au travail. Cela vous motivera pour continuer.

Après avoir fini le brouillon de votre roman

Première chose à faire après avoir terminé votre brouillon, c’est de célébrer. C’est un accomplissement incroyable et vous méritez une récompense. Celle de votre choix : restaurant, cinéma, sortie en boîte… profitez de ce moment, car le travail est loin d’être terminé.

Maintenant que vous avez mis tous les mots sur le papier, vous allez devoir mettre ces mots dans le bon ordre pour en faire une histoire mémorable.

13 — Laissez dormir votre roman

Oubliez les proverbes du style « Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud ». Votre brouillon est terminé, mais vous avez encore la tête dans le guidon. Vous avez besoin de prendre le recul nécessaire pour juger de la qualité de votre écriture et déceler les points qui mérite d’être amélioré.

Placez votre manuscrit dans un tiroir ou dans un dossier de votre ordinateur, et oubliez-le. Mettez l’écriture de côté si vous avez besoin d’un break, ou bien écrivez totalement autre chose, mais ne jetez pas un seul regard à votre roman pendant un mois ou deux.

Quand vous le relirez, vous le trouverez probablement d’une médiocrité sans nom. C’est une bonne nouvelle. Cela signifie que vous êtes prêt pour la phase de correction.

14 — Corrigez votre histoire

Corriger votre roman ne se fera pas en une seule fois. Vous devrez le lire et le relire et, à chaque fois, vous relèverez une incohérence ou une partie qui a besoin d’être réécrite. Cette réécriture nécessitera une relecture pour s’assurer que le nouvel élément est cohérent avec l’ensemble, ce qui générera d’autres réécritures, etc., etc. cela peut paraître sans fin.

Pour limiter ce cycle infernal, il est préférable de faire plusieurs corrections successives en se focalisant sur un problème à la fois. Si vous relevez une erreur d’un autre genre, notez-le dans la marge et revenez-y plus tard, mais restez concentré sur le même type d’erreur pour éviter de trop vous disperser. Voici quelques éléments à chercher :

« Montrez, n’expliquez pas ».

Parfois, il suffit d’expliquer une situation, et cela suffit. Cependant, la plupart du temps, il est préférable d’illustrer ce que vous voulez dire au lecteur plutôt que de le lui servir sur un plateau. Exemple :

« Il but toute la bouteille de whisky, et repartit complètement saoul »

« Il reposa la bouteille vide de Johnny Walker sur le comptoir, et quitta l’immeuble en titubant. ».

Les deux phrases apportent le même niveau d’information, mais la deuxième stimule l’imagination du lecteur en « montrant » la scène.

« Dire » est ton ami

Quand il s’agit de dialogue, on peut être tenté d’épicer les choses en utilisant son dictionnaire des synonymes avec des « éructa-t-il », « s’étouffa-t-elle », « brailla-t-il », etc. La plupart du temps, ces verbes de dialogue sont lourds et redondants. Si vous avez suffisamment montré la scène, vous n’en avez pas besoin.

Dans 90 % des cas, le verbe « Dire » suffit largement, et le mieux est de construire son dialogue de façon à ce que le lecteur comprenne qui parle sans avoir recours à ces verbes.

Les verbes de dialogue ont leurs défenseurs. Pas de problème si leur utilisation est un choix conscient et non un raccourci facile pour éviter de « montrer ». A titre personnel (et au grand désespoir de mon correcteur 😉 ), quand un verbe de dialogue montre le bout de son nez, je tire à vue.

Laissez la dentelle à Calais

Demandez-vous si vous voulez raconter une histoire ou faire de belles phrases pour le plaisir de faire de belles phrases. Les tournures à rallonge avec des épithètes à la queue leu leu et des métaphores toutes les deux lignes font fuir n’importe quel lecteur si elles ne servent pas l’histoire. Cela dissout le message que vous voulez faire passer et n’apporte rien à celui qui lit.

15 — Travaillez avec des bêta-lecteurs

Un bêta-lecteurs est une personne qui lit les romans avant leur publication. Il ne s’agit pas de professionnels du monde de l’édition, mais de quidams qui aiment lire et sont en capacité de donner un avis éclairé pour améliorer votre livre.

Souvent, les bêta-lecteurs sont des amis de l’auteur ou des membres de sa famille. Pour trouver des bêta-lecteurs, lisez l’article « Comment trouver des bêta-lecteurs».

Le travail avec les bêta-lecteurs ne doit pas être négligé. L’auteur est toujours le dernier au courant des incohérences de son propre récit. L’œil du bêta-lecteur peut vous aider à dénicher ces erreurs avant le grand saut dans la publication.

16 — Engagez un correcteur professionnel

Dernière étape dans l’écriture de votre roman : engager un correcteur professionnel.

Ce n’est pas l’étape la moins chère, mais si vous pensez à toutes les heures passées à travailler sur votre livre jusque-là, le prix d’un expert pour peaufiner votre bébé en vaut largement la peine.

La plupart des correcteurs proposent des packs à des prix divers incluant des prestations plus ou moins poussées. Cela peut inclure la recherche des fautes d’orthographe et de grammaire, la recherche d’incohérence, l’aide à la réécriture et même la mise en page de votre roman.

Il n’y a rien de pire que de s’apercevoir qu’on a oublié un « s » à la fin d’un pluriel une fois le livre imprimé et mis en rayon.

Pour plus d’information sur les prix et prestations des correcteurs, lisez l’article « Quel budget pour l’autoédition ? »

Nous voilà arrivés à la fin des 16 étapes qui vous permettront de dire « J’ai fini d’écrire mon premier roman ». Vous aurez sans doute remarqué que le choix du titre n’apparaît pas dans ces étapes, c’est sans doute parce qu’il surgit habituellement de lui-même au cours de l’écriture et s’impose à l’auteur.

La question qui se pose est : Qu’allez-vous faire maintenant que vous connaissez les 16 étapes pour écrire un roman ? Allez-vous commencer à travailler sur votre histoire ? Êtes-vous prêt à vous lancer et à « faire » ? Si oui, prenez du papier et un stylo ou ouvrez un document Word et commencez à écrire. Vous trouverez peut-être l’idée de votre premier roman après avoir lu cet article. Rien ne saurait me faire plus plaisir. 🙂

Il ne tient qu’à vous de nous faire rêver, de nous faire frissonner de peur ou de plaisir.

Vous avez toutes les cartes en main.

Maintenant, c’est à vous de jouer.


Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Précédent

Définition : le Flat Design

Suivant

Définition : le persona

  1. Très bon article de synthèse ! Je préciserais juste que, même en prenant des habitudes régulières, écrire un roman VA très probablement prendre des mois, voire des années. Surtout si on écrit des histoires longues. Sans parler d’histoires en plusieurs tomes.
    Mieux vaut y être préparé psychologiquement 😉

    • Jérôme Vialleton

      Merci pour ton commentaire.
      Tu as complètement raison. Je voulais dire “plus long que ce que cela devrait être”, mais la formulation peut effectivement prêter à confusion.

  2. Camille

    Bonsoir Jérôme,
    Voilà qui est enrichissant et qui me prouve que j’ai encore beaucoup à apprendre sur l’écriture (étape 9 par exemple)…
    Bon, ben c’est pas tout ça, mais mon rituel d’écriture commence là, maintenant hein !

    A bientôt

    • Jérôme Vialleton

      Merci pour ce commentaire… et bon courage pour la suite. Tu entres dans ce qui est, pour moi, la phase la plus passionnante et la plus gratifiante: l’écriture. N’hésite pas à faire signe si je peux t’aider d’une façon ou d’une autre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

Téléchargez vos eBooks gratuitement

"Plan Marketing pour auteur - Vendez votre livre"

"Les 5 obligations légales et fiscales d'un auteur indépendant"